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ISSN 2496-9346

dimanche 9 octobre 2011

Aérostation en 1882

Livre électronique Voyage au ciel
Le 9 juin 2011, il y a tout juste trois mois, paraissait Voyage au ciel de Samuel-Henri Berthoud - une histoire d'aérostation extrapolée publiée en 1841 et jamais rééditée - premier volume de la collection ArchéoSF aux éditions E-styx.net.



Fêtons ce premier trimestre avec cette couverture de la revue La Science populaire n°140 daté du 19 octobre 1882...


Source de la couverture de La Science Populaire: Gallica

samedi 8 octobre 2011

Exposition 80 jours Jules Verne à la Cité des Sciences (2005)

La Cité des sciences présente régulièrement des expositions dans lesquelles science et fiction sont étroitement mêlées. La dernière en date, Science et Fiction (aventures croisées), s'est déroulée 21 octobre 2010 au 3 juillet 2011.
Le site de la Cité des sciences propose des archives sur les différentes expositions ce qui peut permettre de revoir des extraits, de relire des textes et d'admirer quelques images.
A l'occasion du centenaire de la mort de Jules Verne, la Cité des sciences organisa l'exposition 80 jours Jules Verne du 26 mars au 26 juin 2005. L'exposition virtuelle reste disponible.
Deux captures d'écran: la page d'accueil



vendredi 7 octobre 2011

G. Béthuys, Un télégraphe interplanétaire

Le Prix Guzman (ou Gusmann) était un prix de 100.000 francs annoncé  par Camille Flammarion l'Académie des sciences récompensant "la personne de quelque nation qui va trouver les moyens dans les dix prochaines années de communiquer avec une étoile et de recevoir une réponse." Il a été parrainé par Clara Gouget Guzman en l'honneur de son fils Pierre. Clara Gouget Guzman était passionnée par les travaux de Camille Flammarion, l'auteur de La planète Mars et ses conditions d'habitabilité (1891). La communication avec Mars avait été spécifiquement exclue car beaucoup de gens croyaient que la planète rouge était habitée à l'époque et la communication avec cette planète ne serait pas un défi assez difficile (1). En 1937 Nikola Tesla prétendit qu'il devait recevoir le prix pour "sa découverte relative à la transmission interstellaire de l'énergie". Finalement le prix fut décerné à l'équipage d'Apollo 11 en 1969.
Dans le texte qui suit, extrait de La Science Française - une revue de vulgarisation scientifique -  n°66 du 2 juin 1892, p. 630, la question du prix se pose car il s'agit bien du même mais le prétendant William Hodges espère entrer en contact avec Mars.

UN TÉLÉGRAPHE INTERPLANETAIRE

C'en est fait et, dans sa dernière demeure, la bonne dame que les habitants de Mars empêchaient de dormir, va enfin tressaillir de joie.
Nous avons dit comment, à son heure suprême, elle avait offert à l'Académie des sciences une somme de 100.000 francs pour récompenser l'ingénieux savant (?) qui réussirait à entrer en relations avec ces honnêtes habitants d'une aussi lointaine planète.
Je désespérais hélas! dois-je l'avouer de vivre assez pour assister à cette distribution de prix mais les cerveaux en ébullition travaillaient pendant ce temps, alléchés par l'agréable perspective de décrocher cette timbale, s'ils parvenaient à faire jaillir l'idée lumineuse demandée.
Je n'ose pas dire que les temps sont accomplis; mais la brise du Nord nous apporte, par-dessus la Manche, des nouvelles réconfortantes. On s'en occupe et certains audacieux n'hésitent pas à proclamer qu'ils ont trouvé la pie au nid.
Laissons-leur cette espérance.
C'est à l'Académie que la chose se passe.
M. J. Bertrand, en dépouillant la volumineuse correspondance de l'illustre compagnie, donne lecture d'une lettre par laquelle un amateur d'astronomie anglais, oh un simple amateur, M. William Hodges, de Londres, pose sa candidature au prix Gusmann. Gusmann ne connaissait pas d'obstacles, M. Hodges non plus, et pour les 100.000 francs de la généreuse donatrice, il ira jusqu'à Rome et jusqu'à la planète Mars, puisqu'il le faut.
A vrai dire, son idée ne nous semble pas d'une virginité absolue; plusieurs astronomes français l'ont émise déjà et même discutée. Il est vrai qu'ils y mettaient un ton légèrement gouailleur qui, pour être dans notre tempérament, ne laisse pas de rendre perplexe quand il s'agit de juger le degré de sérieux qu'il faut accorder aux dires des gens.
On voit tout de suite au contraire que M. Hodges ne rit pas, et que c'est le plus sérieusement du monde qu'il propose, pour attirer l'attention du monde planétaire, de dessiner, sur la terre, d'immenses figures lumineuses représentant des vérités géométriques ou mathématiques incontestables dans tous les pays. Au cas, cependant, où le sentiment mathématique ne serait pas très développé chez les habitants du monde planétaire, l'astronome anglais estime qu'il serait préférable de commencer par l'exécution d'une figure très simple et d'arriver progressivement à l'exposé d'un grand théorème, comme le carré de l'hypoténuse, par exemple. L'angle droit une fois dessiné au moyen de points lumineux, rien n'empêcherait de compléter la figure au moyen d'une hypoténuse brillante, de construire sur cette dernière, un peu plus tard, un carré également lumineux, puis sur les deux autres côtés d'autres carrés, etc.
C'est ainsi que ces bons Marsiens retrouveront petit à petit les quatre livres d'Euclide qu'ils n'ont jamais pu perdre et qu'ils apprendront la géométrie sans s'en douter...

