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ISSN 2496-9346

mercredi 7 septembre 2011

Thea von Harbou, Une Femme dans la Lune ( 1929 )

Thea von harbou (1888 - 1954 ) n'est sans doute guère connue, elle fut pourtant une grande romancière populaire allemande dans la première moitié du XXe siècle même si son nom fut entaché de son adhésion au NSDAP en 1940. 

On lui doit pourtant deux romans importants du fait de leur adpatation cinématographique par Fritz Lang: Metropolis en 1926 (traduit une seule fois en France en 1928) et Une Femme dans la Lune en 1928 (traduit l'année suivante en France).
Si Metropolis est l'un des films les plus célèbres (il est même inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO), Une Femme dans la Lune reste méconnu (en français le déterminant est devenu La au lieu de Une pour le titre du film).

Il y a quarante ans (contre trente dans le film) les théories du  professeur Manfeld ont été raillées par d'autres scientifiques quand il prétendait qu'il y a de l'or sur la Lune.
Pourtant l'expédition financée par des magnats et dirigée par Hélius atteint la Lune. Bien sûr l'oeuvre repose sur des théories scientifiques aujourd'hui abandonnées comme la présence d'une atmosphère, des tempêtes de neige lunaires, ...
La plus extraordinaire découverte est celle de ruines majestueuses sur la face opposée de la Lune, des ruines d'or!
Et quand il faut faire repartir l'aéronef lunaire vers la Terre, l'un des membres de l'équipage se sacrifie sans savoir que Frida fait de même :" je préfère mourir avec toi dans les déserts de la lune que de vivre sans toi dans les paradis de la terre"



Il y a du roman feuilleton et du mélodrame dans cette oeuvre mais aussi la continuation du "roman de la Lune", ce satellite qui fascine l'humanité et qui reste le seul objet extraterrestre sur lequel l'homme a posé le pied.



Ce billet est publié dans le cadre du challenge Summer Star Wars lancé par Lhisbei.

mardi 6 septembre 2011

Plage-de-la-Concorde ou Paris-plage permanent

En décembre 1932, la revue Lecture pour tous publiait un numéro "les Féeries de l'avenir".  
L'un des articles, A Paris au XXIe siècle (une série de photo-montages légendés), donne à voir le Paris de 2002... tel qu'on pouvait l'imager aux débuts des années 1930. Ainsi la Place de la Concorde se voit transformée en PlaGe de la Concorde avec ses cabines de bains et ses distractions balnéaires.

lundi 5 septembre 2011

Pierre Véron, "Les journaux à vapeur" (extrait de En 1900, 1878)

En 1878, Pierre Véron publie aux éditions C. lévy une anticipation ayant pour titre En 1900. le temps de l'anticipation n'est guère éloigné de celui de la publication (22 ans seulement) mais les progrès qu'imagine Pierre Véron sont impressionnants. Dans l'extrait suivant, qui constitue le XXe chapitre de l'oeuvre, les journaux ont connu des bouleversements importants... C'est une information diffusée en continue et mondialisée qui est offerte aux lecteurs.



XX

Les journaux à vapeur

La presse parisienne était, en l'an 1901, loin de l'état d'enfance dans lequel on l'avait vue, pendant les soixante premières années du dix-neuvième siècle.
C'est à peine si les hommes de l'époque nouvelle voulaient croire qu'il eût jamais existé un temps barbare où les journaux, d'un format ridiculement petit, ne paraissant que deux fois par jour, le matin et le soir.
On faisait éclater de rire les journalistes du progrès en parlant de ces tortues de la publicité.
Deux fois par jour!
C'est dix-huit fois qu'ils paraissaient maintenant.
Une édition par heure, de six heure du matin à minuit.
Grâce aux développements pris par la télégraphie électrique, on était ainsi renseigné presque instantanément sur tous les événements, - de quelque importance qu'ils fussent, - qui se passaient sur la surface du globe.
Un mandarin était-il à midi moins vingt écrasé par un pot de fleurs qui lui tombait sur la tête en passant sur la grande place de Pékin, le bourgeois de la rue Saint-Denis en était informé par l'édition de midi.
Le grand chef des Touaregs ouvrait-il à deux heures, au centre de l'Afrique, la session de ses chambres, son discours était à deux heures et quart livré à l'impression.
On avait, à chaque tirage, le cours de la Bourse d'Honolulu, le compte-rendu des courses de l'hippodrome de Madagascar, la chronique des salons de Tombouctou.
Naturellement, pour faire face aux nécessités de promptitude, imposées par ces tirages incessants, il avait fallu perfectionner à outrance les moyuens d'exécution matérielle.
Mais, sous ce rapport, aucune feuille n'avait encore été aussi loin que le Satisfait, journal auquel devait se présenter M. Personne, et où il fut reçu comme nous l'allons voir.

dimanche 4 septembre 2011

Jules Verne, Robur le conquérant (1)

Dans la lutte entre "Plus légers que l'air" et "Plus lourds que l'air" (schématiquement  ballons et avions), la conclusion de Robur le conquérant de Jules Verne prévoyait la victoire des seconds...

