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ISSN 2496-9346

mercredi 26 septembre 2018

Bel Argay, sculpteur de l'an 2000 (1940)

De nombreux spectacles dont il ne nous reste que des traces dans la presse ont eu pour objet une projection dans un futur plus ou moins lointain. Cette science-fiction invisible est difficile à saisir. ArchéoSF en propose régulièrement des exemples.

Le Petit Troyen (journal régional) présente, dans son numéro du 13 décembre 1940, une publicité pour Bel Argay, sculpteur de l'an 2000 (spectacle ayant lieu au Théâtre municipal de Troyes le 15 décembre 1940). The Bel Argay était un numéro de sculpteurs comiques sur argile tournant dès les années 1920.
Malgré les recherches aucune description de ce spectacle n'a pu pour le moment être découverte... 



Cet article fait partie de la série consacrée à la science-fiction invisible.

lundi 24 septembre 2018

Rip,Quelque part... à Paris (1940)

En février 1940, Rip (pseudonyme de Georges Gabriel Thenon, 1884-1941) lance la revue Quelque part... à Paris en collaboration avec Jean Boyer au théâtre Les Optimistes (rue de Gramont à Paris)
Le journal Paris Soir publie dans son numéro du 12 février 1940 une critique de la pièce et s'attarde sur le sketch "L'an 2000 vu aux jumelles":



A lire sur ArchéoSF:

mercredi 19 septembre 2018

Charlemagne Ischir Defontenay, Star ou Ψ de Cassiopée


Le soleil bleu s’était déjà perdu derrière les montagnes du couchant. Le soleil rouge penche aussi vers ce point, tombeau de toutes les lumières des cieux. Pour cette terre, pour ces lieux toujours ruisselants de clarté, c’était presque la nuit, mais la nuit douce, tropicale et chatoyante.

Si vous levez les yeux au ciel, peut-être apercevrez-vous du côté de la constellation de Cassiopée, un étrange scintillement... la planète Star... 

Voici le premier véritable space opera, tombé dans l’oubli et redécouvert par Raymond Queneau, un livre total qui présente l’ensemble de l’univers starien : son système stellaire, sa faune et sa flore, ses satellites, son histoire ancienne et celle de ses civilisations, ravagées par une forme de peste et par des égorgeurs fanatiques. Grâce à l’invention de l’abare, un vaisseau spatial, et sous la conduite de Ramzuel, les Stariens quittent alors la planète mère pour ses satellites. De leur exploration naît la recolonisation de Star menée par les Néo-Stariens et le voyage d’un Tassulien (habitant de l’un des satellites de Star) dans la ville de Tasbar. Le tout est entrecoupé de pièces de la littérature starienne qui forment un ensemble poétique et théâtral extraterrestre inédit.

L’histoire d’une planète sur laquelle brillent quatre soleils, de ses cinq satellites et de leurs habitants, de vaisseaux voyageant entre ces astres, de civilisations qui naissent, se développent, meurent, renaissent, fondant une fédération interplanétaire et créant une culture et une littérature extra-terrestres.

Star ou ψ de Cassiopée est une œuvre étrange, poétique et protéiforme, un voyage onirique vers un monde lointain.

Disponible dans la collection ArchéoSF aux éditions Publie.net en version papier et numérique.


mardi 18 septembre 2018

[Podcast] Guy Costes & Joseph Altairac, Rétrofictions. Encyclopédie de la Conjecture Romanesque Rationnelle Francophone (2018)

Le monumental ouvrage Rétrofictions, Encyclopédie de la Conjecture Romanesque Rationnelle Francophone de Guy Costes & Joseph Altairac, avec la collaboration de Philippe Ethuin et Philippe Mura, paraît le 20 septembre 2018.
C'est le sujet principal de l'émission Mauvais Genres diffusée sur France Culture le 15 septembre 2018.
Retrouvez le podcast de l'émission ci-dessous:


mardi 28 août 2018

Guy Costes & Joseph Altairac, Rétrofictions. Encyclopédie de la Conjecture Romanesque Rationnelle Francophone (2018)

Rétrofictions, Encyclopédie de la Conjecture Romanesque Rationnelle Francophone se situe, comme l'indique son sous-titre, dans la lignée de la monumentale Encyclopédie de Pierre Versins (dernière édition 1984).

