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ISSN 2496-9346
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jeudi 27 février 2014

[Jeudi québécois #5] Georges Bugnet, Siraf (1934), 1ère partie

La science-fiction ça conserve ! Georges Bugnet né à Châlon-sur-Saône en 1879 émigre au Canada où il est journaliste, écrivain et horticulteur. Il meurt en 1982 à l'âge de 102 ans. Français de naissance, il part au Canada après avoir rencontré un missionnaire. Il ne vécu pas dans les provinces francophones mais dans le Manitoba et en Alberta, anglophones. Il n'empêche qu'il était d'expression francophone.
Parmi ses oeuvres, il faut retenir Siraf publié en 1934 aux éditions du Totem. Le titre complet nous livre le thème du roman : Siraf: étranges révélations: ce qu'on pense de nous par-delà la lune. Il s'agit en effet d'une satire de notre monde par le biais du regard extérieur, sélénite en l’occurrence. L'ouvrage est rare mais par bonheur l'université d'Alberta le propose en consultation sur son site.
Avant de vous lancer dans cette lecture, voici comment il fut perçu à l'époque de sa publication:

SIRAF, par Georges Bugnet, éditions du Totem.— En lisant Georges Bugnet. qui se classe, par la vigueur et la souplesse de son style coloré, au premier rang de nos écrivains, on ne peut s'empêcher d'évoquer « Gog » de Papini. Sans avoir la force et l'ampleur de ce livre justement célèbre, Siraf est une amusante satire de la civilisation contemporaine. Mais on souhaiterait parfois plus de clarté dans les idées. (La Revue Moderne, avril 1935)


Pour lire Siraf en ligne, cliquez ICI 
Pour lire tous les épisodes de la série des Jeudis Québécois, cliquez ICI

jeudi 20 février 2014

[Jeudi québécois #4] Une critique de La Fin de la Terre d'Emmanuel Desrosiers (1931)

A l'époque où les blogs n'existaient pas ( je vous assure qu'elle a vraiment existé, il y a bien longtemps), le courrier des lecteurs de certains magazines permettait à des critiques en herbe de juger les livres.
Dans le numéro de septembre 1931 de Mon Magazine, une Québécoise partage son regard sur le roman d'anticipation d'Emmanuel Desrosiers La Fin de la Terre et Franceline, responable de la rubrique, lui répond:

ANNETTE DUCHESNE. — Votre lettre fleurant bon la mer m’est ve­nue avec toutes ses douces choses. Grand merci pour tout, tout. J'ai aimé votre petite appréciation, sur "La Fin de la Terre" de monsieur Emmanuel Desrosiers et je la trans­cris ici pour l’auteur qui a la mau­vaise habitude de lire mon courrier, parait-il, et qui se trouvera ainsi à savoir ce que vous penser de lui...

Je partage votre opinion, sur toute la ligne. Le style de "La Fin de la Terre" nous réveille pour ainsi dire par sa force, sa profondeur, et son exclusivité, et l’on est tout étonné quand on ferme le livre d'avoir pu lire tant de pages sur le même sujet scientifique, sans être ennuyé ou fa­tigué. C’est le genre tout à fait ex­ceptionnel de ce volume qui lui a valu tant de succès. A l'oreille, je vous souffle que l’on prépare la seconde édition. Si jamais vous passez à nos bureaux de l’Eclaireur, je me ferai un plaisir de vous présenter M. Des­rosiers. Je passe ce mois-ci, quel­ques-unes de vos chroniques, c'est la balance de celles que j’avais en mains, celles que vous m’annoncez seront donc les bienvenues. Je vous attends bientôt et j’ai hâte de vous revoir.
« Que de neuf, que d'imprévu et d’original dans ce travail qui nous tient en haleine constamment. Les idées sont neuves et brodées de façon si personnelle, si unique, je dirais, et trahissent le talent sérieux de l'au­teur. M. Desrosiers est un des rares écrivains qui sortent des sentiers bat­tus du fade roman populaire et je le félicite de son oeuvre que j'ai aimée sur toute la ligne... »







