mardi 3 mai 2016

[podcast] La Terre sans plus, autour de Jules Verne

L'émission Mauvais genres du 30 avril 2016 animée par François Angelier et Jean-Luc Rivera entre autres sur France Culture  était consacrée à Jules Verne.

Présentation de l'émission : 
A l'occasion de la sortie d'un troisième volume de la bibliothèque de la Pléiade consacré à Jules Verne, Mauvais Genres évoquera la vision planétaire du romancier : la Terre, toute la Terre, rien que la Terre, mais saisie dans toutes ses dimensions : celle de la spéléologie épique, de l'astronautique délirante et de la randonnée ludique de Voyage au centre de la Terre au Testament d'un excentrique en passant par les deux romans lunaires. 
En second temps d'émission, rencontre avec l'auteur américain de science-fiction Jeff Vandermeer et évocation de l'univers de Satanik.

mercredi 6 avril 2016

[Parution] Anthologie Les Ruines de Paris

L'anthologie Les Ruines de Paris, dernière née de la collection ArchéoSF paraît aujourd'hui au format papier.
Vous pouvez vous la procurer sur le site de l'éditeur et dans tous les points de vente habituels. La version numérique est aussi disponible.

La couverture est signée Roxane Lecomte :



Au côté de son grand frère, Paris Futurs, premier volume de la collection ArchéoSF format papier



Jetons un oeil à l'intérieur:
 

Page de garde:

Le sommaire:



vendredi 1 avril 2016

[parution] Galaxies science-fiction n° 40: Cosmanthropie

Le nouveau numéro de Galaxies science-fiction nouvelle série vient de paraître. Plusieurs articles se penchent sur la science-fiction ancienne (plus ou moins ancienne) avec notamment un article de l'érudit Jean-Pierre Laigle qui explore, historiquement, le thème de la Cosmanthropie, un premier article d'une série consacrée aux éditions Fleuve Noir sur Henri Bessière (dont on trouve les oeuvres signées sous le pseudonyme collectif F. Richard-Bessière) et la chronique habituelle du Bouquineur qui s'attarde sur La Mer souterraine d'Edoaurd de Keyser.


Au sommaire:


  • Nouvelles
    • Le Guide ultime pour une Stratégie gagnante de Formation des Prix sur le Marché des Paris extraterrestres - T. R. Napper
    • L’Article 3.14 - T’jores Bloontje
    • Douze milliards d'artistes - Gulzar Joby
  • Dossier Cosmanthropie
    • La Cosmanthropie : un aspect du transformisme cosmique chez l’homme dans la science-fiction - Jean-Pierre Laigle
    • Bibliographie Thématique - établie par Jean-Pierre Laigle
    • Paroles d’auteurs - Recueillies par Jean-Pierre Laigle
    • Je suis le parcours (nouvelle cosmanthropique) - Pavel Amnouel
    • La cousine entropie (nouvelle cosmanthropique) - Michèle Laframboise
    • La Chanson de l'Infini (nouvelle cosmanthropique) - Domingo Santos
    • Les Larves (nouvelle cosmanthropique) - Jean-Pierre Laigle
    • * Les Marées de Saturne (bonus e-Galaxies) - Linda Nagata
  • Articles
    • Croisière au long du Fleuve # 1 : Henri Bessière - Didier Reboussin
    • Musique et SF : Kirlian Camera - Thomas Bauduret
    • Le bouquineur : Edouard de Keyser. - Philippe Ethuin
    • Chroniques de Lectures - Coordonnées par Laurianne Gourrier
    • Et si on traduisait - Georges Bormand
    • Sous le scalpel du Docteur Stolze - Pierre Stolze
    • (S)trips - Alain Dartevelle

lundi 28 mars 2016

Les Dimanches de l'abbé Béthléem 28, octobre 1910

Depuis 2012, ArchéoSF explore Romans Revue revue de critique dirigée par le rigoriste Abbé Béthléem. Pour lire la présentation de la revue et de l'abbé Béthléem, cliquez ICI.

Au sommaire de ce nouveau Dimanche de l'abbé Béthléem, une critique du roman Les Rois de Jules Lemaître, quelques éléments de critique sur COntes Cruels de Villiers de l'Isle Adam et une critique virulente des romans policiers.





Au moment de la parution du roman de Jules Lemaître Les Rois, Georges Renard donna ce résumé:



Le roman commence largement. Hermann, un fils de roi, se trouve appelé au pouvoir par la maladie de son vieux père. C'est un prince convaincu qu'il n'est qu'un homme et désireux de faire le bonheur de ses sujets. Il voudrait surtout résoudre la question sociale à coups de décrets. Mais ses premières réformes mécontentent les nobles et les bourgeois ; une manifestation qu'il autorise dégénère en émeute. Le prince fait tirer sur la foule ; après quoi, écœuré, découragé, il se réfugie dans la retraite et dans l'amour d'une jeune fille qui a été l'inspiratrice de ses velléités libérales. Il est sur le point d'abdiquer et de s'enfuir avec elle, quand il est tué mystérieusement. Quel est l'assassin ? Un frère ambitieux ? Un agent du parti révolutionnaire ? Sa maîtresse ? Non, mais sa propre femme, poussée par la jalousie et plus encore par l'indignation de voir un prince trahir la royauté. Le vieux roi, au nom de la morale des rois, fait pendre une innocente, absout la meurtrière et, comme elle a un fils enfant, remet la régence entre ses mains sanglantes. 