Rétrofictions est un ouvrage de référence(s): 5000 entrées et 11000 oeuvres présentées dans un fort coffret contenant deux volumes illustrés et comptant pas moins de 1200 pages.
Ayant amicalement participé aux recherches et à la rédaction de notules avec un certain nombre d'autres amateurs de science-fiction ancienne, je mesure le travail accompli: travail de recherches, de compilation, de résumé, de vérification,...

A n'en pas douter Rétrofictions est déjà indispensable. La période couverte s'étend de 1532 à 1951 (1532 pour Rabelais, 1951 pour l'apparition des collections Anticipation et Le Rayon Fantastique), géographiquement toute la francophonie est convoquée (la joie de découvrir un almanach haïtien par exemple!) et pour ce qui concerne les supports il y a bien sûr ceux textuels (livres, romans, nouvelles, revues, magazines,...), graphiques (gravures, BD,...) mais aussi le cinématographe, les cartes postales, les affiches, les publicités, les manuscrits et même les assiettes en faïence ! C'est la Conjecture Rationnelle sous toutes ses formes qui apparaît dans son importance et dans la puissance qu'elle a eu dans l'imaginaire collectif.

A paraître le 20 septembre 2018 aux éditions Encrage/Les Belles lettres, collection Encrage Références




dimanche 26 août 2018

[Précommandes] Au Temps où les femmes régneront

L'anthologie Au Temps où les femmes régneront, Fantasmes et anticipations sur l'avenir de la femme paraîtra le 11 octobre 2018 dans la collection ArchéoSF aux éditions Publie.net.
Au Temps où les femmes régneront sera disponible aux formats papier et numérique.
Les pré-commandes sont ouvertes pour la version papier au prix de 13 euros. 

Présentation de l'éditeur:

La femme, dans la société nouvelle, jouira d’une indépendance complète ; elle ne sera plus soumise même à un semblant de domination ou d’exploitation ; elle sera placée vis-à-vis de l’homme sur un pied de liberté et d’égalité absolues. 
             La femme de l’avenir Auguste Bébel, 1891

 Au XIXe siècle, alors que les revendications féministes ne cessent de croître, que les femmes gagnent peu à peu des droits, des hommes écrivent des anticipations sur le rôle futur des femmes.
L’anthologie Au Temps où les femmes régneront réunit un échantillon représentatif des fantasmes masculins de cette ère à venir à travers différentes formes : conte, théâtre, utopie… Un siècle après, ces textes continuent de nous interroger et révèlent leur modernité. Pour certains auteurs, ce sera une sombre époque de relégation des hommes, de remise en cause d’un supposé « ordre naturel », d’inversion des dominations et de tyrannie féminine. Pour les autres, ce sera le triomphe de l’égalité entre les sexes, de la déconstruction des genres et pourra alors naître une société utopique reposant sur des rapports femmes-hommes apaisés. 

Comme le dit le poète, la femme est l’avenir de l’homme. 

 136 pages.

Pour pré-commander, cliquez simplement ICI.

samedi 30 juin 2018

Jean-Pierre Darboy, La voiture de demain (1929)

Nous poursuivons notre exploration du magazine Vu sous l'angle de l'anticipation et de la science fiction. Pour retrouver tous les articles de cette série, cliquez ICI
Le n° 81 (2 octobre 1929) contient un article signé Jean-Pierre Darboy et ayant pour titre "La Voiture de demain". il s'agit d'un article essentiellement technique, laissant peu de place à la véritable anticipation, mais donnant quelques pistes pour l'amélioration de l'automobile à l'horizon 1950 indiquant notamment que les progrès seront sans doute la traction par roues avant, la suspension par roue indépendante, la boîte automatique et une carrosserie destinée à diminuer le coefficient de résistance à l'avancement. 
L'article est agrémenté de deux illustrations. La première, pour le titre, reprend les éléments techniques à modifier et la seconde donne une vue d'une automobile de l'avenir.


