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ISSN 2496-9346

lundi 20 janvier 2014

Enigme du lundi : que font ces hommes ?

Nouvelle énigme du lundi avec cette image industrielle : que font ces hommes ?


mardi 14 janvier 2014

Charles Carpentier, Une Ville souterraine (1886)

Si l'on en croit les romanciers, sous la Terre ont survécu diverses civilisations que l'on croyait disparues : André Armandy présente une civilisation maya dégénérée dans Le Démon bleu (Miss Démon) et Jean Bonnéry une survivance inca (Les Prisonniers de la Montana) en 1925, Maurice Schneider et MC Poinsot nous racontent la fin de la cité babylonienne cachée dans Sémiramis, reine de Babylone (1926), Albert Bonneau imagine des cavités peuplées de descendants des Égyptiens (La Cité sans soleil, 1927), etc.

Une Ville souterraine, histoire merveilleuse de Charles Carpentier relève de ce que les anglo-saxons nomment les « Lost Race Novel ». En Normandie, à proximité d'Avranches, le héros ne trouve rien de moins qu'une ville en tout point semblable à la Rome impériale survivant depuis l'Antiquité.


[Article mis à jour le 14/01/2018]

vendredi 10 janvier 2014

La locomotion de demain ( 1924 )

Après le Vaisseau Volant de Monsieur Blanchard, voici un nouveau mode de locomotion aérienne.
L'aérocar entre Paris et Saint Denis a été un projet dans les années 1920. Un jouet fut même produit.



On trouve le mot "aérocar" dans une autre acception dans la nouvelle de Georges Rouvray publiée sur le site ArchéoSF les textes.

Source de l'image: Gallica

mercredi 8 janvier 2014

Le vaisseau volant de M. Blanchard

Jean-Pierre Blanchard ( 1753 - 1809 ) fait partie des pionniers de l'aérostation. Il a construit des automates, une voiture à pédale ou encore des machines hydraulique. 
Dès 1782, il travaille à la construction d'un "vaisseau volant ayant la forme d’un oiseau, muni de six ailes et de gouvernail". En 1784, il réalise un vol au départ du Champ de Mars à Paris. Son ballon a la particularité d'être muni de rames et d'une hélice afin de tenter de le diriger. D'autres vols suivront dont le plus célèbre est la traversée de la Manche entre Douvres et Guînes en compagnie de John Jeffries le 7 janvier 1785.

Source de l'image: Gallica

vendredi 3 janvier 2014

Comment on imaginait l'année 2014... en 1930 !


File:George Bernard Shaw 1936.jpg

Un petit article publié en 1930 dans L'Européen mentionne une pièce de Bernard Shaw dont j'ignore presque tout et que je ne suis pas certain d'avoir vraiment identifié. Le sujet est un débat en 2014 entre un Anglais et un Allemand au sujet de la Guerre de 1914-1918. Une sorte de "Cent ans après"...



En 2014...

Il paraît que l'infatigable Bernard Shaw travaille à une nouvelle pièce. Suivant la mode littéraire du jour, il a pris pour sujet la guerre de 1914, mais, naturellement, il va le traiter à sa manière, avec toute la causticité de son esprit.
La pièce pourrait s intituler : Cent ans après, car l'action se passe en 2014. La guerre est entrée dans le domaine de l'histoire, c'est-à-dire qu'elle est devenue un pensum pour tous les enfants des écoles... Le 1er août 2014, pour le centième anniversaire, un célèbre historien anglais fait une conférence, et tandis qu'il parle, le spectateur voit se dérouler, dans des tableaux successifs, divers épisodes du conflit européen. Au deuxième acte, on est transporté à Berlin. Un savant allemand raconte lui aussi la guerre et, de nouveau, plusieurs scènes montrent comment cet Allemand se représente les événements. En l'espace d'un siècle, on aurait dû semble-t-il, fixer l'histoire de ces années terribles... Pas du tout. L'Anglais et l'Allemand voient toujours la guerre de 1914 avec des yeux différents. Ils appartiennent à deux écoles historiques opposées : l'un est partisan du matérialisme historique et l'autre est féru d'idéalisme. Vous pensez si Shaw se moque autant de l'un que dé l'autre. Ces gens à systèmes n ont oublié qu'une seule chose : les horreurs de la guerre, son affreuse réalité, quotidienne. Bien entendu, la pièce ne serait pas de Shaw si elle n'était pas un canevas commode pour faire la satire de toute la société européenne du XXIe siècle. Il étale les progrès inouïs de la science : des aéroplanes-fusées font des voyages réguliers sur Mars et dans la lune, il y a dans toutes les maisons des appareils de T.S.F. d'une puissance énorme, on a réussi à décomposer l'atome, etc. Mais les hommes, que sont-ils devenus au milieu du triomphe de la technique ? Ils sont restés tels qu'ils étaient jadis, avec tous leurs défauts, leurs vanités, leurs mesquineries, leurs vices, et ni les horreurs de la guerre, ni les plus magnifiques découvertes ne les ont rendus meilleurs...
« Je crains qu'aucun théâtre ne veuille jouer ma pièce », a déclaré Bernard Shaw dernièrement. Bien entendu, il pense tout le contraire, et ses prétendues craintes ne sont que coquetteries d'un dramaturge gâté par le succès et sûr de lui.


In L'Européen, Hebdomadaire économique, artistique et littéraire, 19 février 1930