dimanche 26 octobre 2014

Sacha Ivanov, Le Rayon jaune (1939)

La série des Récits express recèle quelques textes conjecturaux. Nous avons déjà évoqué Le Serpent de mer (1937), en voici un autre:

Le Rayon jaune (1939)


En Australie, un Américain qui est « à la recherche d'une invention qui doit révolutionner l'univers » loue les services de Luc La Raie, capitaine du « Anne-Marie ». Dans le Pacifique, l'Américain prévient Luc qu'ils touchent au but : l'« Anne-Marie », victime du rayon jaune, peine à avancer : « c'est l'invention d'une bande de corsaires des mers, qui arrêtent grâce à leur rayon, tous les navires, passant à distance voulue ». L'équipage repêche un naufragé asiatique échappé de l'île maudite d'où part le rayon jaune capable d'immobiliser machines et hommes. L'Américain n'est qu'un traître, l'inventeur du rayon jaune, ayant entraîné l'« Anne-Marie » à cet endroit. Il les conduit dans l'île de l'Epouvante pour les réduire en esclavage afin de creuser un énorme réservoir dans le roc pour « utiliser l'eau de l'océan comme source d'énergie pour mouvoir [ses] moteurs et machines électriques. » Finalement grâce à des tonneaux d'eau de vie dont abusent les corsaires, Luc La Raie et ses compagnons s'échappent...

jeudi 23 octobre 2014

Flambart des Bords, Dix pas dans l’inconnu (1910)

Voici un nom bien oublié hormis pour son œuvre conjecturale Dix pas dans l’inconnu publiée en 1910 aux éditions Union internationale d’édition.
L'oeuvre de cet auteur semble peu importante citons simplement:
Mini-musette. Roman contemporain, éditions G. Ficker, 1911
Jean du Béquet, Librairie générale et internationale G. Ficker, 1912


La critique de l'époque est elle aussi peu importante, en voici un exemple:

DIX PAS DANS L'INCONNU (Nouvelles suggestives et extraordinaires.), par Flambart des Bords. Ce livre, ,d'un genre tout spécial, procédant à la fois d'Edgar Poë, de Jules Verne et aussi des écrits les plus sérieux, à la logique la plus serrée des dialecticiens, des philosophes et des hommes de science, ne s'adresse pas à tout le monde.
Dans cet ouvrage, auquel Flambart des Bords a mis, en sous-titre, « Nouvelles suggestives et extraordinaires », l'imagination a sa part avec le fantastique, la raison a la sienne avec les déductions reposant sur des bases certaines et connues. Enfin, à côté du merveilleux et de l'imprévu, i! y a le domaine, si positif, de la science pure et expérimentale qui, d'hypothèses en déductions, offre un vaste champ d'observations. L'application de rayons d'une intensité particulière, l'explication, très plausible, de nos attractions, de nos répulsions paraissant irraisonnées, de sentiments nouveaux, de sensations étranges et souvent déconcertantes peuvent, en effet, nous mettre sur une voie non encore frayée, très intéressante à étudier, à parcourir, à défricher, pour le plus grand profit de l'humanité. N'y aurait-il que des pensées, des impressions fugitives, elles peuvent être le point de départ de découvertes insoupçonnées. C'est ce qui fait tout l'intérêt de cet ouvrage, non encore vu.


In Le Magasin pittorresque, 1912

mardi 21 octobre 2014

Le Journal téléphoné... sans fil (1907) et la fin du livre

En 1907, un périodique algérien présente une conférence donnée par Paul Otlet ( 1868-1944) imaginant la transformation radicale du livre par la téléphonie:


