samedi 30 juin 2018

Jean-Pierre Darboy, La voiture de demain (1929)

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Le n° 81 (2 octobre 1929) contient un article signé Jean-Pierre Darboy et ayant pour titre "La Voiture de demain". il s'agit d'un article essentiellement technique, laissant peu de place à la véritable anticipation, mais donnant quelques pistes pour l'amélioration de l'automobile à l'horizon 1950 indiquant notamment que les progrès seront sans doute la traction par roues avant, la suspension par roue indépendante, la boîte automatique et une carrosserie destinée à diminuer le coefficient de résistance à l'avancement. 
L'article est agrémenté de deux illustrations. La première, pour le titre, reprend les éléments techniques à modifier et la seconde donne une vue d'une automobile de l'avenir.


samedi 23 juin 2018

Mikhaël Boulgakov, La Mort des Poules (1925-1929)

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Publiée sous le titre "Les Oeufs du destin" ou "Les Oeufs fatidiques" (lire le résumé sur Wikipedia), la nouvelle de Mikhaël Boulgakov (francisé en Michel Boulgakoff) prend le titre "La Mort des poules" dans le magazine VU qui la publie en feuilleton, illustré par Nicolas Marinovitch, du n° 68 au n° 73.
Les éditions Lingva (voir le site) vont prochainement rééditer cette nouvelle avec la version illustrée dans une traduction révisée sous la direction de Viktoriya et Patrice Lajoye qui contiendra l'ensemble des illustrations.

Dans le n° 67 est annoncé le feuilleton à venir (auquel la rédaction donne le nom de "roman") sans que rien de l'intrigue ne soit dévoilé:


Le n° 68 (3 juillet 1929) contient le premier épisode avec ses illustrations:





Le n° 69 (10 juillet 1929) contient le deuxième épisode avec ses illustrations et propose un résumé de ce qui précède :





Le n° 70 (17 juillet 1929) contient le troisième épisode avec ses illustrations et propose un résumé de ce qui précède :



Le n° 71 (24 juillet 1929) contient le quatrième épisode avec ses illustrations et propose un résumé de ce qui précède :






Le n° 72 (31 juillet 1929) contient le quatrième épisode avec ses illustrations et propose un résumé de ce qui précède :







Le n° 73 (7 août 1929) contient le cinquième et dernier épisode avec ses illustrations et propose un résumé de ce qui précède :




mardi 19 juin 2018

Les Femmes de l'avenir (série de 20 cartes postales, vers 1900)

Alors que la collection ArchéoSF prépare une anthologie ayant pour titre Au Temps où les femmes régneront (publication cet automne), voici pour patienter une série de 20 cartes postales sur le thème Les Femmes de l'avenir éditée par A. Bergeret installé à Nancy.

Notons avant toute chose qu'il s'agit essentiellement de mettre en scène d'accortes jeunes femmes occupant des métiers dits masculins. Les métiers du maintien de l'ordre, de la sécurité et des armées donnent l'occasion au photographe de mettre en scène des costumes pour le moins moulants et de dénuder bars et jambes (ce qui devait être à l'époque assez érotique). Donc érotisation du corps de la femme dans un contexte dit masculin. D'un autre côté avec la seconde partie de la série qui présente des métiers et des fonctions électives, ce sont des attributs masculins qui sont donnés aux modèles (le monocle, le haut de forme,...).





















samedi 16 juin 2018

Une Cure d'air au sommet des Tours Eiffel (1929)

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Dans le n° 63 du 29 mai 1929 qui célèbre le quarantième anniversaire de la Tour Eiffel, est repris un croquis d'un certain M. Thomas, présenté comme collaborateur de Gustave Eiffel et qui imagine un ensemble de quatre tours Eiffel soutenant un vaste plateau pour Cure d'air. Ce plateau, à 300 mètres de hauteur supporterait des hôtels, des jardins suspendus et des pistes pour les avions.



A lire:

Paris Futurs, anthologie des avenirs fictifs de Paris

samedi 9 juin 2018

Dans la Lune (1929)

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Dans le n° 61 daté du 15 mai 1929 est repris un dessin humoristique extrait de Life avec avion extrapolé et ce qui semble être un dirigeable géant.



samedi 2 juin 2018

Si Jeanne d'Arc n'avait pas existé (1929)

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Nous voici face à la première intrusion de l'uchronie dans ce magazine dans le n°58 (24 avril 1929) consacré à Jeanne d'Arc et contenant un encart uchronique: "Si Jeanne d'Arc n'avait pas existé" qui est essentiellement composé de la reprise d'un extrait de Là-bas de J.-K. Huysmans.





