Source: Retronaut.com
ISSN
ISSN 2496-9346
mardi 30 octobre 2012
Londres en 2026 (1926)
lundi 29 octobre 2012
Enigme du lundi : à quoi sert cet appareil?
Après une énigme champêtre la semaine dernière, retour à la maison avec cet appareil: à quoi sert-il?
dimanche 28 octobre 2012
Les dimanches de l'abbé Béthléem 17: octobre & novembre 1909
Dix-septième épisode de notre exploration de Romans-Revue dirigée par l'Abbé Bethléem qui proposait au début du XXe siècle une lecture morale (rigoriste même) des parutions récentes (voir la présentation sur ArchéoSF).
Cette semaine, les mois d'octobre et novembre 1909.La revue des articles consacrés à la littérature conjecturale pour le mois d'octobre 1909 est pour le moins rapide : il n'y a rien.
Peu de choses aussi en novembre 1909 bien que les revues scientifiques soient à l'honneur...
En effet, la
partie Les revues, journaux & périodiques est consacrée aux
revues scientifiques : « d'abord les revues consacrées aux
travaux scientifiques originaux ; puis celles qui se trouvent à un
degré intermédiaire entre la science originale et la simple
vulgarisation ; enfin les revues de vulgarisation proprement dite. »
mais rien sur les feuilletons publiés dans ces revues.
La
section Romans du mois n'est guère plus riche. Signalons le recueil
de Mark Twain, Le Capitaine tempête et un conte vraisemblablement à
tendance utopique de G. Sarrazin, L'Inspirée (voir sur Google Books
un article sur cet ouvrage ):
Figurez-vous une douzaine de contes, tous plus fantastiques les uns que les autres, bourrés d'une grosse ironie et de cet esprit un peu primitif que les Anglais appelait humour. Imaginez des paradoxes aussi gros que celui-ci : il meurt plus d'hommes dans leur lit que dans les catastrophes de chemin de fer ; donc le lit est plus dangereux que le bateau ou le train le plus meurtrier. Concevez une Visite burlesque au paradis, dans un paradis étrange, d'un capitaine américain, plus fort que les héros mystérieux de Wells ; ou bien le roman d'une esquimaude, très riche parce que son père possède une douzaine et demie d'hameçons, dont le charmant fiancé se perd parce qu'il a voulu les contempler la nuit ; ou encore le journal, d'Eve et de la rencontre d'Adam ; — et vous n'aurez pas l'idée des inventions saugrenues, des imaginations baroques, des livres de l'indicible génie américain, Twain.
Il n'est pas très facile de voir à quoi tend ce récit à la louange de la vie idéale, ni même s'il est un symbole. Le but est imprécis, comme le conte lui-même qui tient à la fois du rêve, et, sauf l'esprit de l'Ile des Pingouins.Donc une poétesse du pays de la Nouvelle-Hellénie chante et songe. Un homme est célèbre par sa parole et sa science encyclopédique. Elle va l'entendre. Elle le voit. Il l'aime.Mais devenu ministre,il est cause que l'HelIénie est surprise et battue par un peuple voisin. L'inspirée, la poétesse, part soulever les habitants des monts qui s'arment et la suivent.Victoire. Mais le ministre-esthète est tué. Elle sait qu'il l'aimait. Et c'est le désespoir. Mais un maréchal soupire pour elle, et va s'exiler. Elle l'épousera donc. Ainsi finit l'inspirée. La manière n'est pas moins idéale, ou irréelle, que le sujet.
A dimanche prochain!
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mardi 23 octobre 2012
Radio Police Automaton (1924)
lundi 22 octobre 2012
Enigme du lundi: que fait cet homme?
ArchéoSF prend cette semaine la clef des champs avec cette image et cette question: que fait cet homme?
dimanche 21 octobre 2012
Les dimanches de l'abbé Béthléem 16: septembre 1909
Seizième épisode de notre exploration de Romans-Revue dirigée par l'Abbé Bethléem qui proposait au début du XXe siècle une lecture morale (rigoriste même) des parutions récentes (voir la présentation sur ArchéoSF).