Le Journal téléphoné... sans fil 

 Dans une conférence faite à Ostende, à l'occasion de l'inauguration de l'Exposition belge du Livre, M. Otlet s'est livré à d'amusantes fantaisies sur les métamorphoses probables de l'avenir. Fantaisie, sans doute, mais pas utopie, dit l'humoriste - conférencier; « -L'utopie d'hier n'est-elle pas le rêve d'aujourd'hui et la réalité de demain ? » Nous ne pouvons résister au plaisir de citer cette amusante présentation du journal de l'avenir, le journal téléphoné ... sans fil: « Demain, la téléphonie n'aura plus de fil comme déjà la télégraphie s'en est débarrassée. Alors, — qui nous défend d'y croire ? — nous assisterons à une nouvelle transformation du Livre, la plus déconcertante de toutes, peut-être, laissant loin derrière elle la publication de journaux et dépêches à bord des paquebots telles que viennent de l'imaginer les grandes compagnies transatlantiques. Les agences Havas Reuter et Wolff deviendront des centres permanents d'émissions d'ondes sonores, chronométrées chacune à des longueurs différentes, de manière à empêcher toute interférence. Ce qui cause aujourd'hui le désespoir du technicien fera alors sa joie : la possibilité de recueillir les ondes à tous les points de la sphère d'action, tandis qu'actuellement l'on voudrait pouvoir les concentrer et les diriger sur un seul point, tournera à l'avantage d'un mode universel de transmission des informations. Chacun portera sur soi, dans son gousset, un tout petit cornet qu'il accordera d'un tour de vis à l'intensité d'ondes adoptée par chaque centre émetteur. A 1-25 il sera en communication avec l'agence Havas, à 142 avec l'agence Reuter ; le Parlement français sera 222 et le cours donné par M. Virchow dans sa chaire de Berlin, sera fait désormais devant l'auditoire mondial pourvu que celui-ci ait réglé son cornet sur... 425. » 

 Anonyme, « Le Journal téléphoné sans fil »,
in Le Journal général de l'Algérie et de la Tunisie, n° 2320, Alger, 10 janvier 1907

lundi 20 octobre 2014

Vladimir Odoievski, La Cité sans nom et Mikhaïl Artsybachev, Sous le Soleil (1924)

Les éditions Lingva, récemment créées par Viktoriya Lajoye avec la complicité de Patrice Lajoye, les animateurs de l'incontournable Russkaya Fantastika, site consacré à la science-fiction et au fantastique du domaine russe (Russie, Ukraine, Biélorussie), proposent des textes relevant de la littérature conjecturale romanesque (mais pas seulement).

En novembre 2014 est annoncé La Cité sans nom de Vladimir Odoievski (1803-1869). Ce recueil de nouvelles contient quelques pépites d'un auteur qui a oeuvré aussi bien dans le fantastique que dans la science-fiction.

Extrait de la présentation de l'éditeur: 
"Ses visions du futur sont aussi étonnantes : non seulement il fait œuvre de visionnaire du point de vue technologique – les inventions qui parsèment son roman inachevé L'An 4338 sont remarquables – mais aussi du point de vue sociologique. Certes, il reste fidèle au régime tsariste, mais il y voit comme un rempart face à certaines idées qu'il juge dangereuses pour l'Etat : le libéralisme et l'utilitarisme."




Pour le premier semestre 2015 est annoncé Sous le Soleil de Mikhaïl Artsybachev.

Présentation de l'éditeur:


"Écrivain cynique, voire nihiliste, Mikhaïl Artsybachev (1878-1927), exilé en Pologne à la suite de la Révolution d’Octobre et de la Guerre civile, publie en 1924 une nouvelle de science-fiction post-apocalyptique, "Sous le soleil." Un texte court mais fort et poignant dans lequel il préfigure les propos que tiendra plus tard Albert Einstein: “Je ne sais pas quelles armes seront employées durant la 3e Guerre mondiale, mais pour la 4e, ce seront des bâtons et des pierres”. "Sous le soleil" est suivi d'un texte pour le moins inattendu: le journal d'un mort au cimetière."

