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ISSN 2496-9346
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mercredi 25 janvier 2017

[Cinéma] L'Elixir capillaire (1910)

L'Elixir capillaire est un film Pathé sorti en février 1910. Il exploite un thème récurrent du cinéma muet : la pousse des cheveux incontrôlable suite à la prise d'un sérum. Selon les renseignements trouvés sur Internet le scénario est de Carlo Rossi (qui avait sa propre société de production en Italie) et l'acteur principal est Morano.

Le film ne semble pas être disponible sur les sites de visionnage. En voici le résumé fait par la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé:

Un vieux beau demande la main d’une jeune fille mais il est chauve. La jeune fille déclare qu’elle n’épousera pas un chauve. Mais, grâce à un élixir merveilleux, notre homme peut faire concurrence à Absalon. Il est agréé. Un jour, la bouteille se casse. La mère et la fille y trempent leur mouchoir et le portent à leurs visages. Catastrophe ! La fiancée se trouve pourvue d’une barbe de sapeur et la belle-mère d’une moustache à la gauloise ! Heureusement l’on trouve l’anti-duvet qui convertit les têtes de nos trois personnages en trois billes de billard !

mercredi 18 janvier 2017

[cinema] Le Barbier fin de siècle (1896)

Le Barbier fin de siècle, court métrage de 1896, n'est pas à proprement parler un film relevant de la conjecture. Il s'agit plutôt d'un film à trucs, dans la veine de Georges Méliès, à l'effet saisissant !
Produit par Pathé films, distribué aux Etats-Unis sous le titre The up to date barber, les acteurs et le réalisateur du film sont anonymes.




mercredi 11 janvier 2017

[cinéma] La découverte du Docteur Mitchoff (1912)

Pathé a été l'une des firmes éditrices de cinéma très importantes au niveau international avant la Première guerre mondiale. Son catalogue recèle des titres relevant de la conjecture. Malheureusement beaucoup de films muets sont considérés comme perdus. Parfois il en reste des traces comme un résumé, un scénario, une affiche ou des photogrammes. Nous savons par exemple que la Cinémathèque de Toulouse conserve dans ses collections l'affiche de ce film (dessinée par Candido Aragonez de Faria ) et que deux exemplaires du scénario sont disponibles à la BnF. Nous nous contenterons donc du résumé publié sur le site de la Fondation Jérôme Seydoux - Pathé :


La découverte du Docteur Mitchoff, février 1912
Pathé frères
270 m

Le docteur Mitchoff vient de faire une surprenante découverte qui lui permet de fixer dans l’oeil d’un mort les traits de la dernière personne qu’il a fixée. Le savant soumet au commissaire de police Lenoir sa découverte, d’une si haute portée pour la police et à laquelle elle doit fournir désormais, en matière de crime, la preuve irréfutable de la culpabilité. Justement, on téléphone du commissariat qu’un crime vient d’être commis. C’est l’occasion d’expérimenter la nouvelle méthode sur la victime, l’usurier Nathan Gobsek. L’expérience réussit parfaitement. Peu à peu, sur l’oeil se dessine une image. Mais à mesure, les yeux du commissaire s’emplissent d’épouvante. Bientôt, il ne peut plus douter de l’évidence, ce sont les traits de son fils qui sont fixés sur la rétine du cadavre. Le malheureux père, après avoir confessé son fils que des dettes de jeu ont acculé au crime lui indique, en lui tendant un revolver, la seule voie qui lui reste à suivre et le fils coupable se fait justice.

Illustration : annonce de la sortie du film parue dans Ciné Journal n° 186 du 16 mars 1912

mercredi 4 janvier 2017

[cinéma] Polidor en l'an 2500 [Polidor nel 2500] (1916)

En 1916, une annonce du cinéma Max Linder (Paris) parue dans la presse indique un titre de film : Polidor en l'an 2500. Le titre est évocateur, l'artiste, Polidor, oriente immédiatement vers le burlesque.




Sous le pseudonyme de Polidor se cache Ferdinand Guillaume. Né à Bayonne le 18 mai 1887, il est naturalisé italien et meurt le 3 décembre 1977.
Ferdinand Guillaume a joué dans une cinquantaine de films burlesques dont il était aussi le réalisateur. En 1910, il crée en Italie le personnage de Tontolini qui est une sorte de précurseur de Charlot, puis, en 1912, il devient Polidor. Le passage au cinéma parlant efface son nom comme pour beaucoup d'acteurs et de réalisateurs du muet et il serait oublié s'il n'avait pas reçu l'hommage (et quelques rôles) de la part de Federico Fellini. Sa carrière en temps que Polidor débute au sein de Pasquali e C. ensuite il travaille pour Caesar film (compagnie fondée en 1914).

En octobre 1916, Ferdinand Guillaume réalise et joue Polidor nel 2500. Ce film semble perdu mais l'on peut trouver quelques résumés en italien qui nous livrent l'essentiel de l'intrigue. Ce métrage (de 377 mètres soit environ 5 minutes), caractérisé comme une "fantaisie humoristique" dans la publicité du cinéma Max Linder pourrait être résumé ainsi : Polidor est projeté dans le futur et les "sources contemporaines décrivent [le film] comme une vision grotesque de l'avenir, avec Polidor qui s'agite entre machines monstrueux et dragons mécaniques(1)". 
L'intérêt du film est aussi historique car il s'agirait de la première anticipation du cinéma italien. 
Quelques autres titres de la série pourraient possiblement relever de la fantaisie conjecturale comme Polidor fa le iniezioni (octobre 1912, Polidor fait des piqûres); Polidor électrique (Polidor electrico, VO avril 1913; VF mai 1913); Polidor géant (Polidor gigante, VO janvier 1914, VF 27 février 1914)  L'Invenzione de Polidor de juin 1914 (sorti en Grande Bretagne sous le titre Polidor's invention en septembre 1914)...
Malheureusement, comme c'est le cas de beaucoup de films muets, tous ces films semblent perdus... 

Source illustration: Encart publicitaire paru dans Le Gaulois daté du 1er décembre 1916 (Gallica)
(1) Cité dans L. Pastore, in La vita cinematografica, Torino, 7 gennaio 1917, cit. in Valerio Martinelli, Il cinema muto italiano. I film della grande guerra. 1916, vol. I, 41.

Cet article fait partie d'une série consacrée aux "films oubliés"