mardi 25 février 2014

La Nuit des temps ou l'Elixir de rajeunissement par Albert Robida (1889)

On connait Robida illustrateur, caricaturiste, écrivain. il fut aussi dramaturge avec par exemple cette pièce à grand spectacle en 2 actes et 42 tableaux intitulée La Nuit des temps ou l'Elixir de rajeunissement jouée en 1889. Il s'agit en réalité d'une pièce de théâtre d'ombres. Comme souvent pour ces textes nous n'en trouvons de traces que dans la presse de l'époque. L'article "Au temps du Chat Noir" publié dans le Courrier d'Epidaure en 1939 (soit 40 ans après le spectacle) nous donne ces indications:


La Nuit des temps ou l'Elixir de rajeunissement, pièce à grand spectacle en 2 actes et 42 tableaux, par A. Robida, musique nouvelle et arrangée par M. Albert Tinchant.
« Rien, écrivait le Chat Noir, le 4 mai, ne saurait donner une idée de l'extraordinaire fantaisie de la féerie de l'excellent artiste Robida. » En effet, nul, à part l'auteur, ne prévoyant ce que serait la guerre de demain, ces derniers tableaux provoquèrent une hilarité générale.
XXXVIII. LA VIE AÉRIENNE.
M. Cambrenaz est enlevé en aérocab par la dernière femme non sérieuse et sans diplômes. Il plane au-dessus de Paris transformé par la vie aérienne.
XXXIX. L'INVASION CHINOISE.
Ils arrivent pour déjeuner dans un restaurant établi 8ur la dernière plate-forme d'une tour archi-Eiffelienne. M.. Cambrenaz fait-la carte. Tout à coup, détonations dans le ciel. Un obus tombe sur la table. C'est une invasion aérienne. Des torpilleurs chinois perçant nos croisières aériennes se précipitent sur Paris. l'avant d'un torpilleur chinois pénètre dans le restaurant et emporte M. Cambrenaz accroché à son ancre.
XL. COMBAT NAVAL AÉRIEN.
Bataille! la flotte française, torpédistes, bombardistes, voltigeurs aériens, etc., tombe sur l'escadre chinoise. Des trombes de fer traversent l'atmosphère enflammée. Il y a des éclaboussures pour les gens d'en dessous.
XLI. L'EXPLOSION.
Enfin le torpilleur chinois qui portait toujours Cambrenaz cramponné à son avant saute. Cambrenaz tombe.
Il fallait vraiment que ce Robida fût fou. Depuis, nous avons eu l'heure des gothas, après celle des tziganes, sans parler de la Bertha.

On trouve quelques images sur ce site : Aliénor, conseil des musées ( base de données des collections)

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