Si Jeanne d'Arc n'avait pas existé… l'imagination des historiens s'est emparée de cette hypothèse pour faire rebondir l'ancienne thèse de l'antagonisme du Nord et du Midi, de la France d'au-dessus de la Loire d'avec celle d'en-dessous. Jeanne d'Arc n'eût-elle pas accompli sa mission, le Roi de Bourges disparaissait, le Roi d'Angleterre restait Roi de France, réponse à celui de sang français qui avait civilisé la Grande Bretagne à l'époque de Guillaume le Conquérant. Huysmans, dans son livre Là-bas, consacre un paragraphe qu'il nous a paru intéressant de citer à nos lecteurs :

« — Pardon de t’interrompre, mais c’est que je ne suis pas aussi sûr que toi que l’intervention de Jeanne d’Arc ait été bonne pour la France.
Hein ?
Oui, écoute un peu. Tu sais que les défenseurs de Charles VII étaient, pour la plupart, des pandours du Midi, c’est-à-dire des pillards ardents et féroces, exécrés même des populations qu’ils venaient défendre. Cette guerre de Cent ans ç’a été, en somme, la guerre du Sud contre le Nord. L’Angleterre, à cette époque, c’était la Normandie qui l’avait autrefois conquise et dont elle avait conservé et le sang, et les coutumes, et la langue. A supposer que Jeanne d’Arc ait continué ses travaux de couture auprès de sa mère, Charles VII était dépossédé et la guerre prenait fin. Les Plantagenets régnaient sur l’Angleterre et sur la France qui ne formaient du reste, dans les temps préhistoriques, alors que la Manche n’existait point, qu’un seul et même territoire, qu’une seule et même souche. Il y aurait eu ainsi un unique et puissant royaume du Nord, s’étendant jusqu’aux provinces de la langue d’oc, englobant tous les gens dont les goûts, dont les instincts, dont les mœurs étaient pareils.

Au contraire, le sacre du Valois à Reims a fait une France sans cohésion, une France absurde. Il a dispersé les éléments semblables, cousu les nationalités les plus réfractaires, les races les plus hostiles. Il nous a dotés, et pour longtemps, hélas ! De ces êtres au brou de noix et aux yeux vernis, de ces broyeurs de chocolat et mâcheurs d’ail, qui ne sont pas du tout des Français, mais bien des Espagnols ou des Italiens. En un mot, sans Jeanne d’Arc, la France n’appartenait plus à cette lignée de gens fanfarons et bruyants, éventés et perfides, à cette sacrée race latine que le diable emporte ! »


A  lire:

La série Un été en uchronie

Une Autre histoire du monde. 2500 ans d'uchronies (anthologie ayant reçu le prix ActuSF de l'uchronie 2017, catégorie Prix spécial)
Les Autres vies de Napoléon Bonaparte (anthologie ayant reçu le prix ActuSF de l'uchronie 2017, catégorie Prix spécial)
Joseph Méry, Histoire de ce qui n'est pas arrivé (ouvrage ayant reçu le prix ActuSF de l'uchronie 2017, catégorie Prix spécial)

samedi 26 mai 2018

La Machine à prévoir l'avenir (1929)

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Dans le n° 54 (daté du 27 mars 1929), on découvre un article abondamment illustré sur M. Belin, prétendument inventeur de la machine à prévoir l'avenir, c'est à dire la télévision qui permet non seulement de voir à distance mais aussi de voir dans l'avenir! Nous voici plongés en l'an 1949, soit vingt ans dans le futur!




La Machine à prévoir l'avenir

Le génial inventeur, M. Belin, et son mystérieux appareil qui projette sur un écran la vision de l'avenir.