Toutes les informations sont disponibles sur la page Facebook des éditions Lingva

dimanche 19 octobre 2014

Aéroplanes et locomotion aérienne (1908)


Dans les "Nouvelles à la main" rédigées par Le Masque de Fer et publiées dans Le Figaro du 22 août 1908, on trouve ces deux très courtes anticipations humoristiques:


Aéroplanes.
- D'ici peu nous verrons des aéroplanes sillonner les airs à une vitesse effrayante.
 - On leur dressera des contraventions.
 - Comment ?
 - Au vol parbleu



- Lorsque la locomotive aérienne sera devenue tout a fait usuelle, que de modifications dans les moeurs ! 
 - Evidemment. Ainsi les concierges... 
- Que leur arrivera-t-il ? 
 - Eh bien, ils auront forcément leur loge sur le toit des maisons!

Illustration :  Robida

samedi 18 octobre 2014

Théo Varlet, La Grande panne (1930)



En 1930, paraît aux éditions des Portiques La Grande panne de Théo Varlet mais ce n'est qu'en 1933 que la Revue de la quinzaine du Mercure de France publie la critique suivante:

La Grande Panne de M. Théo Varlet est un excellent roman de merveilleux scientifique et qui, fort bien mené, à la cadence d'un reportage, ne cesse un seul instant d'intéresser. D'une tentative pour atteindre la lune, en obus-fusée (cet obus fait un peu Jules Verne), une « astronaute » américaine a rapporté des poussières cosmiques qui, traitées aux rayons Roentgen, développent un pullulement de corpuscules, puis de végétations, puis de monstres du genre des Xipéhuz de M. J.-H. Rosny aîné. Cette faune se nourrit d'électricité, elle désorganise de fond en comble le machinisme terrestre, jusqu'à ce qu'on lui coupe partout les courants. Si l'intrigue amoureuse que M. Varlet a cru devoir insérer dans son récit y paraît falote, en revanche l'appareil para-scientifique de celui-ci est remarquablement composé. Il faut retenir, à sa base, la notion très probable que notre mode d'existence est une fleur de serre exceptionnelle qui ne dure que grâce à l'écran de l'atmosphère contre la nocivité de l'éther; que nous sommes une localisation très particularisée, et isolée sous vitre, de la vitalité universelle; en désaccord complet avec elle. La Grande Panne révèle une imagination d'une qualité rare et de fortes connaissances chez son auteur.


In Mercure de France, 1933


vendredi 17 octobre 2014

L de Beaumont, Les Derniers jours de la Terre (1879)

Alors qu'en ce début de XXIe siècle nous craignons le réchauffement ou le changement climatique, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, l'hypothèse d'un refroidissement général du système solaire du fait d'un soleil qui « s'éteint » était souvent évoquée. C'est le cas par exemple dans L'Amour dans Cinq mille ans de Fernand Folkney.



