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ISSN 2496-9346
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samedi 6 février 2021

[BD] Val, La T.S.F. interstellaire (1930)

Dans le périodique pour la jeunesse Les Belles images on trouve plusieurs récits sous images d'anticipation,de merveilleux-scientifique ou de science-fiction. Dans ces ancêtres de la bande dessinée les dessins sont dans des cases disposées en bande et sont accompagnés d'un texte mais sans les bulles (ou phylactères) ni récitatif (les encadrés commentant l'image).
Val signant aussi Valvérane en a produit plusieurs. Ici nous nous trouvons face à la question de la communication interplanétaire avec la planète Mars.
















Val, "La T.S.F. interstellaire", in Les Belles images, 6 novembre 1930



L'hebdomadaire Les Belles images livre épisodiquement plusieurs récits sous images relevant de la science-fiction et de l'anticipation tout au long de son histoire.
ArchéoSF a déjà publié L'Américain Mac Son veut voir la France (1905) de Luc Leguey (avec une traversée de l'Atlantique en ballon) et Une invention bizarre (1930) signé Asy et présentant un véritable savant "caméléon" et l'anonyme Le Nouveau monde (1924)

mercredi 26 février 2020

[BD] Asy, Une invention bizarre (1930)

Le dessinateur Asy nous a laissé quelques récits sous images relevant de la conjecture. Celui portant le titre Une invention bizarre a été publié dans Les Belles images (publication pour la jeunesse éditée par Arthème Fayard et Cie), n° 1358 le 25 septembre 1930. On y découvre un entomologiste mettant au point un produit lui permettant de devenir un véritable caméléon, ce qui ne va pas sans désagréments ni avantages.














Source: Gallica

jeudi 24 septembre 2015

Squares et statues de l'avenir (1930)

En 1930, le périodique Comoedia demande à différentes personnalités "Quelles sont les statues de Paris qu'il faudrait supprimer ?". Paul Reboux répondait déjà dans un programme théâtral:

M. Paul Reboux

Nous n'avons pas eu le plaisir d'interroger M. Paul Reboux. A peine cette enquête était-elle commencée que nous trouvions ces lignes de lui dans un programme de théâtre.
Imaginez qu'un cataclysme ait soudain plongé la France entière dans un océan Atlantique subitement élargi.
Les scaphandriers-archéologues du XXXe siècle; en découvrant Paris dans les profondeurs abyssales de la mer, seraient exposés à de bien singuliers raisonnements.
— Etrange découverte! diraient-ils. Nous avons constaté que les habitants de cette fameuse Ville-Lumière ne devenaient importants que bien après l'âge mûr. En effet, les statues dont les fragments ont été trouves sur les places publiques sont toutes des statues de vieux messieurs. Les Français avaient-ils donc coutume de ne trouver de valeur aux-hommes qu'à l'âge où ceux-ci avaient cessé d'en avoir? Ou bien les personnes mûres avaient-elles coutume, chez ce peuple, d'opposer une solide barrière au développement des mérites nouveaux? Quoi! Pas un homme beau et bien fait, dans la force de l'âge, n'a mérité de Paris une statue ? ne rendait-on hommage qu'à la décrépitude.? Il y aurait du vrai -en de telles réflexions.
Pourquoi, d'ailleurs, garnir de statues nos places et nos refuses, au point de les rendre aussi encombrés que nos chaussées ? Il est pourtant des moyens plus habiles, plus logiques, et de meilleur goût pour perpétuer le souvenir d'un grand homme...
Qu'on donne à une découverte le nom de son auteur ; à une loi scientifique le nom du savant qui, le premier, l'a formulée à ,un remède le nom du médecin ou du chimiste qui l'a imaginé. Voilà l'hommage rationnel.
Pour l'écrivain, pour le poète, une édition soignée, mais d'un prix accessible au populaire, fixerait harmonieusement, la pensée et l'art d'un auteur.
Il vaut mieux, en effet, répandre et célébrer les œuvres des gens, que de figer ceux-ci en une altitude quelconque, pour que, cinquante ans plus tard, cette statue d'un illustre oublié ne serve plus que de point de rencontre aux amoureux, à l'heure crépusculaire des rendez-vous...

In Comoedia n° 6334 daté du 21 mai 1930

Il existe un dessin signé André Hellé (1871-1945) sur le même thème de l'invasion des squares par les statues. La date et la provenance restent inconnues pour le moment :