L’Albatros s’arrêta à deux mètres de terre. Alors, au milieu du profond silence, la voix de l’ingénieur se fit entendre.
« Citoyens des États-Unis, dit-il, le président et le secrétaire du Weldon-Institute sont de nouveau en mon pouvoir. En les gardant, je ne ferais qu’user de mon droit de représailles. Mais, à la passion allumée dans leur âme par le succès de l’Albatros, j’ai compris que l’état des esprits n’était pas prêt pour l’importante révolution que la conquête de l’air doit amener un jour. Uncle Prudent et Phil Evans, vous êtes libres ! »
Le président, le secrétaire du Weldon-Institute, l’aéronaute et son aide, n’eurent qu’à sauter pour prendre terre.
L’Albatros remonta aussitôt à une dizaine de mètres au-dessus de la foule.
Puis, Robur, continuant :
« Citoyens des États-Unis, dit-il, mon expérience est faite ; mais mon avis est dès à présent qu’il ne faut rien prématurer, pas même le progrès. La science ne doit pas devancer les mœurs. Ce sont des évolutions, non desrévolutions qu’il convient de faire. En un mot, il faut n’arriver qu’à son heure. J’arriverais trop tôt aujourd’hui pour avoir raison des intérêts contradictoires et divisés. Les nations ne sont pas encore mûres pour l’union.
« Je pars donc, et j’emporte mon secret avec moi. Mais il ne sera pas perdu pour l’humanité. Il lui appartiendra le jour où elle sera assez instruite pour en tirer profit et assez sage pour n’en jamais abuser. Salut, citoyens des États-Unis, salut ! »
Et l’Albatros, battant l’air de ses soixante-quatorze hélices, emporté par ses deux propulseurs poussés à outrance, disparut vers l’est au milieu d’une tempête de hurrahs, qui, cette fois, étaient admiratifs.
Les deux collègues, profondément humiliés, ainsi que tout le Weldon-Institute en leur personne, firent la seule chose qu’il y eût à faire ils s’en retournèrent chez eux, tandis que la foule, par un revirement subit, était prête à les saluer de ses plus vifs sarcasmes, justes à cette heure !
…………………………………………………………………………….
Et maintenant, toujours cette question Qu’est-ce que ce Robur ? Le saura-t-on jamais ?
On le sait aujourd’hui. Robur, c’est la science future, celle de demain peut-être. C’est la réserve certaine de l’avenir.
Quant à l’Albatros, voyage-t-il encore à travers cette atmosphère terrestre, au milieu de ce domaine que nul ne peut lui ravir ? Il n’est pas permis d’en douter. Robur-le-Conquérant reparaîtra-t-il un jour, ainsi qu’il l’a annoncé ? Oui ! il viendra livrer le secret d’une invention qui peut modifier les conditions sociales et politiques du monde.
Quant à l’avenir de la locomotion aérienne, il appartient à l’aéronef, non à l’aérostat.
C’est aux Albatros qu’est définitivement réservée la conquête de l’air !

samedi 3 septembre 2011

Arthur K. Banes, Le satellite sirène (1946)

Couverture


Quand on est une spécialiste de la capture des animaux extraterrestres pour alimenter le zoo interplanétaire de Londres, on a pas forcément envie d'aider un riche homme d'affaires qui préetnd aller secourir son frère tombé sur le satellite Triton.
Triton est un corps céleste (mais du ciel de Neptune) méconnu dont personne n'est jamais revenu.
A bord de L'Arche, l'expédition s'envole de la Terre, fait un détour par Mars (où une partie de l'équipage, malade, doit être remplacée) et file vers Triton mais... en fait de riche homme d'affaires commanditaire, il s'agit d'un aventurier aspirant à utiliser le vaisseau pour commettre des actes de piraterie et l'équipe de notre chasseuse d'animaux est abandonnée sur Triton où il faut apprendre à survivre.
Un récit classique du space opera à l'ancienne par un auteur qui écrivit une série, dont fait partie "Le satellite sirène", "Gerry Carlyle" publiée aux Etats-Unis en volume sous le titre Interplanetery Hunter. Il semble que pour la France, Le satellite sirène soit le seul texte traduit d'Arthur K. Barnes.


Ce billet est publié dans le cadre du challenge Summer Star Wars lancé par Lhisbei.

vendredi 2 septembre 2011

Maurice Limat, Attaque cosmique


Je prends le plus souvent plaisir à lire les petits romans signés Maurice Limat publiés chez Ferenczi mais certains sont ratés. Attaque cosmique est selon moi l'un d'eux.
L'intrigue est assez simple: des Plutoniens veulent dominer la Terre.
Grâce à la télépathie, ils peuvent communiquer avec les Terriens. Après avoir enlevé un couple, l'avaoir emmené dans l'espace à bord de leur soucoupe (avec toutes les ficelles de l'abduction des meilleures séries B), ils leur demandent de devenir leurs interprètes auprès du peuple de la Terre.
Ce sont des cerveaux, de purs esprits qui luttent dans l'espace insondable. Et cette conclusion étonnante:
"Les Plutoniens abandonnaient:- Nous sommes vaincus... Nous ne pouvons pas les tuer... Ils ne veulent pas!...  Ils veulent vivre!..."
Comme quoi: pour survivre à un enlèvement par les extraterrestres et sauver la planète de leur future attaque, il suffit de demander!


Ce billet est publié dans le cadre du challenge Summer Star Wars lancé par Lhisbei.