mercredi 4 avril 2012

Henry Fèvre, L'Etoile rouge

Si la conjecture rationnelle est souvent romanesque, elle peut aussi se développer dans d'autres genres comme le théâtre. Rappelons par exemple que Jules Verne adapta avec Adolphe d'Ennery plusieurs de ses ouevres en une seule pièce à grand spectacle Voyage à travers l'impossible (1882) ou que le mot "Robot" vient d'une pièce de Karel Capek R.U.R. (1920).
Les oeuvres théâtrales sont souvent plus difficiles à collecter et L'Etoile rouge d'Henry Fèvre ne m'est connue que par des résumés et critiques parues dans la presse de l'époque. Le texte m'échappe donc encore mais je ne désespère pas de trouver une copie de la part d'un heureux possesseur du volume... 



HENRY FÈVRE, : L'Etoile rouge.
(Trois actes en prose)

Oh! quelle nuit d'étoiles!
Quelles saturnales!
Oh ! mais, des galas inconnus
Dans les annales
Sidérales.

Vauxonne veut correspondre avec Mars. A cette entreprise il s'est ruiné. Il inculque la passion du ciel à un jeune homme très chic et fort millionnaire, André de Suvigny, qui, jusqu'alors, s'était, faute de mieux, adonné à l'anarchie. Malheureusement pour la télégraphie interplanétaire, André épouse, outre les idées de Vauxonne, sa fille Berthe. Dès le mariage, le forcené amour de Berthe pour les étoiles tombe à plat. Elle dissuade son mari de livrer la forte somme. Suffoqué d'indignation et de désespoir, le vieux Vauxonne meurt, et Mars recule à jamais dans les espaces. WILLY.

Résumé publié dans Le Nouvel Echo, 1892

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