G. Béthuys


(1) De nombreuses sources sur Internet donnent la date de 1900 pour la création du prix (voir par exemple sur la page Wikipedia - en anglais - ), quelques-unes avancent 1891 ou 1892. L'article reproduit "Un Télégraphe interplanétaire" indique clairement qu'il ne peut s'agir de 1900, mais bien de 1891 ou 1892.

Source du texte: Gallica

jeudi 6 octobre 2011

Thomas Edison, un proto Steve Jobs [ retro- Apple ]

Dès l'annonce de la mort de Steve Jobs ( cofondateur d'Apple) connue, ce fut une déferlante continue sur les réseaux sociaux ( Twitter et Facebook en tête, Diaspora ne doit pas être loin non plus Quora et consorts) et sur les medias anciens ou nouveaux. Qu'un inventeur soit ainsi adulé n'est pas nouveau. Graham Bell et surtout Thomas Edison ont été très rapidement introduits dans des oeuvres de fiction ( ce qui n'est guère le cas de Steve Jobs ).

Un genre même a été créé, a posteriori, qui porte le nom d'Edison: les edisonades. Ces romans d'aventures mettent en scène des génies scientifiques et techniques dans des histoires qui ressemblent fort aux romans scientifiques français de la même époque. Ce terme, forgé en 1993 par John Clute ( dans The Encyclopedia of Science Fiction), sur le nom d'Edison, désigne des oeuvres qui sont aussi antérieures. La plus ancienne edisonade mentionnée est "The Huge Hunter, or the Steam Man of the Prairies" de Edward S. Ellis (1868), avec l'inventeur (fictif) Johnny Brainerd.
Dès 1883, l'inventeur américain apparaît dans L'Eve future de Villiers de l'Isle Adam. En 1898, Thomas Edison part, fictivement, à la conquête de Mars dans Edison's Conquest of Mars de Garrett P. Serviss (image ci-contre), une suite non autorisée à La Guerre des Mondes d'HG Wells.

Steve Jobs tout comme Larry Page et Sergey Brin (pour Google) ou Mark Zuckerberg (pour Facebook) sont bien loin d'Edison devenu de son vivant un véritable personnage de fiction ( comme Michel Ardan, personnage de Jules Verne inspiré du photographe et aéronaute Nadar). Pour ces icônes contemporaines, il faut se contenter de quelques films pseudo-biographiques alors que leurs ancêtres inventeurs furent capables de sauver le monde, de voyager dans l'espace ou d'être de véritables démiurges. A chaque époque ses héros n'est-ce pas...
Thomas Edison peut regarder cela de loin, juste en passant...

Source de l'image: Gallica (  Edison [à la fenêtre d'un tramway], Agence Rol. Agence photographique, 1913)

Conférence : Régis Messac et la culture populaire à travers la littérature des années 1930


Le samedi 8 octobre à 15h00 aura lieu une conférence : "Régis Messac et la culture populaire à travers la littérature des années 1930"
Elle sera donnée par Olivier Messac, de la "Société des Amis de Régis Messac" à la Maison du Roman Populaire, 2 bis rue du 11 novembre, 94240 L'Haÿ-les-Roses.

Le Boudoir des Gorgones n° 22

Le 22ème numéro du Boudoir des Gorgones, revue de l'étrange et du fantastique, vient de paraître.
Au sommaire, de l'anticipation ancienne!


Prométhéa de Jean Cotard (1932), un étonnante nouvelle de science-fiction mettant en scène... Dieu lui-même.
Jean Cotard par P. Gontier.
L'Inventeur de Pierre Thibault (1911), récit d'anticipation souriante contenant de vraies idées conjecturales.
Pierre Thibault par P. Gontier
Fin de siècle - Obsession de Godefroy (1892), une histoire en image qui ironise sur le modernisme fin-de-siècle, friand d'inventions domestiques.
Godefroy, par P. Gontier.
Colonisons l'Europe ! d'Albert Robida (1904), illustration en images du fameux péril jaune, et notamment des conséquences de la colonisation de l'Europe par le Japon sur la vie quotidienne des nouveaux colonisés.

Octave Béliard (seconde partie) par Philippe Gontier, suite de l'étude bio-bibliographique consacrée à l'immortel auteur des Petits hommes de la pinède, inventeur du concept de terraformation.

Le Chercheur de merveilleux (les faits-divers insolites dans la presse).
Last but not least (notes de lecture).

56 pages richements illustrées en couleurs pour le prix inchangé de 6,00 euros port compris.

Le Boudoir des Gorgones
 Toutes les informations sur le site du Boudoir des Gorgones

Le Boudoir des Gorgones