Cette semaine, le mois de septembre 1909.J'en étais là de mon article quand un ami vint me trouver— Pas possible ! tu lis des journaux de mode à présent ?— Quel mal y a-t-il ?— Non mais, à quoi cela peut-il te servir ! Est-ce que par hasard, tu songerais à monter un atelier de confections ?— Point, je fais de la critique.— De la critique sur les journaux de mode ?— Hé, mon cher, pourquoi pas ? Est-ce que dans ces journaux, on ne traite pas des questions intéressant la morale ? Est-ce qu'il est indiffèrent de conseiller à une femmedes parures excentriques ou des plaisirs dangereux ? Est-ce que, à propos de tel ou tel détail, de tel ou tel compte-rendu, à propos de danse, d'éducation, de médecine ou délégislation, à propos de tout et de rien, on ne peut pas donner des entorses à la foi ou aux bonnes moeurs ? Est-ce que les romans, contes et nouvelles, publiés dans les journaux de modes, ne peuvent avoir aucune valeur bonne ou mauvaise, et doivent échapper aux prises de la critique ?— Va, toujours, mon bonhomme. Mais, à ce compte, et si tu épluches d'aussi près que tu me le dis, toutes ces babioles, bonnes pour les femmes, tu ne dois pas trouver grand chose de sérieux à dire, ou tu dois en trouver de trop.— Comment cela ?— Oui ; car, étant donné ton genre, ou tu dois passer à travers ces mille riens, sans y rien comprendre, ou si tu y vois quelque chose, ce ne peut être évidemment que des grandes machines de philosophie, que tu bâtis toi même.— Mais, du tout, j'essaie de comprendre ce qu'on dit, pourquoi on le dit, et si l'on a raison de le dire.
Sa palinodie du panégyrique de Zola n'est rien en comparaison des récents factums, lourds, grossiers, sans saveur, autant qu'une profession de foi de franc-maçon, sur les murs de son bourg pourri électoral. Ainsi le virus dreyfusiste et la main-mise du pouvoir occulte qui règne aujourd'hui sur la France déforment jusqu'aux génies les plus ailés. C'est la marque de l'Etranger sur le front de la race.
Et l'on apprend qu'Anatole France est "à la solde d'un Comité judéo-protestant pour la défense de la
politique religieuse de la secte devant l'opinion universelle".
Dans la section "Romans du mois", relevons celui de JH Rosny Nymphée (texte récemment recueilli dans La Guerre des Règnes ) classé dans la catégorie Romans pour grandes personnes:
Rien n'est plus commun qu'un livre de J.-H. Rosny. On peut dire aussi que rien n'est plus rare. Les auteurs de Vamireh, après avoir écrit des romans de passion et de volupté, comme les premiers boulevardiers venus, se remettent aujourd'hui au genre qui leur valut leur réputation. Ils ne craignaient pas de déduire les civilisations primitives ; ils ne redoutent pas d'évoquer des paysages et des moeurs étranges dans Nymphée. Nous n'osons pas dire qu'ils y sont plus heureux que dans leurs lentes investigations à travers les sociétés modernes.
L'histoire d'un explorateur, perdu en un-pays inconnu, qui y trouve des hommes mi-poissons mi-hommes, se voit enlever sa fiancée et la sauve enfin : l'histoire d'un autre explorateur poursuivi par les noirs, accueilli par un lion qu'il apprivoise, qui le défend et lui fait retrouver une jeune mauresque dont il est épris ; ce sont Nymphée et Le Lion ; ce sont deux contes qui se ressemblent à merveille, où l'imagination la plus exubérante se joue avec plaisir.On dirait d'une invention hardie de Jules Verne. Avec, en moins, l'intérêt de l'intrigue ; avec, en plus, quelques détails osés, et une satire parfois du mariage et de la société d'aujourd'hui.Mais n'est-ce pas faire injure aux frères Rosny de les comparer à Jules Verne ?J'en connais qui diraient que c'est leur faire beaucoup d'honneur.Comparaison n'est pas raison.
A dimanche prochain !
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