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ISSN 2496-9346
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samedi 8 juillet 2017

[Un été en uchronie] Ray Ventura, Le Nez de Cléopâtre (1938)

Cet été, pour accompagner la publication de Une Autre histoire du monde. 2500 ans d'uchronies (collection ArchéoSF, éditions publie.net), le site ArchéoSF propose des fragments uchroniques anciens. Pour retrouver tous les épisodes de cette série cliquez ICI
Cette semaine: Musique !
Ray Ventura et son orchestre proposent dans le film Feux de joie (1938) une belle liste de points de divergence dans la chanson Le Nez de Cléopâtre.



Si le nez de Cléopatre avait été plus long,
Si le grand Pagannini n'avait pas joué de violon,
Et si Roméo n'avait pas rencontré Juliette,
On n'en serait pas là !

Si vraiment tous les chemins ne menaient pas à Rome,
Si le père Adam n'avait pas tant aimé les pommes,
Si les gars de Jéricho n'avaient pas eu de trompettes,
On n'en serait pas là !

Oh non !
Sans tout cela, on n'aurait pas d'ennuis !
Oh non !
Tous nos tracas seraient bien vite enfuis ! 

Car si la Joconde n'avait pas son fameux sourire,
Si Cambrone n'avait pas eu son petit mot à dire,
Si François Premier s'était payé une bicyclette,
On n'en serait pas là !

Si le nez de Cléopatre avait été plus long,
Si les femmes pouvaient dire oui quand il ne faut pas dire non,
Et si place de l'Opéra on faisait pousser des fraises,
On n'en serait pas là !

Si on pouvait se saouler avec de l'eau de Vichy,
Si l'huile de ricin pouvait guérir la calvitie,
Et si avec la baudroie y avait pas de mayonnaise,
On n'en serait pas là !

Voilà, voilà pourquoi la vie est plutôt belle,
Voilà, voilà pourquoi votre fille est muette ! 

Si il ne pleuvait toutes les fois que l'on part en picknick,
Si tous les garçons bouchers sortaient de Polytechnique,
Si tous les oiseaux de France chantaient la Pimpolaise,
On n'en serait pas là !

Si le nez de Cléopatre avait été plus long,
Si soudain Raimu n'avait plus l'accent de Toulon,
Si Tino Rossi savait jouer de la guitare,
On n'en serait pas là !

Si monsieur Léon Blum criait viva Mussolini,
Si Pierre Dac était mannequin au casino de Paris,
Et si Maurice F________ se mariait avec Sonia _________
On n'en serait pas là !

C'est fou !
Tous nos tracas tiennent à bien peu de choses,
Mais en tout cas, nous en savons la cause ! 

Si Michel Simon n'avait pas tant de sex-appeal,
Si monsieur Léon Jouhaux dansait le big appeal,
Si l'orchestre Ray Ventura ne faisait pas de tintamarres,
On n'en serait pas là ! !

jeudi 28 juillet 2016

Chanson de l'été #4 La Marche de demain (1911)

Chaque jeudi de l'été, ArchéoSF vous propose une chanson oubliée relevant de ses domaines de prédilection : l'anticipation, l'utopie, la science-fiction...

En 1911,  P. Briollet écrit "La Marche de demain", sur une musique de Raoul Solet. Un vieil homme y assure un avenir radieux et pacifique. 


1

C'était un vieillard de quatre-vingt ans
Solide encore malgré ses cheveux blancs
Et chaque jour aux petits enfants
Il racontait l'histoir' du vieux temps.
Mais un matin
Sentant sa fin
Il réunit près de lui les gas [sic] du village
Puis il leur dit :
Mes chers amis
Je vais bientôt partir pour le grand voyage
Les temps passés en mou vont disparaître,
Mais c'est en vous que les temps nouveaux vont naître

REFRAIN

Ah ! Suivez le chemin
Qu'aux jours passés vous ont tracé vos pères,
Et, croyez que demain
Sera pour tous, le jour béni de la lumière ;
Non ! Le bonheur humain
Ne sera plus une chimère !
Grand jour que l'on espère
Demain verra la fin de vos misères.

2

J'ai, leur dit-il, bien souffert autrefois
Car j'ai connus les tyrans et les rois ;
Un empereur que vingt ans je servis
A fait de moi jadis… un proscrit.
Ils sont nombreux
Vos chers aïeux
Qui payèr'nt de leur sang de demander justice,
Hélas ! Mes jours-ci
Seront trop courts
Pour voir enfin le droit vaincre le caprice,
La Liberté c'est la lutte grandiose
Dont la jeuness' verra l'apothéose.


REFRAIN

Ah ! Suivez le chemin
Qu'aux jours passés vous ont tracé vos pères,
Et, croyez que demain
Sera pour tous, le jour béni de la lumière ;
Non ! Le bonheur humain
Ne sera plus une chimère !
Grand jour que l'on espère
Demain... verra l'Egalité sur terre.

3

« Lorsque j'irai vers le champ du repos,
Je ne veux rien… ni soldats ni drapeaux ;
Bien que sur mon coeur brille cette croix
Et que mes campagn's m'y donnent droit... »
Je combattis
Des ennemis
Qui, comme moi cherchaient les honneurs militaires,
Mais depuis lors
Songeant aux morts
Je sens dans l'âme toute l'horreur de la guerre
Ah maudissez ces bandits de la gloire
Dont notre sang rougit les pag's de l'histoire !

REFRAIN

Ah ! Suivez le chemin
Qu'aux jours passés vous ont tracé vos pères,
Et, croyez que demain
Sera pour tous, le jour béni de la lumière ;
Non ! Le bonheur humain
Ne sera plus une chimère !
Grand jour que l'on espère
Demain verra les hommes vivre en frères !.


« La Marche de demain». Paroles de P. Briollet. Musique de Raoul Soler, 1911

mercredi 4 mai 2016

[chanson] En l'an deux mille (1891)

En 1891 était publiée la partition de la chanson L'An Deux mille créée par A. Albin à l'Eden-Concert, paroles de Raphaël May et musique de Paul Blétry.
La bibliothèque numérique Gallica permet de découvrir cette chanson utopique ici reprise dans son intégralité:


















samedi 19 décembre 2015

Xavier Privas, Dans cent ans (chanson), 1909

Gallica m'a permis de découvrir cette chanson sur un avenir lointain, qui est pour nous aujourd'hui dépassé. Comment le chansonnier Xavier Privas voyait-il l'an 2009?