jeudi 20 février 2014

[Jeudi québécois #4] Une critique de La Fin de la Terre d'Emmanuel Desrosiers (1931)

A l'époque où les blogs n'existaient pas ( je vous assure qu'elle a vraiment existé, il y a bien longtemps), le courrier des lecteurs de certains magazines permettait à des critiques en herbe de juger les livres.
Dans le numéro de septembre 1931 de Mon Magazine, une Québécoise partage son regard sur le roman d'anticipation d'Emmanuel Desrosiers La Fin de la Terre et Franceline, responable de la rubrique, lui répond:

ANNETTE DUCHESNE. — Votre lettre fleurant bon la mer m’est ve­nue avec toutes ses douces choses. Grand merci pour tout, tout. J'ai aimé votre petite appréciation, sur "La Fin de la Terre" de monsieur Emmanuel Desrosiers et je la trans­cris ici pour l’auteur qui a la mau­vaise habitude de lire mon courrier, parait-il, et qui se trouvera ainsi à savoir ce que vous penser de lui...

Je partage votre opinion, sur toute la ligne. Le style de "La Fin de la Terre" nous réveille pour ainsi dire par sa force, sa profondeur, et son exclusivité, et l’on est tout étonné quand on ferme le livre d'avoir pu lire tant de pages sur le même sujet scientifique, sans être ennuyé ou fa­tigué. C’est le genre tout à fait ex­ceptionnel de ce volume qui lui a valu tant de succès. A l'oreille, je vous souffle que l’on prépare la seconde édition. Si jamais vous passez à nos bureaux de l’Eclaireur, je me ferai un plaisir de vous présenter M. Des­rosiers. Je passe ce mois-ci, quel­ques-unes de vos chroniques, c'est la balance de celles que j’avais en mains, celles que vous m’annoncez seront donc les bienvenues. Je vous attends bientôt et j’ai hâte de vous revoir.
« Que de neuf, que d'imprévu et d’original dans ce travail qui nous tient en haleine constamment. Les idées sont neuves et brodées de façon si personnelle, si unique, je dirais, et trahissent le talent sérieux de l'au­teur. M. Desrosiers est un des rares écrivains qui sortent des sentiers bat­tus du fade roman populaire et je le félicite de son oeuvre que j'ai aimée sur toute la ligne... »







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