samedi 23 juin 2018

Mikhaël Boulgakov, La Mort des Poules (1925-1929)

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Publiée sous le titre "Les Oeufs du destin" ou "Les Oeufs fatidiques" (lire le résumé sur Wikipedia), la nouvelle de Mikhaël Boulgakov (francisé en Michel Boulgakoff) prend le titre "La Mort des poules" dans le magazine VU qui la publie en feuilleton, illustré par Nicolas Marinovitch, du n° 68 au n° 73.
Les éditions Lingva (voir le site) vont prochainement rééditer cette nouvelle avec la version illustrée dans une traduction révisée sous la direction de Viktoriya et Patrice Lajoye qui contiendra l'ensemble des illustrations.

Dans le n° 67 est annoncé le feuilleton à venir (auquel la rédaction donne le nom de "roman") sans que rien de l'intrigue ne soit dévoilé:


Le n° 68 (3 juillet 1929) contient le premier épisode avec ses illustrations:





Le n° 69 (10 juillet 1929) contient le deuxième épisode avec ses illustrations et propose un résumé de ce qui précède :





Le n° 70 (17 juillet 1929) contient le troisième épisode avec ses illustrations et propose un résumé de ce qui précède :



Le n° 71 (24 juillet 1929) contient le quatrième épisode avec ses illustrations et propose un résumé de ce qui précède :






Le n° 72 (31 juillet 1929) contient le quatrième épisode avec ses illustrations et propose un résumé de ce qui précède :







Le n° 73 (7 août 1929) contient le cinquième et dernier épisode avec ses illustrations et propose un résumé de ce qui précède :




mardi 19 juin 2018

Les Femmes de l'avenir (série de 20 cartes postales, vers 1900)

Alors que la collection ArchéoSF prépare une anthologie ayant pour titre Au Temps où les femmes régneront (publication cet automne), voici pour patienter une série de 20 cartes postales sur le thème Les Femmes de l'avenir éditée par A. Bergeret installé à Nancy.

Notons avant toute chose qu'il s'agit essentiellement de mettre en scène d'accortes jeunes femmes occupant des métiers dits masculins. Les métiers du maintien de l'ordre, de la sécurité et des armées donnent l'occasion au photographe de mettre en scène des costumes pour le moins moulants et de dénuder bars et jambes (ce qui devait être à l'époque assez érotique). Donc érotisation du corps de la femme dans un contexte dit masculin. D'un autre côté avec la seconde partie de la série qui présente des métiers et des fonctions électives, ce sont des attributs masculins qui sont donnés aux modèles (le monocle, le haut de forme,...).





















samedi 16 juin 2018

Une Cure d'air au sommet des Tours Eiffel (1929)

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Dans le n° 63 du 29 mai 1929 qui célèbre le quarantième anniversaire de la Tour Eiffel, est repris un croquis d'un certain M. Thomas, présenté comme collaborateur de Gustave Eiffel et qui imagine un ensemble de quatre tours Eiffel soutenant un vaste plateau pour Cure d'air. Ce plateau, à 300 mètres de hauteur supporterait des hôtels, des jardins suspendus et des pistes pour les avions.



A lire:

Paris Futurs, anthologie des avenirs fictifs de Paris

samedi 9 juin 2018

Dans la Lune (1929)

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Dans le n° 61 daté du 15 mai 1929 est repris un dessin humoristique extrait de Life avec avion extrapolé et ce qui semble être un dirigeable géant.



samedi 2 juin 2018

Si Jeanne d'Arc n'avait pas existé (1929)

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Nous voici face à la première intrusion de l'uchronie dans ce magazine dans le n°58 (24 avril 1929) consacré à Jeanne d'Arc et contenant un encart uchronique: "Si Jeanne d'Arc n'avait pas existé" qui est essentiellement composé de la reprise d'un extrait de Là-bas de J.-K. Huysmans.





