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ISSN 2496-9346

vendredi 11 octobre 2013

Transport du futur 2 ( 1936 )

Une voiture sphérique imaginée par Reiji Iizuka en 1936


Source: pinktentacle.com

jeudi 10 octobre 2013

Base lunaire 1 ( 1959 )

En 1959, nul être humain n'avait voyagé dans l'espace. On imaginait pourtant déjà des stations lunaires avec ces dessins qui laissent songeur un demi-siècle plus tard...



Science et Vie n° 499, avril 1959.

mercredi 9 octobre 2013

Jack London, La Peste écarlate ( 1924 )

Quand on prononce le nom de Jack London, diverses oeuvres viennent immédiatement à l'esprit, réminiscences de lecture scolaires comme Croc-Blanc, L'Appel de la forêt, Martin Eden, Les Vagabonds du rail (une lecture de collège conseillé par un professeur de français...),...
CouverturePersonnellement mon premier contact avec cet auteur fut non pas une histoire avec des animaux comme Jerry chien des îles ou Michael chien de cirque mais Le Fils du Soleil dans une ancienne Bibliothèque Verte cartonnée (qui avait déjà perdu sa jaquette), une histoire des mers du sud, avant de me lancer dans la lecture des histoires du Grand Nord ou de "routards".
Pourquoi mentionner Jack London sur ArchéoSF? Parce qu'il est l'auteur de plusieurs anticipations socialistes dans lesquelles il défend ses idées de progrès et de changements sociaux.
Ainsi Le Talon de fer (1908) est-il un roman considéré comme l'une des premières dystopies de l'histoire, Avant Adam plonge dans la préhistoire ou la Peste écarlate est-elle une anticipation apocalyptique se déroulant en... 2013 !

L'ouvrage publié en anglais en 1912 a été édité en 1924 en français et la presse de l'époque a produit quelques chroniques comme celle-ci:

La peste écarlate
Par Jack London

Traduit de l'anglais . par Paul- Grayer et Louis Postif G. Crès et Cie, éditeurs
Les lecteurs du Figaro, qui suivent avec un intérêt croissant, la publication dans nos feuilletons du Vagabond des étoiles, con­naissent et apprécient le génie puissant et troublant de Jack London.
Le présent volume comprend trois des œuvres les plus remarquables de l’illustre écrivain américain : un roman très court et deux contes.
La Peste écarlate est une étrange et très simple histoire qui se déroule en l’an 2073. Soixante années auparavant, en 2013, un fléau foudroyant, une maladie mystérieuse que la science n'a pas su vaincre, a détruit le monde et à peu près anéanti l’humanité.
Quelques dizaines d’individus, sur la terre entière, ont seuls survécu à cette effroyable catastrophe. Le dernier de ces « rescapés », vieillard plus qu’octogénaire, raconte à ses petits-enfants, en une suite de tableaux d’un tragique poignant, l’atroce agonie des peuples qui, certains de leur fin prochaine, donnant libre cours à leurs instincts effré­nés, s’écroulent au milieu des incendies, des pillages et des meurtres.
L’homme qui, maître de notre planète, fut jadis un vrai dieu, est retourné après le cataclysme à son primitif état de sauvagerie. Mais il se multiplie rapidement. Dé­jà, après soixante ans, trois ou quatre cents de ses descendants peuplent le globe. Dans, quelques centaines de générations « la mê­me histoire recommencera ». Les hommes, devenus très nombreux, se battront et s’entretueront, et « c’est par le feu et par le sang qu’une nouvelle civilisation se formera ». Telle est, en guise de conclusion, la prophé­tie de l’Ancêtre.
Construire un feu est une nouvelle du Klondike, du pays de l’or. C’est un drame angoissant, qui n’a que deux acteurs : un homme et un chien. La puissance, la simplicité, la netteté du style du conteur pres­tigieux apparaissent en ce récit, qui n’a que 45 pages, plus et mieux peut-être que dans toutes les autres oeuvres de Jack London. Et ces qualités sont, mises en valeur, ici comme dans La Peste écarlate, par une tra­duction d’une rare fidélité et d’une excel­lente ténue littéraire.
Le conte qui termine le livre : Comment disparut Marc O'Brien, est inspiré par un amour spécial, auquel les lecteurs français ont quelque peine à se faire. Mais le récit est d’une étonnante vivacité, que MM.. Paul Graver et Louis Postif, traducteurs, ont rendue à merveille.


Le Figaro, Supplément littéraire du dimanche, n° 279, 9 août 1924

A consulter: le site Jack London qui est incontestablement le plus complet en français

vendredi 4 octobre 2013

Transport du futur 1 ( 1936 )

En 1936, le magazine Shonen Club publia un article abondamment illustré intitulé Les Transports du futur.

