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ISSN 2496-9346

vendredi 9 novembre 2012

Geoffrey X Passover, Les Survivants de l'an 2000 , illustration de Michel Gourlier

Geoffrey X Passover a signé dans les années 1970 plusieurs titres relevant de la science fiction dans la collection (Nouveau) Signe de Piste. Cette collection recueillant plutôt des récits scouts dans lesquels les valeurs de solidarité sont importantes mais aussi les valeurs traditionnelles dans la veine de Serge Dalens et sa série du Prince Eric.
On trouve pourtant quelques textes étonnants comme ceux signés Michel Grimaud (série Rôohr, romans préhistoriques).
Geoffrey X Passover, de son vrai nom Emmanuel Bonfilhon de Regneiris, n'est guère à l'aise dans le genre SF (il a écrit sous divers pseudonymes des romans de genres différents pour Signe de Piste). On gardera peut-être en mémoire les dessins de Michel Gourlier...


mercredi 7 novembre 2012

Voyagez dans le temps avec ArchéoSF et Publie.net


Titres à retrouver sur Publie.net !

mardi 6 novembre 2012

Albert Robida, L'Horloge des siècles


Régulièrement la rubrique RétroSF sur ActuSF présente des textes de science fiction ancienne. En novembre, Albert Robida est à l'honneur.

On admire souvent les gravures et dessins d’Albert Robida (1848-1926), sans toujours savoir d’ailleurs qu’il s’agit de lui. 60 000 dessins, 200 œuvres illustrées, direction de périodiques (comme La Caricature ou le Petit Français illustré), auteur d’environ 70 livres sur divers thèmes, l’œuvre d’Albert Robida est importante en quantité mais aussi en qualité.
Ses illustrations évoquant du futur sont sans cesse reprises d’exposition en ouvrage mais ses fictions sont moins connues. Sa bibliographie est pourtant riche de livres, feuilletons et autres récits du futur dont il assure aussi l’illustration comme Le Vingtième siècle, La Guerre au Vingtième siècle, La Vie électrique…
Comme caricaturiste, anticipateur, illustrateur, il aborde de nombreux genres de la science-fiction d’alors de la projection dans le futur au voyage dans le temps comme avec Jadis chez aujourd’hui ou L’Horloge des siècles. Souvent plus audacieux que Jules Verne, il est aussi plus juste dans ses prévisions : il imagine des femmes égales des hommes, un appareil de communication total (le fameux téléphonoscope), des cieux parcourus par des aéroplanes, des rues pleines d’automobiles mais aussi une Terre menacée par la pollution.
La suite est à lire sur ActuSF!

A lire et à voir sur ArchéoSF:
- Au Prix du Grand Palais (gravure d'anticipation de Robida)
- Le Vingtième siècle (gravure d'anticipation de Robida)

lundi 5 novembre 2012

Enigme du lundi : à quoi sert cette machine?

Nouveau lundi, nouvelle énigme sur ArchéoSF. A quoi sert cette machine?


dimanche 4 novembre 2012

Les dimanches de l'abbé Béthléem 18: décembre 1909

Dix-huitième épisode de notre exploration de Romans-Revue dirigée par l'Abbé Bethléem qui proposait au début du XXe siècle une lecture morale (rigoriste même) des parutions récentes (voir la présentation sur ArchéoSF).
Cette semaine, le mois de décembre 1909.


Pour montrer un fois encore l'intérêt que porte, paradoxalement, Romans Revue au roman, lisons ces mots relevés dans ce numéro de décembre: « Il y a des gens d'esprit qui ne peuvent lire de romans. Ils en trouvent la lecture vide et fastidieuse. Qui les en blâmerait ? »

La partie consacrée à l'étude des périodiques (signée Léon Jules et Robert Devannes ) s'arrête sur Le Petit journal illustré , Le Petit Parisien illustré et La Croix illustrée. Rien concernant la littérature conjecturale...

La chronique théâtrale mentionne une pièce policière Nick Carter drame policier en 5 actes et 8 tableaux, de MM. A. Bisson et G. Livet et deux pièces « horribles » du Grand Guignol: Le Hangar de la rue Vicq d'Azir, pièce en 2 tableaux, de MM. Fernand Faure et Edouard Helsey et Horrible Expérience, drame en 2 actes, de MM. André de Lorde et Alfred Bine :

Encore un drame policier : Nick Carter. C'est un nom connu, puisque les exploits de celui qui le porte sont régulièrement racontés dans des publications périodiques. Le Nick Carter de l'Ambigu est attaché à la poursuite du redoutable bandit Melvill, amoureux de la jeune milliardaire miss Dodler. Le tout ne se termine point par un mariage : Melvill est tué par la balle que la jalouse Carmen destinait à miss Dodler. Et le bandit meurt sympathique.
Il est sympathique tout le temps, du reste. Il est si malin et joue de si bons tours à Nick Carter !
Un collaborateur de Romans-Revue a déjà dit ce qu'il fallait penser de ces récits d'aventures au cours desquelles le lecteur est sollicité d'applaudir à l'audace, à l'habileté, à la crânerie des chevaliers du vol et du crime. Nous répéterons après lui qu'il est absolument fâcheux de voir des gens tranquilles crier : bravo ! aux brigands de la scène. Il est vrai que nous vivons à une époque où les faveurs de la foule sont pour les criminels notoires et celles du jury pour les assassins sentimentaux.

