samedi 20 décembre 2014

Offre de Noël publie.net #1

DU SAMEDI 20 DÉCEMBRE AU VENDREDI 2 JANVIER

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mardi 16 décembre 2014

[numérique] Paris Futurs, l'anthologie mise à jour et augmentée

INFORMATION : Version numérique de Paris Futurs. Une première version a été publiée en 2013. La seconde version mise à jour et augmentée est disponible chez publie.net, collection ArchéoSF
Si vous souhaitez uniquement la version numérique, elle est disponible ici:http://librairie.publie.net/.../9782814507401/paris-futurs

Si vous aviez acheté la première version, il suffit de la mettre à jour (gratuitement).

Une version papier est aussi disponible. Face au succès des précommandes, une quarantaine d'exemplaires supplémentaires sont disponibles. Attention, ce tirage est en quantité limitée. En cas de besoin, un autre tirage sera proposé (mais pas avant mi-janvier).

lundi 15 décembre 2014

La mode en 1950 ou 2000 (1928)

Anticiper les éléments du quotidien est une occupation régulière des chroniqueurs. Ici Le petit Grégoire imagine la mode du futur...

SOURIRES


Ce que sera la mode en 1950 ou en l'an 2000 ? A ce sujet, les Américains se sont livrés à des prévisions fantaisistes. En France, nous étudions le problème plus sérieusement et j'aperçois, d'ailleurs, au tréfonds d'un article publié par le docteur P. E. Morhardt, dans la « Vie Médicale » quelques indices qui se traduiront fatalement - tôt ou tard - par des réalités...
Ce docteur, en avance d'un siècle au moins sur son époque, ne tari pas d'éloges sur le costume féminin. Et je crois, fichtre, qu'il a raison nos soeurs respirent mieux que nous, elles n'enfouissent pas leurs bras, ni leurs jambes, ni leur gorge dans des tissus épais, elles reçoivent très intelligemment le maximum de radiations solaires... Ce maximum est même franchi, en été, sur les plages, mais passons...
Il est donc scientifiquement établi que le vêtement hygiénique est le vêtement fin, aéré, transparent, décolleté.
- A bas les faux-cols ! ajoute le docteur Morhardt, s'adressant surtout aux hypertendus qui risquent chaque soir une hémorragie cérébrale... Et si vous m'en croyez, messieurs, utilisez les fards afin d'éviter les vieillissements précoces...
Très bien. Je constate avec plaisir que l'homme est appelé à s'orienter vers la dentelle, la chaussette ajourée, la poitrine au vent, pendant que la femme, de plus en plus, manifestera son goût pour le feutre à large bord, les gilets, les cravates, les bottes à l'écuyère... Laissons le temps faire son ouvrage, mais un jour - ne me demandez pas de date précise, je vous en prie un jour - les deux tendances se rejoindront : la logique exigera alors que les couturiers sortent de leurs ateliers le complet convenant aux deux sexes, le costume léger et ouvert, combinaison idéale issue de la robe et du pantalon, du veston et du corsage!...
Cette solution est conforme, après tout, aux suggestions élastiques du docteur Morhardt... Et elle implique, au surplus, une économie appréciable dans les budgets familiaux, l'habit étant endossé par Monsieur dès que Madame est de retour à la maison...
- Mais qui portera la culotte ? interroge le vieux légiste imbu des préjugés du Code Napoléon...
- La question ne se pose pas, Monsieur le vêtement unique, en égalisant les sexes, supprime le problème de l'autorité conjugale...


Le Petit Grégoire, chronique « Sourires », in L'Ouest Eclair, n° 9873, 7 novembre 1928

A lire sur ArchéoSF: La mode en l'an 2000 (1898)

samedi 13 décembre 2014

jeudi 11 décembre 2014

Le Petit Grégoire, Mais que deviendra le Kid? biographie anticipée (1934)

Un petit texte paru en 1934 dans la rubrique "Sourires" à la Une de L'Ouest-Eclair imagine que le Kid du film du même nom de et avec Charlie Chaplin a vécu sa vie à l'envers, à l'instar de ce qui se passe dans L'Horloge des siècles d'Albert Robida.

SOURIRES

Mettre la charrue devant les boeufs, commencer par où l'on devrait finir, constitue un exercice acrobatique peu en vogue chez les Français : n'empêche qu'il est très américain...
En douteriez-vous en lisant la vie de Jackie Coogan ? Cette vie est une marche à rebours qui inflige un solennel démenti à tous les professeurs d'expérience et de sagesse... Elle n'est pas encore écrite, je sais... Mais je peux vous en tracer les grandes lignes :
«En 1919, cinq lustres brillant sur sa jolie tête, Jackie avait déjà conquis une gloire mondiale réservée d'ordinaire aux vieillards éminents... Entre deux parties de bille, il tournait les chefs-d'oeuvre de l'écran, lesquels tournaient ensuite tous les cervelets de la planète... On l'appelait l'enfant prodige en réalité, il était le vieux « prégosse », c'est-à-dire le mortel qui a été quinquagénaire avant d'être gamin.
« En 1924, l'artiste couvert de lauriers et de dollars prenait une retraite bien gagnée. A l'âge de dix ans, on aspire non à la pompe mais au repos - cela se conçoit - quand on a porté la perruque des jeunes premiers d'Hollywood et abîmé ses prunelles aux feux pleins d'artifices des sunlights...
« En 1935, ayant décroché sa majorité à la manière d'un président du Conseil luttant contre les coups du destin, le petit père conscrit obtenait la démission de son conseil judiciaire... Tout comme un barbon séquestré en raison de ses folles dépenses.
« En 1955, Coogan songea - il n'est jamais trop tard pour bien faire - à acheter un peu d'instruction... Il en avait les moyens... On le vit, quadragénaire studieux, briller dans la lecture et l'écriture. Vers 1960, il passait son certificat d'études américaines.
« Enfin, en 1985, il atteignait l'enfance, cette enfance joyeuse et sans soucis qui laisse de si beaux souvenirs chez les hommes... »
Ainsi se termina l'aventure fantastique du « Kid » qui descendit le chemin de l'existence au lieu de le monter...
Plus tard, les enfants d'Amérique étudieront, non sans ébahissement, cette course d'une lumineuse écrevisse dans le livre que prépare un érudit californien et qui aura pour titre « De viria illustribus urbis... Hollywoodis ».