jeudi 6 février 2014

[Jeudi québécois #3] Napoléon Aubin 2ème partie



ArchéoSF a présenté récemment Napoléon Aubin, le premier auteur québécois de science-fiction ( dès les années 1830).
Son oeuvre conjecturale la plus célèbre est Mon Voyage à la Lune ( 1839 ) dont voici le début (orthographe conservée) nous expliquant le moyen de locomotion utilisé par le narrateur pour arriver sur la Lune:

Voilà longtemps que j'aurais voulu vous entretenir de l'événement miraculeux dont je fus le héros et dont s'est bien peu fallu que vous soyez les innocentes victimes, innocents lecteurs ; mais j'en fus empêché par des objets plus pressants.
Je veux parler de mon fameux voyage à la lune.
Je n'entrerai pas dans de minutieux détails sur les étonnants moyens de locomotion par lesquels je parvins à l'astre resplendissants des nuits. Il me faudrait pour cela vous fatiguer par un cours compliqué d'astronomie, de physique, de lunographie, de manège, de géométrie, d'algèbre, d'atmosphérométrie, d'amphibologie, et même il serait nécessaire que j'empruntasse à Mr. Laurin sa patience jobarde, (c'est à dire de Job), son opiniâtreté asinatoire (du latin asinus) et de plus ses savantes dissertations sur l’alphabet et sur les comètes, choses que je ne ferai point par respect pour les moeurs.
D'ailleurs, je pense faire breveter ma découverte, qui est plutôt accidentelle que résultat d’un calcul, vu que je pourrai la vendre à quelque tête couronnée, attendu que j'ai vu dans la lune des choses étonnantes touchant la science de juger. d'exploiter, de tondre, de piller, d'écorcher, de saigner, d’assommer c'est-à-dire de gouverner les peuples.
Je me contenterai donc de dire comment le hazard ou plutôt une heureuse inspiration me mit sur la voie de monter au Ciel. Il faut d'abord que j'annonce à mes braves amis que le gouverneur, selon le voeu exprimé dans mon second numéro me fit présent d’un de ses chevaux. Ce n’est point un arabe pur sang, ni un coureur de race anglaise ; mais enfin c'est un cheval qui peut fort bien occuper une place entre Pégase et Rossinante. Vous allez croire que je ments ; détrompez-vous. Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à notre cheval.
Aussitôt que mon présent fut remisé à l'étable je me pris à l'examiner ; je lui trouvai l'air sombre, taciturne, comme s’il avait été en proie à un accès de spleen ; je pensai que c’était une habitude contractée avec son premier maître. Le premier essai que j'imaginai pour l'égayer fut de lui faire respirer une dose modérée de gaz hilariant. Bien m'en prit, comme vous allez voir.
Aussitôt qu’il y eut goûté, le gaillard commença par hennir en signe de réjouis­sance à la vue d'un homme de police qu'il prit d’abord pour un de ses amis, mais au nez duquel il ne tarda pas à lever ce que vous savez dès qu’il l'eut reconnu.

Malgré la joie que me causa cette expérience, je remarquai que Griffon (c'est le nom de mon quadrupède) semblait plus léger ; son pied touchait à peine le sol ; il pa­raissait vouloir s'envoler ; ses narines lançaient des éclairs de vapeur et de feu qui lui donnaient un aspect tout-à-fait céleste, olympique ; sa peau qui lui battait mélancoliquement les côtes commença à se roidir et à prendre une apparence diaphane et divine. J'attribuai ces étonnants effets au gaz dont il n'avait cependant pris qu’un foible volume. Je résolus d'en essayer davantage, pensant qu'il ne serait pas impossible d'obtenir par ce moyen des résultats surprenants et même de voyager au milieu des airs. En effet, après avoir administré à mon chien, à mon cher Griffon et à moi-même une copieuse dose de gaz enivrant mélangé d’une portion notable de gaz hydrogène ou air follet, j’enfourchai mon noble coursier et nous voilà partis !