Georges Renard, "Jules Lemaître, Les Rois", in Critique de combat, 1894.
 C'est dans la partie Les Collections à bon marché, à l'occasion de la réédition du roman Les Rois dans la Nouvelle collection illustrée (éditions Calmann Lévy, 1907) que se place la critique dans Romans Revue:




Soulignons que les deux critiques recueillies indiquent que Les Rois a pour cadre un royaume imaginaire, l'Alfanie, mais omettent de dire que l'action est censée se dérouler en 1900 alors que l'ouvrage est paru en 1893.

Dans la même collection, paraissait Poil de Carotte, qui n'a rien de conjectural, relevons cette conclusion: "Jules Renard a laissé là une oeuvre vraiment peu banale. Toutefois, quelques pages grossières et même peu décentes ne permettront de la lire qu'avec précaution".
La condamnation des Contes cruels de Villiers de l'Isle Adam n'a rien de surprenante: "ces étranges histoires d'amours satiriques et de consciences perverties sont le fruit d'une imagination détraquée: elles constituent une oeuvre dangereuse et malsaine."

 La section Romans du mois qui est souvent riche en conjecture en est en ce mois d'octobre 1910 complètement dépourvue...
Un dernier sourire avec cette critique (toujours renouvelée) contre la "littérature criminelle":







A dimanche prochain !

samedi 26 mars 2016

La maison de l'an 2000 (1913)

Du 4 au 17 mai 1913 se tint à Nancy l'Exposition de la Cité Moderne. Des conférences eurent lieu et le public put admirer divers projets d'urbanisme venus du monde entier.
Des entreprises du bâtiment exposaient leur savoir-faire. Parmi elles, la Société des Hauts-Fournaux et Fonderies de Pont-à-Mousson proposait un ensemble de panneaux dont l'un nous intéresse car il anticipait la maison de l'an 2000
En 1913, un ouvrage sur l'exposition fut publié (à lire sur Gallica), il décrit les différents panneaux, avec des illustrations, et donne des compte-rendus des conférences.
La pièce en vers dont il est dans l'extrait qui suit a pour titre La Maison de l'an Deux mille du docteur Edouard Imbeaux publiée sur ArchéoSF (cliquez ICI pour la lire)


Hygiène des Habitations et des Villes

(Adduction d'eau — Epuration d'eau — Assainissement)



SOCIÉTÉ DES HAUTS FOURNEAUX ET FONDERIES DE PONT-A-MOUSSON. — La Société des Hauts Fourneaux et Fonderies de Pont-à-Mousson expose une sorte de triptyque, dont les divers motifs sont relatifs : celui du milieu, à la Société elle-même, à ses produits, à ses travaux; celui de gauche, à l'adduction des eaux potables; celui de droite à l'évacuation des eaux usées.

Panneau central. — Le panneau central comprend les vues photographiques des trois usines que la Société possède à Pont-à-Mousson, à Auboué et à Foug. En bordure de ce panneau, à droite et à gauche, des photographies de travaux de pose montrent que la Société de Pont-à-Mousson n'est pas seulement productrice de tuyaux en fonte, mais qu'encore elle sait être, à l'occasion, entrepreneur de travaux publics.

Tout au bas du panneau central figure une maquette donnant, en relief et à l'échelle du 1 /50e,- la coupe de la rue moderne, ou du moins de ce que devrait être la rue moderne.

On trouve là, rangés à leurs emplacements respectifs, les produits fabriqués par Pont-à-Mousson, tant pour l'adduction des eaux potables que pour l'évacuation des eaux résiduaires et des eaux pluviales, l'amenée de gaz, les réseaux de tramways.

Le centre de ce panneau est occupé par une charge amusante :
« La Maison de l'an 2000 ».

C'est une note gaie dans un ensemble plutôt sévère.

Le thème de la démonstration réside dans la circulation continue d'une même eau qui, tour à tour potable et usée, se régénère dans des appareils sur la construction desquels on garde jalousement le secret... et pour cause!... Non sans y abandonner des essences précieusement soutirées de parfums et de vins fins !...

Autour de ce thème, on a brodé. Une amusante pièce de vers décrit avec détail la Maison de l'an 2000 et les occupations de ses habitants.

La maison est faite à l'envers. L'entrée se faisant par le toit-terrasse, en raison des progrès de l'aviation; le concierge habite les combles, les gens chics l'étage supérieur, les domestiques le
rez-de chaussée !

Les bow window sont faits pour regarder le ciel : la rue n'est plus que le passage des petites gens et des bagages qui circulent sur la chaussée roulante.

A l'intérieur, l'hygiène s'est développée à l'extrême; salles de bain et cabinets de toilette prennent le plus clair de l'espace.

La cuisine devient un laboratoire où un pharmacien prépare des pilules et les comprimés que l'on avale sans les sentir passer.
Plus de verres anti-hygiéniques, mais des vases clos, à vaporisateur... ! Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger... !