mardi 28 juin 2011

Vincent T. Hurl, Le Vagabond de l'espace

De Harold Vincent Schoepflin (1893-1968), on ne connaît que deux nouvelles traduites en français. La première « Le Vagabond de l'espace » en 1946 sous le pseudonyme de Vincent T. Hurl et la seconde sous celui de Harl Vincent, « Le rôdeur des terres incultes ».
Ces deux nouvelles furent publiée pour la première dans Astounding Sories of Super-Science en novembre 1930 sous la signature de Harl Vincent, prétendument traduite en français dans le périodique Anticipations, n°9, éditions La Lucarne (Belgique) puis reprise dans la réédition de cette revue par les éditions Recto-Verso en 1989 sans mention .

La seconde originellement publiée dans Astounding Stories en avril 1935 a été traduite pour l'anthologie dirigée par Jacques Sadoul, Les Meilleurs récits de Astounding stories, période 1934/37 en 1974 chez J'ai Lu.
Editée de manière individuelle en français (mais...), chacune de ces nouvelles fait partie d'un court cycle en anglo-américain: « Carr Parker » pour la première et « Prowler » pour la seconde. Le lecteur francophone ne connaît donc pas le destin de ces personnages.
On doit à Schoepflin de nombreux textes inédits en français qui relèvent pleinement du premier âge d'or des pulps avec des titres qu'il est inutile de traduire pour saisir le thème des nouvelles: « The War of the Planets » (1928), « Venus Liberated », « The Explorers of Callisto » (1930), « Lost City of Mars » (1934), … en tout environ soixante-dix nouvelles.

L'anthologie de Sadoul étant trop facile à trouver, je n'évoquerai que de « Le Vagabond de l'espace ».
Le texte paraît donc en français dans la revue Anticipations des éditions la Lucarne en 1946. Dans les pages de ce périodique, on trouve des nouvelles tirées des pulps (souvent d'avant guerre) ainsi que du rédactionnel en lien avec l'espace.
« Le vagabond des étoiles » bénéficie dans les pages d'Anticipations d'une « adaptation » et non d'une traduction. On peut donc qu'être fort prudent par rapport au respect de l'oeuvre originale.
Résumons l'histoire: Bert Redmond se rend dans un bourg de l'état de New York à l'appel de Joan pour y trouver la maison Carnody malgré les avertissements de la population locale. Joan y est installée avec son frère Tom qui mène des expériences sur la cinquième dimension! Grâce à la modulation des intervalles d'oscillation de l'énergie qui constitue la matière, il est possible de voir un autre univers dans lequel plonge le regard Bert. Bien sûr il y a un problème: Joan et Tom sont enlevés par des hommes-araignés et Bert se trouve propulsé dans « un noir abîme d'infini ».Heureusement, il rencontre le vagabond de l'espace qui le recueille dans une sphère et qui peut lui venir en aide car ils sait où sont sa fiancée et son frère. C'est un monde inconnu que peut découvrir Bert: « il y avait des formes géométriques brillantes se déplaçant dans l'espace infini […] un arc gigantesques de formes lumineuses franchissait la sombre étendu d'un cosmos inconnu ». Une course dan l'espace, le temps et l'infini commence pour aboutir à Utaria, lieu de destination du Vagabond. On ne passe pas sans risque les bornes de l'espace infra-dimensionnel... Le planet se fait opera, le Vagabond dévoile un monde ignoré de Bert et des humains, un monde en péril dans lequel défilent « les entités mystérieuses et intangibles du Cosmos ».
Il est temps de prévenir Joan et Tom de leur folie à vouloir traverser le cosmos, découvrir les univers existant dans les autres plans. Tom ne peut se laisser convaincre et par son sacrifice sauve la Terre d'une inévitable invasion... Le Vagabond des étoiles « surveillerait l'univers, les nombreux habitants des différents plans. Il avertirait les peuples à forme et émotions humaines des dangers qu'ils pourraient courir. Il les aiderait. Expiant à travers l'Infini, offrant sa souffrance à la cause de la Vie. »

Il suffit maintenant de se référer à l'édition originale disponible ICI pour voir à quel point le texte a été modifié. Mais s'agit-il bien du même texte? De toute évidence non. Soit l'adaptateur s'est laissé porté par son imagination, soit il s'agit de la traduction d'un autre texte.

Ce billet est publié dans le cadre du challenge Summer Star Wars lancé par Lhisbei
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