Pour en savoir plus:

jeudi 30 janvier 2014

[Jeudi québécois#2 ] Dr Imbeaux, La maison de l'an Deux Mille ( 1926 )

L'anticipation a existé au Canada francophone avant la Seconde Guerre mondiale. On connaît quelques auteurs comme Jules-Paul Tardivel, Napoléon Aubin, Wenceslas-Eugène Dick, Jules Jehin, Ubald Paquin, Jean-Charles Harvey, Emmanuel Desrosiers ou juste après la guerre Pierre Daignault (auteur des Aventures étranges de l'agent IXE-13 qui contient quelques numéros de SF) mais tout cela forme finalement un ensemble peu important.
Une recherche dans les archives de la Bibliothèque et Archives nationale du Québec m'a permis de lire quelques textes. Sans doute ne seront-ils pas des surprises pour les exégètes de la science fiction de nos cousins québécois mais c'est un témoignage de cette science-fiction francophone que je connais mal...

Voici un premier texte, qui est une chanson, publié en 1926 dans Mon Magazine. Il va sans dire que je ne sais absolument rien de son auteur. Le texte est accopagné d'une vignette reprenant en partie une illustration d'André Devambez réalisée pour le roman Les Condamnés à mort de Claude Farrère ( 1920)  qui est une anticipation sociale.
Visitons donc la maison de l'An Deux Mille !


1. — Dans la Maison SIECLE XXI ,
Voyez ces gens de notre race
Entrer par le toit opportun:

VOYEZ TERRASSE !

Ils sont en l'air ! Chaque avion
Vient à la file
Se poser à la station:

Car c'est jour de réception
Dans la maison de l'An Deux Mille. (bis)

2. — Le concierge est dans l'escalier!
Mais un grand descenseur pratique
Stoppe juste à chaque palier,

AUTOMATIQUE.

2. — Au premier, d'en-haut, le SALON
Moderne-style:
Madame y trône tout au long...
Porte-t-elle le pantalon
Dans la maison de l'An Deux Mille ? (bis)

3. — A La Salle à Manger, voici
De tous les mets qui font envie.
Les comprimés en raccourci:

MADAME EST SERVIE!

Une pilule est un repas!
On s'assimile
Des boulettes qu'on ne sent pas:

Aussi n'y devient-on pas gras
Dans la maison de l'An Deux Mille. (bis)

4. — C'est un garçon pharmacien
Qui maintenant fait la cuisine:
En place de l'Office ancien,

C'EST L'OFFICINE!

Pour boire, on prend un soluté,
que l'on s'instille
Goutte à goutte, sans volupté:

C'est fini la tasse de thé,
Dans la maison de l'An Deux Mille! (bis)
5. — De Monsieur voici le bureau:
Le patron y cache sa face
Derrière tout un tombereau de paperasse.

Téléphones; diorama;
Ecran mobile:

Il voit tout, jusqu'à Panama...

Le journal n'est qu'un cinéma
Dans la maison de l'An Deux Mille. (bis)

6. — En dessous, la chambre à coucher.
Elle est aseptique à merveille:
Plus d'alcôve! mais où cacher

L'AMOUR QUI VEILLE ?

Adieu le grand lit étouffant.
Meuble inutile!