Le genre du théâtre du Grand-Guignol, c'est l'Horrible. Le Hangar de la rue Vicq d'Âzir est dans ce genre. M. de Paris, dont les quatre aides ont été trouvés assassinés dans un terrain vague, en engage quatre autres. Or, ces quatre nouveaux manoeuvres sont quatre bandits qui ont à venger leurs « copains». Le bourreau les emmène dans le fameux hangar où se dresse la guillotine et leur donne ses instructions, une leçon de couperet. Alors, pour voir s'ils ont bien profité de la leçon, il leur demande de le ligoter. Il figurera le condamné. Voilà nos quatre apaches qui, soudain, prennent leur rôle au sérieux — ils sont là pour çà —et poussent l'infortuné bourreau sur la bascule.
Ils l'exécutent, se sauvent, et la fille du guillotiné qui vient chercher son père arrive juste pour contempler ce spectacle.
Spectacle bien fait pour charmer le coeur et l'esprit.
L'Horrible expérience, même genre. Le docteur Charrier prétend ressusciter les morts, en remettant leur coeur en mouvement au moyen d'une machine électrique. Sa fille meurt dans un accident d'automobile. En présence de son fiancé, il l'étend donc sur son bureau, essaie d'émouvoir son
coeur de syncopée à l'aide de son instrument. Le cadavre est secoué de mouvements spasmodiques et dans un de ces mouvements le docteur est saisi à la gorge par l'une des mains de sa fille qui l'étrangle.
Ce qui fait deux cadavres au lieu d'un. Toujours le charme de l'esprit et du coeur.

Nous avons introduit cette chronique par une réflexion sur le roman, terminons avec celle-ci sur l'art dramatique: 
"L'esprit du théâtre contemporain, frivole, sensuel, moqueur, est proprement l'esprit diabolique. Il y a un syndicat de malfaiteurs littéraires qui travaillent méthodiquement à la dépravation de l'âme française par le théâtre.
Sous prétexte de vouloir simplement nous distraire, en nous offrant de temps en temps « une soirée », prenons garde d'être leurs complices."
Maurice Gilbert

Numéro de décembre 1909 signifie table des matières pour l'année 1909. Celle-ci compte une centaine de pages indiquant les références des textes parus et critiqués.

A dimanche prochain!

vendredi 2 novembre 2012

Vases Communicants - novembre 2012 - ArchéoSF reçoit Danielle Masson

Chaque mois ont lieu les vases communicants qui consistent à accueillir sur nos blogs des textes d'autres blogueurs. Ce mois-ci ArchéoSF reçoit Danielle Masson dont on peut retrouver les textes aux adresses suivantes:


A partir de trois excipit, nous avons écrit nos textes pour les échanger.

Bonne lecture!



Trois espèces de souvenirs d’enfance ou d’aujourd’hui.

– Clin d’œil –

À mon grand-père qui avait un cerisier dans son jardin.
Depuis qu’il a disparu, je ne peux manger des cerises sans que les larmes ne me montent aux yeux.
Il me manque Pépé.

Je plonge dans mes souvenirs et me retrouve des années en arrière.

Tout d’un coup je pense que ce temps-là était un autre temps.

« C’est vrai, ce n’était qu’un rêve. » de vouloir courir de nouveau dans le jardin enchanté de mon enfance. Maintenant il y a du béton, il paraît.
Très ou trop longtemps que je n’ai pas foulé les artères de ma ville natale.

Je me souviens qu’il y avait des arbres, des arbres et encore des arbres.

Il était un peu poète Pépé, le jardinier aux mains vertes.

Un jour, il me dit, très sérieusement : « Mais puisque les arbres respirent, pourquoi ne riraient-ils pas » quand je lui avais demandé pourquoi les feuilles du saule pleureur frétillaient tant dans la brise d’été.


– Larme au coin de l’œil –

« Celui qui reste retourne dans la maison de Grand-mère ».
Mais nous ne sommes pas restés.
Jamais nous ne sommes retournés dans la maison de Grand-mère.

Nous sommes deux sœurs, vous êtes notre cousin et notre cousine.

Nous les sœurs, nous n’avons rien en commun.
Huit ans ont séparé nos naissances.
Nos chemin de vie ont beaucoup de mal à se croiser.
Tout nous a séparées, surtout la maison de Grand-mère.

Vous, cousin, cousine, combien d’années sans nouvelle de vous.
Trop certainement.
Quand nous reverrons-nous ?
Au prochain enterrement ?
Tout nous a séparés, surtout la maison de Grand-mère.

Vos voix à tous ont été plus fortes que la mienne : le béton a remplacé le cerisier.
Le bulldozer a détruit la maison de Grand-mère.
Je n’ai pas voulu voir cela.

Cela fait longtemps, longtemps que je n’ai pas foulé les artères de ma ville natale.

– Mal au cœur –

« À nous de la rendre intéressante. »

La prochaine lecture,
La prochaine visite,
La prochaine écriture, …
À quoi correspond ce la ?
À la vie, sûrement…

Non, à la peine, à ce qui fait mal quand il y a trop longtemps

Que je n’ai pas vu ton sourire,
Que je n'ai pas entendu ta voix
Que je ne me suis pas blottie dans tes bras

Mal d’être trop loin de toi
Mal de ceux qui te prennent trop de temps
Mal au cœur
Mal de ton absence.
Mal de n’être plus moi.

Et ne me dis pas que j’essaie de me rendre intéressante !

Écoute seulement ton cœur !!!