samedi 17 mars 2018

E.H. Weiss, La Torpille postale (1928)

Le magazine VU a publié divers articles de prospectives. Dans son numéro n°6 de 1928, E.H. Weyss présente un projet de "torpille postale". Il s'agit de relier les grandes villes entre elles et de déployer un réseau de pylônes permettant de faire circuler de petits véhicules autonomes à 400 km/h !





La torpille postale

Nous sommes dans le siècle de la vitesse, et seuls les services administratifs opèrent avec une sage lenteur. Le transport des lettres souffre de la routine et l'avion postal rapide est tributaire de toutes les manipulations à l'arrivée comme au départ. Il coût d'ailleurs trop cher.

Deux ingénieurs, MM. L. Hirschauer et A. Talon, ont proposé d'établir des voies ferrées légères, reliant les grands centres, sur lesquelles circuleraient de petits véhicules chargés de lettres et de colis légers. Les lignes seraient constituées par une série de tabliers suspendus entre de grands pylônes distants de 500 mètres.




Grâce à un guidage spécial sur les rails, la vitesse atteindra 400 kilomètres à l'heure et les torpilles automotrices sans conducteurs se commanderont par des postes centraux. Chaque véhicule sera muni de moteurs électriques recevant le courant par des conducteurs et des frotteurs.
Cette réalisation est possible, le faible supplément d'affranchissement demandé rémunérant le capital nécessaire. Grâce aux formules modernes de l'architecture, les voies aériennes avec leurs gares spéciales sont déjà conçues de manière à présenter un aspect original, où l'art décoratif et la technique de la construction font un heureux ensemble.



Un projet de ce genre doit être exécuté, car il donnera à nos relations commerciales un essor fécond et nécessaire à notre époque.



E. H. Weiss, « La torpille postale », in VU, n°6, 1928.

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