Jamais l'époux n'est triomphant:

Fi donc, on n'y voit plus d'enfant,
Dans la maison de l'An Deux Mille! (bis)

7. — La valetaille reste en bas:
L'aviateur, l'apothicaire.
La femme de chambre, en tout cas
Bonne à tout faire:
Puis le jardinier; puis le chien,
Qui dort tranquille
Devant sa niche et ne ait rien:

Philosophe, il se trouve bien
Dans la maison de l'An Deux Mille. (bis)

8. — A chaque étage un cabinet:
Bain et toilette dans la pièce,
E au froide, eau chaude au robinet,
Siphons en S.
Le liquide au bas du tuyau
Devient stérile.
Puis remonte de bas en haut:

Rien ne se perd, pas même l'eau.
Dans la maison de l'An Deux Mille. (bis)

9. — La cave: Un stérilisateur.
Grâce aux rayons U — V ou X ,
L'oxygène réparateur
Brûle et se fixe.
On en tire des jus très bruns.
D'odeur subtile.
Remplaçant nos grands vins défunts :

Il s'y fabrique des parfums, 
Dans la maison de l'An Deux Mille. (bis)

10. — Il ne faut s'étonner de rien!
Lors l'hygiène est si parfaite,
C'est la grace qu'aux gens de bien
Moi je souhaite, —
Qu'on ne voit plus d'enterrement
Au domicile:
L'homme y vit indéfiniment...

Puissions-nous habiter vraiment

Dans la maison de l'An Deux Mille! (bis)

Dr Imbeaux, « La maison de l'an Deux Mille », in Mon Magazine, février 1926, p 17. (Canada francophone)

Lire tous les articles des "jeudis québécois"

Merci à Guy Costes pour les compléments concernant l'illustration du texte.


jeudi 23 janvier 2014

[Jeudi québécois #1] Napoléon Aubin (1812-1890) 1ère partie

Introduction:

La science fiction ancienne du Canada francophone (1) n'est guère connue de ce côté de l'Atlantique. Certes les écrivains de la Belle Province n'ont pas donné beaucoup de textes relevant de ce genre mais il en existe tout de même. Les plus anciens datent de la première partie du XIXe siècle et nous nous arrêterons à la Seconde Guerre mondiale. Le regard porté est celui d'un Français, il est important de le noter car il diffère forcément de celui de nos cousins d'Amérique. En effet, s'il existe une longue tradition de la littérature conjecturale romanesque en France, elle est moins forte au Québec et certains Québécois avancent des explications sur lesquelles je reviendrai. De plus, le Canada francophone est proche des Etats-Unis et il n'a pas fallu attendre les années 1950 pour accéder aisément aux textes étatsuniens qu'ils soient issus des pulps ou parus en volume y compris en version originale.Enfin, le domaine est peu disponible en France (et même souvent au Canada) mais Internet permettent d'y avoir accès soit par les sites de bibliothèques mettant à notre disposition des ressources numériques (livres, collections de périodiques, documents diverses,...) soit par les sites d'amateurs de cette littérature qui partagent leurs connaissances.

Napoléon Aubin: présentation




Sans doute le premier texte relevant de conjecture romanesque "rationnelle" (les guillemets s'imposent tout de même) paru au Québec est-il "Mon voyage à la Lune" de Napoléon Aubin.Ce texte est paru en  1839 dans Le Fantasque dirigé par Napoléon Aubin. Le Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec (éditions Fides, 1980) des informations sur l'auteur et sur son conte:


Aimé-Nicolas dit Napoléon Aubin, journaliste et homme de lettres, naît à Chaynes, près de Genève, le 9 novembre 1812. Il est fils de Pierre-Louis-Charles Aubin et d'Élisabeth Escyer. À l'âge de dix-sept ans, il émigre aux États-Unis. En 1835, il vient se fixer à Montréal, puis à Québec. Pendant près de vingt ans, il consacre le meilleur de son énergie au journalisme de combat. Collaborateur à la Minerve puis à l'Ami du peuple, fondateur du Fantasque et du Castor, rédacteur du Canadien, il écrit également dans le Canadien indépendant, la Tribune et le Pays. Secrétaire de « l'Association de la réforme et du progrès » (1847), il est élu président de l'Institut canadien de Montréal (1869). Il meurt à Montréal le 12 juin 1890. Il a épousé le 9 novembre 1841 Marie-Luce-Émilie Sauvageau

