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ISSN 2496-9346
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jeudi 28 juillet 2016

Chanson de l'été #4 La Marche de demain (1911)

Chaque jeudi de l'été, ArchéoSF vous propose une chanson oubliée relevant de ses domaines de prédilection : l'anticipation, l'utopie, la science-fiction...

En 1911,  P. Briollet écrit "La Marche de demain", sur une musique de Raoul Solet. Un vieil homme y assure un avenir radieux et pacifique. 


1

C'était un vieillard de quatre-vingt ans
Solide encore malgré ses cheveux blancs
Et chaque jour aux petits enfants
Il racontait l'histoir' du vieux temps.
Mais un matin
Sentant sa fin
Il réunit près de lui les gas [sic] du village
Puis il leur dit :
Mes chers amis
Je vais bientôt partir pour le grand voyage
Les temps passés en mou vont disparaître,
Mais c'est en vous que les temps nouveaux vont naître

REFRAIN

Ah ! Suivez le chemin
Qu'aux jours passés vous ont tracé vos pères,
Et, croyez que demain
Sera pour tous, le jour béni de la lumière ;
Non ! Le bonheur humain
Ne sera plus une chimère !
Grand jour que l'on espère
Demain verra la fin de vos misères.

2

J'ai, leur dit-il, bien souffert autrefois
Car j'ai connus les tyrans et les rois ;
Un empereur que vingt ans je servis
A fait de moi jadis… un proscrit.
Ils sont nombreux
Vos chers aïeux
Qui payèr'nt de leur sang de demander justice,
Hélas ! Mes jours-ci
Seront trop courts
Pour voir enfin le droit vaincre le caprice,
La Liberté c'est la lutte grandiose
Dont la jeuness' verra l'apothéose.


REFRAIN

Ah ! Suivez le chemin
Qu'aux jours passés vous ont tracé vos pères,
Et, croyez que demain
Sera pour tous, le jour béni de la lumière ;
Non ! Le bonheur humain
Ne sera plus une chimère !
Grand jour que l'on espère
Demain... verra l'Egalité sur terre.

3

« Lorsque j'irai vers le champ du repos,
Je ne veux rien… ni soldats ni drapeaux ;
Bien que sur mon coeur brille cette croix
Et que mes campagn's m'y donnent droit... »
Je combattis
Des ennemis
Qui, comme moi cherchaient les honneurs militaires,
Mais depuis lors
Songeant aux morts
Je sens dans l'âme toute l'horreur de la guerre
Ah maudissez ces bandits de la gloire
Dont notre sang rougit les pag's de l'histoire !

REFRAIN

Ah ! Suivez le chemin
Qu'aux jours passés vous ont tracé vos pères,
Et, croyez que demain
Sera pour tous, le jour béni de la lumière ;
Non ! Le bonheur humain
Ne sera plus une chimère !
Grand jour que l'on espère
Demain verra les hommes vivre en frères !.


« La Marche de demain». Paroles de P. Briollet. Musique de Raoul Soler, 1911

jeudi 21 juillet 2016

Chanson de l'été #3 : L'avenir (1885)

Chaque jeudi de l'été, ArchéoSF vous propose une chanson oubliée relevant de ses domaines de prédilection : l'anticipation, l'utopie, la science-fiction...

En 1885,  Louis Pontier propose une chanson républicaine à chanter sur l'air du Batelier Cupidon. La République est comme une mère bienveillante pour ses enfants. Repoussant l'action violente l'auteur assure un avenir radieux aux ouvriers.








Source: Médiathèque de Roubaix

jeudi 14 juillet 2016

Chanson de l'été #2 : L'avenir du bataillon scolaire (vers 1885)

Chaque jeudi de l'été, ArchéoSF vous propose une chanson oubliée relevant de ses domaines de prédilection : l'anticipation, l'utopie, la science-fiction...
 
En ce jour de fête nationale, c'est une chanson clairement patriotique qu'ArchéoSF propose dans le cadre de sa série Chanson de l'été avec L'Avenir du Bataillon scolaire (vers 1885).

Sur des paroles du Roubaisien Eugène Cornil et sur l'air de "Je pleure ma moustache", L'avenir du bataillon scolaire est typique des chants revanchards (après la défaite 1870-1871). Il s'agit alors de préparer la jeunesse à la guerre qui vient et qui permettra de reprendre l'Alsace et la Lorraine à l'Allemagne. On en connaît le résultat 30 ans plus tard...








jeudi 7 juillet 2016

Chanson de l'été #1 : L'avenir du travailleur (1886)

La chanson populaire revendicative proposait souvent au XIXe siècle et dans la première partie du XXe siècle des élans utopiques (ou utopistes). Chaque jeudi de l'été, ArchéoSF vous propose une chanson oubliée relevant de ses domaines de prédilection : l'anticipation, l'utopie, la science-fiction...

L'Avenir du travailleur a été composée par Victor Capart et chantée par "une société de forçats" a été édité par la librairie Carette (Roubaix) en 1886. Vous trouverez ci-dessous le fac-similé de la publication et en fin de page le texte complet. Les quatre premiers couplets font un état des inégalités sociales et le dernier couplet se lance dans une anticipation utopiste.



1er couplet





Refrain


2ème couplet


3ème couplet



4ème couplet


5ème couplet




1er couplet

Banquiers et grands propriétaires,
Qu'un génie heureux te fit naître
J'aperçois que des prolétaires,
La misère tu ne veux connaître,
Tu te promènes bien aisément
Pendant que l'ouvrier travaille,
Sans fatigue tu dors molement
Sur la laine, l'ouvrier sur la paille.

Refrain


Voilà Messieurs les aspirants,
Aux grandes idées capitalistes
Pour l'avenir de nos enfants,
Pourquoi l'on est socialistes. (Bis pour les deux derniers vers)

2ème couplet

Riche, vois tu ces malheureux,
Qui ont grossi ton capital,
Regarde à l'Hospice ces vieux
Après soixante de travail
Et toi sans jamais travailler,
Ton coffre se remplit de richesses,
Par le produit de l'ouvrier
Tu passes une heureuse vieillesse.

3ème couplet

Riche tu viens sans travailler
Député, grand propriétaire,
Et en travaillant l'ouvier
Ne peut avoir son nécessaire.
Pour toi manger les bons morceaux
Les meilleurs vins sont sur ta table,
Nous l'on a pas les meilleurs eaux ;
Regarde si c'est agréable
4ème couplet
Fils de ces grands conspirateursQui font partie du séminaire,
Tu es pour causer nos malheurs
Exempt de la loi militaire,
L'ouvrier laisse ses vieux parents
Pendant cinq ans dans la misère
Pendant ce temps tous les savants
Apprennent le métier de rien faire.

5ème couplet


Un jour viendra, les travailleurs,A bout de force et de souffrance
Diront à tous ces exploiteurs
Tous vos trésors sont à la France
Le peuple vient de décréter
Cette nouvelle loi pratique
Que par la collectivité
Tous sont égaux en République
Source: médiathèque de Roubaix