Episode 1: Le monorail des montagnes par Kikuzō Itō


Source: pinktentacle.com

jeudi 3 octobre 2013

Frères Cogniard, En 1840 et 1940 (1840)

La semaine dernière, j'évoquais l'anticipation féministe En 2013. Cette pièce de théâtre ne semble avoir laissé aucune trace. Peut-être le livret dort-il au fond d'une bibliothèque...
Voici une autre oeuvre théâtrale, une revue comme on en faisait au XIXème siècle, dont l'intérêt dramatique était soutenue par une machinerie complexe et impressionnante pour l'époque.
Ce qui est amusant ici c'est que l'oeuvre des frères Cogniard datant de 1840 est rappelée un demi-siècle plus tard au sujet d'une nouveauté en 1897, nouveauté dont on n'apprendra pas grand chose dans cet article...


Les Variétés vont donner, dans quelques jours, leur revue annuelle, Paris qui marche, et ainsi que le titre l’indique, l'automobilisme et les divers au­tres moyens de locomotion parisienne doivent jouer un certain rôle dans l’affaire.
Or, il y a tout bonnement cinquante-sept ans, en l'an de grâce 1840, on donnait à la Porte-Saint-Martin, une revue des frères Cogniard, intitulée 1840 et 1940. où précisément la question de locomotion était une des curiosités de la pièce.
En ce temps-là, on jouait volontiers des revues à la Porte-Saint-Martin, qui n’était pas exclusivement consacrée au drame, et parmi celles-ci, 1840 et 1940 a compté comme un grand succès, et laissé une répu­tation de célébrité. Le sujet en était, d’ailleurs, des plus ingénieux, on y passait en revue, Paris en 1840, c’est-à-dire l’année même où on jouait la pièce, et Paris en 1940, c’est-à-dire cent ans après. .
Or, en 1840, les chemins de fer étaient à peine vul­garisés, presque de création nouvelle ; il n’y avait encore que quelques lignes installées et de court tra­jet ; aussi le « clou » de la revue, c’était de faire voir les Parisiens de 1940 se promenant sur le boulevard grimpés sur de petites locomotives qu’ils condui­saient eux-mêmes, les chevaux ayant été supprimés.
Que dites-vous de l’à-propos ? Voilà qu’à peine un demi-siècle s’est écoulé et déjà cette fantaisie soit-disant irréalisable, et qui faisait rêver nos pères, s’est réalisée, car, en résumé, les automobiles ce sont bien les petites locomotives personnelles prévues en 1840.

***

Dans cette même revue, deux ballons dirigeables se croisaient dans les airs, montés par deux jeunes « incroyables », deux « lions », disait-on alors.
Eh quoi, Gaston, sorti d’aussi bonne heure; il est à peine neuf heures du matin? criait un des aéronautes à son voisin, en le croisant au passage.
Ne m’en parle pas, Gaétan, répliquait l’autre, j’ai des amis à déjeuner et les cigares de la Régie sont si mauvais (déjà!) que je vais acheter quelques puros à la Havane. Mais ne me retarde pas, il est neuf heures et demie, et il faut que je sois rentré avant midi. A tantôt, au revoir!
Et les deux ballons partaient, chacun de son côté; à la grande joie du public.
Rien ne prouve, au train dont vont les choses, qu’en 1940, on n’ira pas en ballon chercher des ci­gares à la Havane, 1e matin, lorsqu’on aura des amis à déjeuner.
Il semble que rien ne soit impossible, d'autant mieux que, dans cinquante ans, tout porte à croire que les cigares de la Régie seront encore aussi mauvais qu'aujourd'hui.

Le Gaulois, n° 5831, 28 octobre 1897

En 1840 et 1940 a été jouée en 1841 (et s'en trouvée intitulée En 1841 et 1941). S'agit-il d'une erreur du rédacteur du Gaulois? ou bien y-a-t-il eu deux saisons? Toujours est-il que Joseph Méry a proposé une critique de cette revue ( à lire sur ArchéoSF)



mardi 1 octobre 2013

Galaxie(s) science-fiction fête ses 60 ans !

La revue Galaxies Science-fiction fête ses 60 ans ! Au sommaire de ce numéro, des nouvelles signées Gulzar Joby, Rosa Montero, Ken Liu et Aliette de Bodard, un dossier Pierre Stolze, et des articles sur les 60 ans de Galaxies, sur Noëlle Roger, sur Jo Clayton, des notes de lecture et un panorama des dernières sorties en BD.