Jean-Paul Tremblay, « Le Fantasque », in Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, Éditions Fides, 1980 (lien vers l'article complet)



Des quatre contes du Fantasque, « Mon voyage à la lune » mérite une mention spéciale. C'est un récit plein d'entrain où se mêlent l'humour et la satire. Le ton s'inspire du Voyage dans la lune et l'Histoire comique des États et Empires du Soleil (1657) de Cyrano de Bergerac, de Swift, dont les Gulliver's Travels, publiés en 1726, raillent la société anglaise, et de Voltaire, qui, en 1752, écrit son conte philosophique Micromégas, un procès de la science mis au compte de héros célestes. Aubin, pour sa part, sous une affabulation fantaisiste, critique avec vigueur les moeurs canadiennes, relevant d'ironie ses remarques et réflexions. C'est le plus long et le meilleur conte de l'écrivain.
Jean-Paul Tremblay, « Contes épars » [de Napoléon Aubin] in Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec op. cit.

Dans la liste des oeuvres qui suit l'article, Jean-Paul Tremblay donne non pas quatre mais cinq titres de contes parus dans Le Fantasque sous la plume de Napoléon Aubin :
[Quatre contes parurent dans la Minerve :] « la Lucarne d'un vieux garçon », 11 juin 1835, p. 1. « Une entrée dans le monde », 22 juin 1835, p. 1. « Une chanson — un songe — un baiser », 13 juillet 1835, p. 1-2. « Histoire qui n'a pas de nom, ou plutôt Mélanges », 6 août 1835, p. 1. [Les cinq autres furent publiés dans le Fantasque :] « Un Joconde noir », 1er août-1er septembre 1837. « Le Bal ou l'Homme propose et la femme dispose. (Anecdote passablement historique) », 7 juillet 1838, p. 111-114. « Mon voyage à la lune », 9 juillet-1er octobre 1839. «Mon voyage à Montréal », novembre 1840, p. 5-8. « Qui vive ? C'est selon : l'ami des uns, l'ennemi des autres. (Scènes du soir) », 4 novembre 1843, p. 4.

Seul "Mon Voyage à la Lune" nous intéresse dans la liste qui précède (des extraits seront présentés sur ArchéoSF).
Ajoutons son "Plan d'une république canadienne" (Le Fantasque, 1838) qui prend la forme d'une utopie humoristique mais bien peu fictionnelle (le texte sera prochainement proposé sur ArchéoSF).
Parmi les autres talents de Napoléon Aubin, on peut relever qu'il est musicien, éditeur et scientifique et qu'il a mis au point l'appareil à gaz Aubin qui est une sorte de réverbère adopté par plusieurs villes d'Amérique et d'Europe.

Pour en savoir plus:
Jean-Paul Tremblay, A la recherche de Napoléon Aubin, Presses de l'Université-Laval, 1969.
Lucie Villeneuve, Le "journal-fiction" Le Fantasque de Napoléon Aubin (1837-1845) : formes théâtrales et romanesques et dans le discours journalistique, thèse présentée comme exigence partielle du doctorat en études littéraires (lire en ligne). Importante bibliographie sur Napoléon Aubin.


(1) par commodité, j'emploierai indifféremment les termes "Québec" et "Canada francophone" qui ne couvrent pas exactement la même réalité. Le premier est une province, la plus grande du Canada, ne comptant pas que des Francophones, le second correspond à une réalité linguistique : le Nouveau Brunswick est une province où le bilinguisme est officiel et l'on trouve des francophones dans toutes les provinces canadiennes.  Toutes les oeuvres écrites par des Québécois non francophones seront donc exclues, toutes les oeuvres écrites par des non Québécois francophones seront inclues. Ce travail de recherche est en cours. Pour le moment je n'ai que des textes publiés au Québec par des Québécois mais sait-on jamais!

Source de l'image: Wikipedia