Le Petit Grégoire, « Sourires », L'Ouest Eclair, n° 13873, 31 octobre 1934.

Notes:
Il y a des coïncidences étonnantes entre la vraie vie de Jackie Coogan et cette biographie fictive:
En 1935, il a 21 ans, il gagne un procès lui permettant de récupérer une partie des droits dont il avait été spolié par sa mère et son beau-père.
Dans les années 1960, il ne s'instruit pas mais joue dans la série La Famille Adams (il incarne l'oncle Fester).
Il n'atteint pas tout à fait l'enfance en 1985 car il meurt d'une crise cardiaque en 1984.

mardi 9 décembre 2014

Octave Uzanne, Les Bibliothèques de l'avenir (1901)

Les Bibliothèques de l'avenir 


Les bibliothèques de l'avenir, dit M. Octave Uzanne dans la Revue franco-allemande du mois de février dernier, ne contiendront qu'un choix de livres très judicieux. Aucun roman, fort peu d'ouvrages de poésie, quelques rares récits historiques, de nombreuses bibliographies, des dictionnaires spéciaux à pleins rayons et des œuvres de référence autant que possible. A ce fonds de roulement on joindra une pharmacie de l'âme, c'est-à-dire une sélection de moralistes blacks and whites, faits pour être lus selon les éclairages intérieurs et d'après les élévations du thermomètre intellectuel,'a niveau des mélancolies ou des joies excessives.
« Les romans, ces dupeurs d'imagination et ces inutiles gaspilleurs de temps seront a jamais proscrits, ainsi que les œuvres de théâtre, qu'on pourra voir interpréter – et encore - mais qu'on ne lira plus. Le bibliophile, devenu pratique, considérera sa bibliothèque comme un immense directory des littératures universelles, comme un guide à travers les connaissances générales de la bibliographie, comme une source claire de tous renseignements littéraires. On collectionnera les index de toutes natures, les encyclopédies condensées, les glossaires des mots et des choses, les compendiums des sciences modernes, de façon à posséder sous la main, en un cabinet confortable, une sorte de bibliothèque servant d'office à toutes les littératures du monde. Tous les livres seront solidement reliés avec certaines allégories ou symboles sur les dos, afin de faire reconnaître leur classement, leur nature ou leur genre.
« Il m'est avis qu'aucun bibliophile de l'avenir ne possédera plus des masses de livres très encombrants et d'autant plus pénibles à consulter que trop souvent y manquent les tables et les index.
« Mais, comme la curiosité, la science, l'amour de l'étude, la passion des écritures d'art ne perdront pas leurs droits, le lettré du XXe ou XXIe siècle sera abonné à quelque cercle considérable, sorte de Polybilion club, où il aura, a sa convenance, pour lire sur place en de merveilleux salons silencieux – sinon pour emporter domicile –tous les ouvrages dont ces index auront bien pu lui révéler l'existence. Ces polybiblion clubs seront constitués aisément au capital de deux ou trois mille sociétaires, lesquels, par esprit de tranquillité et aussi d'économie, ne trouveront pas excessif de verser, comme cotisation annuelle à ces bibliophilic clubs un millier de francs, afin de constituer à cette maison de science une rente générale de 2 à 3 millions nécessaires à l'achat et à l'entretien des livres et au train des conservateurs. On peut concevoir aisément quel allégement ce sera pour les bibliophiles que d'être relevés du souci d'entretenir une grande bibliothèque. Ils obtiendront téléphoniquement de leur club des renseignements et des assurances d'envois de livres, et ils ne conserveront à leur disposition, en une seule armoire, que le matériel nécessaire a. l'aiguillage de leur intelligence sur toutes les voies possibles de la littérature, de l'histoire, de la science, de la théologie et des voyages, » Octave UZANNE (Revue franco-allemande, février 1901).



In Revue universelle, 1901.

A consulter : le blog Octave Uzanne
A lire chez Publie.net : Albert Robida et Octave Uzanne, La fin du livre (1895)
Illustration : La fin du livre, illustration de Robida

lundi 8 décembre 2014

Rêves d'hier, réalités d'aujord'hui (1959-1960)

La collection de vignettes Les Merveilles du monde éditée par le Chocolat Nestlé et le Chocolat Kohler proposait en 1959-1960 une série d'images consacrées aux rêves d'hier devenus réalités à la fin des années 1950. On y trouve des images inspirées de Robida et d'autres grands illustrateurs ayant anticipé l'avenir.

En voici quelques exemples :