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ISSN 2496-9346

samedi 17 janvier 2015

Un examen en 2893

L'anticipation sert souvent à se moquer des travers des contemporains. Dans la petite blague qui suit, c'est le scandale de Panama qui est visé.

Un examen en 2893 :

Voudriez-vous me citer les principaux isthmes percés pendant le dix-neuvième siècle ?
L'isthme de Suez...
Bien.
L'isthme de Panama.
En êtes-vous bien sûr?

Oui, monsieur; il fut percé à jour !

Journal du Dimanche, 20 août 1893.

vendredi 16 janvier 2015

[Nouveauté] Poétiques du merveilleux. Fantastique, science-fiction, fantasy en littérature et dans les arts visuels (2015)

Le volume Poétiques du merveilleux. Fantastique, science-fiction, fantasy en littérature et dans les arts visuels dirigé par Anne Besson et Evelyne Jacquelin vient de paraître aux éditions Artois Presses Universités.
La présentation de l'éditeur indique:
Réunir sous le signe du merveilleux les domaines du fantastique, de la science-fiction et de la fantasy ne va pas de soi si l’on se réfère aux théories établies qui ont d’abord cherché à saisir la spécificité de chacun d’entre eux en tentant de les circonscrire comme des territoires limités par des frontières. Cet ouvrage se propose de revenir sur les poétiques des genres de l’imaginaire pour mettre en lumière la porosité des catégories héritées, et notamment de la célèbre tripartition todorovienne entre merveilleux, fantastique et étrange. Les articles réunis repèrent avec une grande cohérence cette plasticité théorique contemporaine, qui s’impose à eux dans des corpus diversifiés, du roman post-moderne à la littérature pour la jeunesse en passant par le cinéma et les séries télévisées.
La table des matières nous montre l'intérêt porté aux textes anciens dans cet ouvrage avec notamment dans le domaine de la SF ancienne Le Docteur Lerne de Maurice Renard avec l'article "L’hybride : merveilleux et scientifique dans Le Docteur Lerne de Maurice Renard" signé par Hugues Chabot et Jérôme Goffette ou Descent to Hell de Charles Williams pour le domaine de la Fantasy avec Deborah Bridle-Surprenant qui publie "« A terrible good » : la poétique du surnaturel et du mysticisme dans Descent Into Hell (1937) de Charles Williams".

Anne Besson et Evelyne Jacquelin, Poétiques du merveilleux. Fantastique, science-fiction, fantasy en littérature et dans les arts visuelsArtois Presses Universités, 2015.

A lire:
Présentation de l'ouvrage sur le site de l'Université d'Artois

mercredi 14 janvier 2015

Robot, l'homme mécanique, spectacle d'art et d'anticipation scientifique (1937)


Cette publicité parue dans trois numéros de Rouge-Midi en février-mars 1937 annonce pour la grande kermesse de St-Charles un spectacle sur le thème du robot. Malgré les recherches effectuées, aucune autre information n'a pu être trouvée...


Source: Gallica

Que sera l'homme de l'an 5000 ? (1937)

Que sera l'homme de l'an 5000 ? - Le physiologiste anglais Barker établit que, vers l'an 5000, l'homme sera devenu un être répugnant. Ce savant a calculé qu'à cette époque qui n'est plus bien éloignée, l'homme n'aura plus de cheveux. Et la raison? C'est, dit M Barker, que le port continuel du chapeau les aura rendus inutiles et qu'ils seront tombés. Les dents elles-mêmes auront disparu l'homme futur, selon M. Barker, n'aura plus de dents, parce qu'il n'en aura plus besoin parce que sa nourriture sera préparée chimiquement et qu'il n'y aura plus nécessité de la mâcher. Déjà 75 % des écoliers anglais ont des dents défectueuses et, en l'an 3000, ce pourcentage sera absolu, soit de 100 %. Et ce qui concerne la vue, tout le monde portera des lunettes. Une autre surprise que nous réserve M. Barker est relative aux doigts de pied. Selon ses calculs, l'homme de l'an 5000 n'aura plus qu'un orteil, à quoi l'aura réduit l'usage de la chaussure moderne qui fait peser tout le poids du corps sur le seul gros orteil qui se développe monstrueusement, aux dépens des autres doigts, destinés à disparaître. Les ongles aussi seront éliminés, comme superflus.
Donc, selon M. Barker, l'homme de l'an 5000 sera esthétiquement un être répugnant, sans dents, sans cheveux, sans ongles, avec un seul doigt au pied.
Nos arrière-neveux pourront avec raison nous considérer comme des Adonis.


Journal des débats politiques et littéraires, n° 229, 20 août 1937

A lire sur ArchéoSF:

mardi 13 janvier 2015

New-York en 1950 (dessin datant de 1930)

Dessin anonyme paru dans Ric et Rac n° 73 daté du 2 août 1930.

Source Gallica

lundi 12 janvier 2015