Si Jeanne d'Arc n'avait pas existé… l'imagination des historiens s'est emparée de cette hypothèse pour faire rebondir l'ancienne thèse de l'antagonisme du Nord et du Midi, de la France d'au-dessus de la Loire d'avec celle d'en-dessous. Jeanne d'Arc n'eût-elle pas accompli sa mission, le Roi de Bourges disparaissait, le Roi d'Angleterre restait Roi de France, réponse à celui de sang français qui avait civilisé la Grande Bretagne à l'époque de Guillaume le Conquérant. Huysmans, dans son livre Là-bas, consacre un paragraphe qu'il nous a paru intéressant de citer à nos lecteurs :

« — Pardon de t’interrompre, mais c’est que je ne suis pas aussi sûr que toi que l’intervention de Jeanne d’Arc ait été bonne pour la France.
Hein ?
Oui, écoute un peu. Tu sais que les défenseurs de Charles VII étaient, pour la plupart, des pandours du Midi, c’est-à-dire des pillards ardents et féroces, exécrés même des populations qu’ils venaient défendre. Cette guerre de Cent ans ç’a été, en somme, la guerre du Sud contre le Nord. L’Angleterre, à cette époque, c’était la Normandie qui l’avait autrefois conquise et dont elle avait conservé et le sang, et les coutumes, et la langue. A supposer que Jeanne d’Arc ait continué ses travaux de couture auprès de sa mère, Charles VII était dépossédé et la guerre prenait fin. Les Plantagenets régnaient sur l’Angleterre et sur la France qui ne formaient du reste, dans les temps préhistoriques, alors que la Manche n’existait point, qu’un seul et même territoire, qu’une seule et même souche. Il y aurait eu ainsi un unique et puissant royaume du Nord, s’étendant jusqu’aux provinces de la langue d’oc, englobant tous les gens dont les goûts, dont les instincts, dont les mœurs étaient pareils.

Au contraire, le sacre du Valois à Reims a fait une France sans cohésion, une France absurde. Il a dispersé les éléments semblables, cousu les nationalités les plus réfractaires, les races les plus hostiles. Il nous a dotés, et pour longtemps, hélas ! De ces êtres au brou de noix et aux yeux vernis, de ces broyeurs de chocolat et mâcheurs d’ail, qui ne sont pas du tout des Français, mais bien des Espagnols ou des Italiens. En un mot, sans Jeanne d’Arc, la France n’appartenait plus à cette lignée de gens fanfarons et bruyants, éventés et perfides, à cette sacrée race latine que le diable emporte ! »


A  lire:

La série Un été en uchronie

Une Autre histoire du monde. 2500 ans d'uchronies (anthologie ayant reçu le prix ActuSF de l'uchronie 2017, catégorie Prix spécial)
Les Autres vies de Napoléon Bonaparte (anthologie ayant reçu le prix ActuSF de l'uchronie 2017, catégorie Prix spécial)
Joseph Méry, Histoire de ce qui n'est pas arrivé (ouvrage ayant reçu le prix ActuSF de l'uchronie 2017, catégorie Prix spécial)

samedi 26 mai 2018

La Machine à prévoir l'avenir (1929)

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Dans le n° 54 (daté du 27 mars 1929), on découvre un article abondamment illustré sur M. Belin, prétendument inventeur de la machine à prévoir l'avenir, c'est à dire la télévision qui permet non seulement de voir à distance mais aussi de voir dans l'avenir! Nous voici plongés en l'an 1949, soit vingt ans dans le futur!




La Machine à prévoir l'avenir

Le génial inventeur, M. Belin, et son mystérieux appareil qui projette sur un écran la vision de l'avenir.