LES DERNIERS JOURS DE LA TERRE

Vous rappelez-vous cette belle légende arabe du voyageur éternel, qui, tous les mille ans, repasse par le même chemin ?
« Visitant un jour une ville très-ancienne et prodigieusement peuplée, raconte Kidz, le personnage fantastique, je demandai à l'un de ses habitants depuis combien de temps elle était fondée.
C'est vraiment, me répondit-il, une cité puissante, mais nous ne savons depuis quand elle existe, et nos ancêtres à ce sujet étaient aussi ignorants que nous.
» Dix siècles après, je revins aux mêmes lieux et ne pus apercevoir aucun vestige de la ville. Un paysan cueillait des herbes sur son emplacement. Je lui demandai depuis combien de temps elle avait été détruite.
En vérité, dit-il, voilà une étrange question. Ce terrain n'a jamais été autre chose que ce qu'il est à présent.
» A mon retour, mille ans plus tard, je trouvai ce même endroit occupé par la mer. Sur le rivage se tenait un groupe de pêcheurs à qui je demandai depuis quand la terre avait été couverte par les eaux.
Est-ce là, me dirent-ils, une question à faire par un homme tel que vous ? Ce lieu a toujours été ce qu'il est aujourd'hui.
» Au bout de mille autres années, j'y retournai encore et la mer avait disparu. Je m'informai auprès d'un pâtre qui gardait ses troupeaux sur les flancs d'une haute montagne, et il me fit la même réponse que j'avais eue précédemment.
» Enfin, après un égal laps de temps, je retournai une dernière fois dans ces parages. Une cité florissante, plus peuplée, et plus riche en monuments que celle que j'avais déjà visitée, s'étendait à perte de vue. Lorsque je voulus me renseigner sur son origine, les habitants me répondirent :
_ La date de sa fondation se perd dans l'antiquité, nous ignorons depuis quand elle existe, et nos pères n'en savaient pas plus que nous.
» Et après mille ans encore, ajoute Kidz, je repasserai par le même chemin... »
Là s'arrête le conteur du treizième siècle. Sans doute,il ne prévoyait pas la crise finale où la nature et l'humanité s'immobiliseront dans la mort. Au bout de ces transformations, de ce perpétuel recommencement des choses, il ne pressentait pas l'extinction totale de la lumière et de la vie. Telle quelle est, pourtant, cette allégorie est saisissante. Elle nous démontre notre petitesse ; elle définit à merveille l'illusion qui nous fait envisager comme immuable le monde au milieu duquel nous vivons, et nous apprend que l'histoire tout entière de l'humanité ne compte pas plus dans l'infini que celle du misérable insecte qu'un jour d'été voit naître, aimer, se reproduire et mourir.
Plus heureux que Kidz, je peux terminer ce grand voyage à travers les ans. Lui se bornait à noter les changements réalisés sur un point du globe ; je vais les embrasser dans leur ensemble, et d'un seul coup. Sans effort prophétique, sans invocations de cabale ni de magie, je veux, lecteurs, vous faire assister aux convulsions suprêmes de notre Terre, et décrire en quelque sorte de visu, l'effrayante minute qui marquera son anéantissement. — De même, grâce à la science, l'astronome détermine le moment précis où deux astres se rencontreront, l'heure et la seconde, où, dans cent ans, telle éclipse de lune ou de soleil épouvantera les campagnes.

...Notre planète est donc refroidie.
La chaleur centrale, faible et tiède déjà, ne parvient plus à la surface de l'écorce graduellement épaissie. D'incessantes infiltrations ont appauvri les mers. L'eau se retire, devant la rive ; les fonds océaniens s'élèvent ; les îles se rattachent aux continents ; les méditerranées disparaissent.
Chassés des régions septentrionales par le lent accroissement des glaces polaires, les peuples émigrent vers le Sud, où jusqu'aux derniers jours, vont se manifester les prodiges d'une civilisation agonisante.
Déjà la Russie, le Nord-Amérique, le Japon, le Thibet,l'Europe et la France — d'une part — n'existent plus qu'à l'état de souvenir, dans les vieilles chroniques, péniblement déchiffrées par un Champollion de ces temps-là. D'autre part le Sud-Amérique, la Nouvelle-Hollande et quelques autres terres australes, envahies par les glaces, sont mortes pour l'homme. L'Equateur seul est habitable. L'Afrique centrale, les Indes, les contrées voisines du grand canal interocéanique se couvrent de villes prodigieusement peuplées et les races aborigènes, mêlées aux débris des familles que le froid du Nord a poussées jusque-là, se confondent avec celles-ci dans une race unique et nouvelle, dont nul anthropologiste actuel ne saurait déterminer l'angle facial.
Alors se produisent d'étranges découvertes, des inventions inouïes, auprès desquelles les nôtres ne sont que de grossières ébauches. Placé dans un monde tout neuf, qui amasse pour ! lui depuis des milliers de siècles d'inestimables trésors, l'homme civilisé du Sahara, du Nil bleu, du fleuve des Amazones et des pampas ouvre enfin ses yeux étonnés sur les merveilles qui l'environnent ; il frappe le sol, et des miracles se réalisent. Une chimie, une mécanique, une dynamique nouvelles, sortent tout armées de son cerveau. L'air, la terre et ses entrailles, la, mer avec ses continents nouveaux, tous les éléments deviennent, entre les mains de cet homme perfectionné, des instruments dociles, qu'il dompte, assouplit et transforme au gré de sa fantaisie.
Et pendant ce temps-là, le Soleil, coeur du monde, astre pondérateur des mouvements de notre système, va pâlissant et se refroidissant par degrés...