C'est par le plus grand des hasards que j'ai pu connaître ce qui va suivre. J'étais l'autre jour chez M. Belin, l'illustre et charmant inventeur de la télévision, qui a donné déjà tant de merveilles, et qui avait bien voulu nous réserver un accueil particulièrement aimable lorsqu'il avait su que nous venions lui demander, pour les lecteurs de VU, quelques éclaircissements sur ses dernières trouvailles.
En somme, lui avons-nous dit, que peut-on voir exactement par la télévision ?
M. Belin nous fit entrer dans son laboratoire au bord de la Seine, et sourit mystérieusement.
Nous entendons bien, lui dîmes-nous, que télévision veut dire : vision à distance, et nous avons vu de remarquables, d'étonnantes photos transmises par ce procédé, dont tous les grands quotidiens disposent maintenant. Mais après ? Mais encore ? Et quelle est la limite de la distance ?
Il n'y a pas de limite, nous dit vivement M. Belin en nous arrêtant. Et vous semblez croire que télévision veut dire seulement : vision à distance dans l'espace. Ma parole, c'est extraordinaire ce que le public est mal informé par les journalistes. Télévision signifie : vision lointaine, dans l'espace ou dans le temps. Vous avez bien saisi ces trois mots : dans le temps ?
Eh quoi ? Dîmes-nous, le passé serait-il donc visible ?
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Non, je n'ai pas le pouvoir d'évoquer n'importe quelle époque. Le siècle de Louis XIV, par exemple, est trop loin de nous ; je puis aller facilement jusqu'à M. Thiers, mais cela ne vous intéresserait guère, j'imagine ; et peut-être préféreriez-vous que nous tournions mon objectif vers l'avenir ?
Votre avenir personnel, m'a dit alors M. Belin, avec une certaine ironie, n'aurait d'intérêt que pour peu de gens. Voulez-vous savoir ce que sera, par exemple, la France dans cent ans ?
Vous pourriez me montrer cela ? m'écriai-je ?
Pas l'ensemble, dit-il, mais des détails ; après tout, la colombe de l'arche ne rapporte pas tout l'Arrarat, mais une simple feuille. Un détail fait prévoir l'ensemble… Voyez, rien n'est plus facile. Vous n'avez qu'à tourner ce cadran comme sur un téléphone automatique, ou un appareil de T.S.F. Composez vous-même le numéro de l'année dont vous désirez que le spectacle vous soit donné…
Vingt-cinq ans ? Dis-je. Vingt, ne serait-ce pas assez ? 1949 ; mais hélas, combien de nos contemporains…
Rassurez-vous, me dit M. Belin, presque tous, sauf un grand nombre de piétons, seront encore jeunes et vigoureux. En effet, M. Voronoff aura simplifié son système. Une seul injection, et notre existence sera prolongée de soixante ans…
«  Que voyons nous ?
Les yeux béats d'espoir, je contemplais l'écran révélateur.
Voilà M. Poincaré, dis-je.
Lui-même, fit M. Belin. Après avoir fait appel à MM. Herriot, Marty et Blum, le président sera revenu à M. Poincaré, pour la satisfaction générale du peuple français.
Mais il me semble que son âge…
Ne vous ai-je pas dit que l'âge n'aura plus aucune importance ?
Et cette autre foule que je vois ici ?
Le rassemblement quotidien autour du cheval du Jardin des Plantes.
Mon Dieu, dis-je, si c'est cela l'avenir…
M. Belin eut un sourire, peut-être de pitié, et coupa le courant…
Lorsque nous fûmes revenus de notre émotion, nous étions déjà loin. Et malgré l'irrécusable témoignage des photographies, tout ce que nous venions de voir nous paraissait à nous-mêmes si incroyable qu'il nous fallut pour en tenter le récit un courage que nos lecteurs apprécieront.

Hervé Lauwick

Les automobiles circulant sur la Seine, voûtée et transformée en autostrade. L'endroit reste propice aux suicides.



La place de la Concorde, dont l'adaptation a été confiée, par la Section spéciale de Publicité de l'Institut, à Maître Cassandre.






La Gare de l'Est entourée de gratte-ciel. Le plan génial de Le Corbusier adopté trop tard n'a pu être réalisé qu'à moitié sur les ruines de l'ancien Paris devenu un enfer.








samedi 19 mai 2018

En 1950, de l'essence? (1928)

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Dans le n° 30 (daté du 10 octobre 1928), on trouve reproduit ce dessin extrait d'un périodique allemand (Pliesende Blatter) avec cette légende évoquant l'évolution future des moyens de transport: " En 1950, de l'essence? Autant atteler un boeuf. N'avez-vous pas de fusée?"
Le thème se rapproche de celui du texte de Jean Galotti, Tourisme interastral ou le voyage de demain, publié dans le n° 28 du magazine VU.



A lire: En l'an 1950. Quatre contes et nouvelles retrouvés dans la presse, collection ArchéoSF, éditions Publie.net

mercredi 16 mai 2018

Demain, les Révolutions! Utopies & Anticipation révolutionnaires (Anthologie)



En ces temps agités de contestations sociales, de crises répétées, de quêtes de modes de vie alternatifs, peut-être que les réponses aux questions qui nous taraudent sont à chercher à la fois dans le passé et dans l'avenir. Par exemple tout au long du 19e siècle, et jusqu'au début du 20e, période au cours de laquelle les révolutions et les révoltes se sont succédées et qui a engendré les anticipations révolutionnaires regroupées dans cette nouvelle anthologie, Demain, les révolutions !  À quel avenir rêve-t-on quand on est porté par l'espoir qu'un monde meilleur est possible ? Et que pouvons-nous apprendre de ces anticipations passées pour, nous, réinventer l'avenir ? Réponses dans cet ouvrage, qui n'en demeure pas moins ancré dans le présent : chaque Demain, les révolutions !  acheté d'ici à la fin du mois de juin 2018 soutiendra le mouvement actuel des cheminots.