C'est par le plus grand des hasards que j'ai pu connaître ce qui va suivre. J'étais l'autre jour chez M. Belin, l'illustre et charmant inventeur de la télévision, qui a donné déjà tant de merveilles, et qui avait bien voulu nous réserver un accueil particulièrement aimable lorsqu'il avait su que nous venions lui demander, pour les lecteurs de VU, quelques éclaircissements sur ses dernières trouvailles.
En somme, lui avons-nous dit, que peut-on voir exactement par la télévision ?
M. Belin nous fit entrer dans son laboratoire au bord de la Seine, et sourit mystérieusement.
Nous entendons bien, lui dîmes-nous, que télévision veut dire : vision à distance, et nous avons vu de remarquables, d'étonnantes photos transmises par ce procédé, dont tous les grands quotidiens disposent maintenant. Mais après ? Mais encore ? Et quelle est la limite de la distance ?
Il n'y a pas de limite, nous dit vivement M. Belin en nous arrêtant. Et vous semblez croire que télévision veut dire seulement : vision à distance dans l'espace. Ma parole, c'est extraordinaire ce que le public est mal informé par les journalistes. Télévision signifie : vision lointaine, dans l'espace ou dans le temps. Vous avez bien saisi ces trois mots : dans le temps ?
Eh quoi ? Dîmes-nous, le passé serait-il donc visible ?
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Non, je n'ai pas le pouvoir d'évoquer n'importe quelle époque. Le siècle de Louis XIV, par exemple, est trop loin de nous ; je puis aller facilement jusqu'à M. Thiers, mais cela ne vous intéresserait guère, j'imagine ; et peut-être préféreriez-vous que nous tournions mon objectif vers l'avenir ?
Votre avenir personnel, m'a dit alors M. Belin, avec une certaine ironie, n'aurait d'intérêt que pour peu de gens. Voulez-vous savoir ce que sera, par exemple, la France dans cent ans ?
Vous pourriez me montrer cela ? m'écriai-je ?
Pas l'ensemble, dit-il, mais des détails ; après tout, la colombe de l'arche ne rapporte pas tout l'Arrarat, mais une simple feuille. Un détail fait prévoir l'ensemble… Voyez, rien n'est plus facile. Vous n'avez qu'à tourner ce cadran comme sur un téléphone automatique, ou un appareil de T.S.F. Composez vous-même le numéro de l'année dont vous désirez que le spectacle vous soit donné…
Vingt-cinq ans ? Dis-je. Vingt, ne serait-ce pas assez ? 1949 ; mais hélas, combien de nos contemporains…
Rassurez-vous, me dit M. Belin, presque tous, sauf un grand nombre de piétons, seront encore jeunes et vigoureux. En effet, M. Voronoff aura simplifié son système. Une seul injection, et notre existence sera prolongée de soixante ans…
«  Que voyons nous ?
Les yeux béats d'espoir, je contemplais l'écran révélateur.
Voilà M. Poincaré, dis-je.
Lui-même, fit M. Belin. Après avoir fait appel à MM. Herriot, Marty et Blum, le président sera revenu à M. Poincaré, pour la satisfaction générale du peuple français.
Mais il me semble que son âge…
Ne vous ai-je pas dit que l'âge n'aura plus aucune importance ?
Et cette autre foule que je vois ici ?
Le rassemblement quotidien autour du cheval du Jardin des Plantes.
Mon Dieu, dis-je, si c'est cela l'avenir…
M. Belin eut un sourire, peut-être de pitié, et coupa le courant…
Lorsque nous fûmes revenus de notre émotion, nous étions déjà loin. Et malgré l'irrécusable témoignage des photographies, tout ce que nous venions de voir nous paraissait à nous-mêmes si incroyable qu'il nous fallut pour en tenter le récit un courage que nos lecteurs apprécieront.

Hervé Lauwick

Les automobiles circulant sur la Seine, voûtée et transformée en autostrade. L'endroit reste propice aux suicides.



La place de la Concorde, dont l'adaptation a été confiée, par la Section spéciale de Publicité de l'Institut, à Maître Cassandre.






La Gare de l'Est entourée de gratte-ciel. Le plan génial de Le Corbusier adopté trop tard n'a pu être réalisé qu'à moitié sur les ruines de l'ancien Paris devenu un enfer.