Ecoutons ici M. Faye, l'éminent astronome :
« Ce coeur refroidi, c'est la mort. Quand le flambeau se sera éteint, la vie animale et végétale, qui auront depuis longtemps commencé à. se resserrer vers l'Equateur, disparaîtront entièrement de notre globe.
» Réduit aux faibles radiations stellaires, il sera envahi par le froid et les ténèbres de l'espace ; les mouvements continuels de l'atmosphère feront place à un calme complet ; les derniers nuages auront répandu sur la terre les dernières pluies ; les ruisseaux, les rivières et les fleuves cesseront de ramener à la mer les eaux que la radiation solaire leur enlevait nécessairement. La mer elle-même,entièrement gelée, cessera d'obéir aux fluctuations des marées. La terre n'aura plus d'autre lumière propre que celle des étoiles filantes, qui continueront à pénétrer dans l'atmosphère et à s'y enflammer. Peut-être les alternatives qu'on observe dans les étoiles au commencement de leur phase d'extinction se produiront-elles dans le soleil; peut-être le développement de chaleur, dû à quelque cataclysme de la masse solaire, rendra-t-il un instant à cet astre sa splendeur primitive, mais il ne tardera pas à s'affaiblir et à s'éteindre une dernière fois, comme les étoiles fameuses du Cygne, du Serpentaire et de la Couronne .
» Quant au reste de notre petit monde, planètes et comètes partageront le sort de la Terre, tout en continuant à circuler suivant les mêmes lois autour du Soleil éteint ! »
Mais avant cette effroyable fin qu'arriver a- t-il? Quelles seront, au milieu de cette décrépitude universelle, les destinées de la grande famille humaine ?

*.

Imaginons la dernière année de la terre expirante.
Les deux calottes glacées des pôles s'avancent peu à peu l'une vers l'autre. A l'Equateur, un cercle de terres encore habitées et de mers encore libres entoure le globe, dont les dix-neuf vingtièmes, sont morts déjà. Là, dans cette étroite couronne, la vie semble concentrée comme les derniers rayons d'une lampe près de s'éteindre. Les hommes et les langages sont confondus.
Les grandes espèces animales, chassées elles aussi par le froid, se mêlent aux survivants de notre race. Une promiscuité touchante unit toutes les créatures ; un seul sentiment subsiste : la fièvre de la conservation. On voit des grappes d'êtres tordus, enlaces pour chercher dans les flancs l'un de l'autre un vestige de chaleur. Les serpents n'ont plus de venin ; les lions et les tigres, plus de griffes redoutées. Les fauves fraternisent avec nous. Tout veut vivre et vivre encore, vivre jusqu'au dernier jour !

« Enfin, ce jour viendra. Les rayons d'un pâle soleil éclaireront un lugubre spectacle : les cadavres glacés de la dernière famille humaine morte de froid et d'asphyxie sur le rivage de la dernière mer desséchée !... »
« Après cette mort terrible, apparaîtra l'aurore d'une humanité nouvelle. Lorsque la vie aura disparu de la surface des planètes, cette même cause qui l'aura rendue impossible sur ces astres glacés la rendra possible sur le soleil refroidi.
« Alors, il passera par les diverses phases géologiques que les autres corps de notre système ont traversées. Une création organique viendra animer sa surface et sa planète nouvelle, il emportera lui aussi une humanité autour de ce cercle inconnu d'attraction qui l'entraîne présentement vers la constellation d'Hercule. Ce lointain soleil s'éteindra à son tour !..»

Chaîne mystérieuse et infinie !


L. de Beaumont, « Les derniers jours de la Terre », in Les Soirées littéraires, n°2, 9 novembre 1879

A lire :
Sur l'Autre face du monde : Une expédition polaire aux ruines de Paris