Aucune carte du monde n’est digne d’un regard si le pays de l’utopie n’y figure pas. — Oscar Wilde
1830, 1848, 1871, 1905, 1917… les révolutions et révoltes populaires se sont succédées pendant un siècle. Portés par une volonté de conquêtes sociales, d’une transformation profonde de la société et par l’espoir de voir leurs idées triompher, des auteurs engagés dans différents courants progressistes ont imaginé l’avenir des révolutions qu’ils vivaient ou qu’ils souhaitaient : à partir de théories ils projettent les lecteurs dans une ère nouvelle, un âge d’or à venir. Les sept textes réunis dans Demain, les Révolutions ! témoignent de la diversité des points de vue, des courants et des moyens de réaliser la révolution annoncée. Ces disciples de Saint-Simon et de Charles Fourier, socialistes et anarchistes, communards et anarcho-syndicalistes rêvent de voir le monde changer de base. Dans ces utopies et anticipations révolutionnaires, une nouvelle société se dessine : plus juste, plus fraternelle, plus égalitaire. Si ces espérances ne se sont pas toutes réalisées, elles contiennent des buts à atteindre qui sont toujours d’actualité, elles portent en germe l’émancipation du genre humain et le désir d’un avenir radieux. L’utopie n’est pas une illusion, elle est un idéal ; elle n’est pas une chimère, elle est un projet. Si, comme l’écrivait Victor Hugo, « l’utopie est la vérité de demain », hier comme aujourd’hui, avec tous les Jean Misère, continuons de bâtir des cités idéales, de chanter le temps des cerises et, demain, le soleil brillera toujours !
Table
Philippe Ethuin — Présentation
Louis Desnoyers — Paris révolutionné, 1834 — Réformateur et utopiste
Barthélémy Enfantin — Mémoires d’un industriel de l’an 2240, vers 1838 — Saint-simonien
Victor Hennequin — Scènes phalantériennes, 1850-1852 — Phalanstérien
Paschal Grousset — Le rêve d’un irréconciliable, 1869 — Socialiste
Louise Michel — L’Ère nouvelle, 1887 — Socialiste libertaire
Olivier Souëtre — La cité de l’égalité, 1892 — Anarchiste
Émile Pouget — Que nous réserve la révolution de demain ?, 1909 — Anarcho-syndicaliste
En accord avec Publie.net, ArchéoSF a décidé de reverser à la caisse de grève des cheminots 2,5 euros sur chaque exemplaire vendu en avril (précommande), mai (parution le 2 mai) et jusqu’à fin juin 2018. On vous explique pourquoi :
Parce que les auteurs des textes de l’anthologie Demain, les Révolutions ! étaient portés par une volonté de conquêtes sociales, d’une transformation profonde de la société et par l’espoir de voir leurs idées triompher, engagés dans différents courants progressistes ils ont imaginé un avenir radieux, une ère nouvelle, un âge d’or à venir. Parce que dans ces utopies et anticipations révolutionnaires, une nouvelle société se dessine : plus juste, plus fraternelle, plus égalitaire et que, si ces espérances ne se sont pas toutes réalisées, elles contiennent des buts à atteindre qui sont toujours d’actualité, elles portent en germe l’émancipation du genre humain et le désir d’un avenir radieux. Parce que l’utopie n’est pas une illusion, elle est un idéal ; parce qu’elle n’est pas une chimère, elle est un projet.
Parce que la maison d’édition Publie.net qui accueille la collection ArchéoSF porte des valeurs par exemple en intégrant des processus coopératifs avec des auteurs, en proposant une rémunération équitable des auteurs y compris pour les revenus issus des abonnements et des réflexions sur la société contemporaine et sur des formes de résistance à travers la littérature.
Parce que nous sommes attachés aux biens communs, à l’action collective, que nous refusons que toute la société soit marchandisée et que les acquis sociaux de tou-te-s disparaissent peu à peu pour augmenter les profits de quelques-un-e-s , parce que les cheminot-e-s ont toujours partie prenante de combats sociaux dont les effets ont été bénéfiques pour tou-te-s.
Comme l’écrivait Victor Hugo, « l’utopie est la vérité de demain », hier comme aujourd’hui, continuons de bâtir des cités idéales, de chanter le temps des cerises et, demain, le soleil brillera toujours !

Lien vers la boutique de publie.net pour acquérir Demain les Révolutions! en version papier ou numérique: cliquez ICI.