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ISSN 2496-9346
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vendredi 1 avril 2016

[parution] Galaxies science-fiction n° 40: Cosmanthropie

Le nouveau numéro de Galaxies science-fiction nouvelle série vient de paraître. Plusieurs articles se penchent sur la science-fiction ancienne (plus ou moins ancienne) avec notamment un article de l'érudit Jean-Pierre Laigle qui explore, historiquement, le thème de la Cosmanthropie, un premier article d'une série consacrée aux éditions Fleuve Noir sur Henri Bessière (dont on trouve les oeuvres signées sous le pseudonyme collectif F. Richard-Bessière) et la chronique habituelle du Bouquineur qui s'attarde sur La Mer souterraine d'Edoaurd de Keyser.


Au sommaire:


  • Nouvelles
    • Le Guide ultime pour une Stratégie gagnante de Formation des Prix sur le Marché des Paris extraterrestres - T. R. Napper
    • L’Article 3.14 - T’jores Bloontje
    • Douze milliards d'artistes - Gulzar Joby
  • Dossier Cosmanthropie
    • La Cosmanthropie : un aspect du transformisme cosmique chez l’homme dans la science-fiction - Jean-Pierre Laigle
    • Bibliographie Thématique - établie par Jean-Pierre Laigle
    • Paroles d’auteurs - Recueillies par Jean-Pierre Laigle
    • Je suis le parcours (nouvelle cosmanthropique) - Pavel Amnouel
    • La cousine entropie (nouvelle cosmanthropique) - Michèle Laframboise
    • La Chanson de l'Infini (nouvelle cosmanthropique) - Domingo Santos
    • Les Larves (nouvelle cosmanthropique) - Jean-Pierre Laigle
    • * Les Marées de Saturne (bonus e-Galaxies) - Linda Nagata
  • Articles
    • Croisière au long du Fleuve # 1 : Henri Bessière - Didier Reboussin
    • Musique et SF : Kirlian Camera - Thomas Bauduret
    • Le bouquineur : Edouard de Keyser. - Philippe Ethuin
    • Chroniques de Lectures - Coordonnées par Laurianne Gourrier
    • Et si on traduisait - Georges Bormand
    • Sous le scalpel du Docteur Stolze - Pierre Stolze
    • (S)trips - Alain Dartevelle

jeudi 1 octobre 2015

Appel à textes Dimension Merveilleux scientifique II


 

Appel à textes Dimension Merveilleux scientifique II

(Rivière blanche)




Dimension Merveilleux scientifique, anthologie éditée chez Rivière blanche (http://www.riviereblanche.com/dimmerveilleux.htm) et qui rendait hommage à la première science-fiction française du XIXe siècle au milieu du XXe, a rencontré un réel écho dans le milieu spécialisé. Dans le même temps, Serge Lehman développe les aventures du Nyctalope en bandes dessinées, le Carnoplaste continue de proposer ses aventures dans le système solaire en 1920, au parfum délicieusement rétro, et un film adapté de La Brigade chimérique augure même de l’apothéose du merveilleux scientifique au cinéma.

Autant d’éléments qui nous ont poussés à mettre rapidement en chantier un second volume, qui contiendra quelques surprises, des développements critiques, mais dont la plus grande part sera bien sûr dédiée à la fiction. Dans la continuité de cette entreprise, mais avec un souci appuyé de renouvellement, nous avons décidé de faire de nouveau appel à des auteurs actuels afin qu’ils proposent des nouvelles inédites, célébrant le merveilleux scientifique dans son esprit, transposé en milieu contemporain ou non, privilégiant une forme désuète ou au contraire s’efforçant de vivifier ce genre pionnier par une narration plus audacieuse, croisant les œuvres d’antan pour les subvertir ou en offrir des suites inattendues, mettant à profit les possibilités de l’uchronie, du steampunk et du rétrofuturisme en conservant le cap d’un imaginaire scientifique ancré dans son temps…

Nous avons également décidé d’élargir les bornes de l’exercice : cette fois, il sera possible de s’inspirer non seulement de la matière française, mais également de ce qui s’est écrit hors des frontières nationales, jusqu’à embrasser l’ensemble du continent européen (Russie / URSS comprise) ; on pense évidemment au Royaume-Uni, mais l’Allemagne, l’Italie, la Suisse, entre autres, ont bien des richesses à nous offrir. D’autre part, sur le plan chronologique, il est possible de reprendre des éléments littéraires ou de situer l’action entre la Révolution française et notre début de XXIe siècle. Enfin, pour corser le tout, une contrainte est ajoutée : dans la rédaction de sa nouvelle, chaque écrivain devra absolument utiliser un personnage ou un auteur du patrimoine merveilleux scientifique, mais de n’importe quelle manière qui lui conviendra, y compris (surtout ?) la plus originale possible !

Les textes, d’une longueur maximale de 50 000 signes, devront être envoyés en format RTF au plus tard le 1er mai 2016 à Jean-Guillaume Lanuque ( jeanguillaume.lanuque[chez]wanadoo.fr ). Pour les auteurs n’ayant pas participé au premier Dimension Merveilleux scientifique, ils devront en outre être accompagnés d’une postface explicitant comment ils ont rencontré et comment ils perçoivent le merveilleux scientifique, ainsi que d’une présentation biographique.

lundi 28 septembre 2015

Georges Delaw, Les drames de l'espace

http://rsfblog.fr/wp-content/uploads/2015/05/ssw-3.jpgGeorges Delaw (1871-1938) était un dessinateur de presse. Il a parfois tâté de la conjecture rationnelle. La petite histoire sous image qui suit n'est pas de la SF mais met en scène des aéronautes et comme on aime bien les ballons chez ArchéoSF, nous vous en faisons profiter...
C'est en plus un clin d'oeil au challenge de Lhisbei Summer Star Wars III qui vient de se terminer !








mercredi 13 mai 2015

La Guerre des Mondes selon Orson Welles (1938) #arte

Arte propose sur sa chaîne Youtube un documentaire consacré à l'émission War of the Worlds d'Orson Welles (adaptation radiophonique de La Guerre des Mondes d'HG Wells) qui créa en 1938 une vague d'hystérie collective.
En 1946, en France, Jean Nocher donna dans la même veine Plate-Forme 70 ou l'âge atomique récemment évoqué par l'émission La Fabrique de l'histoire sur France Culture.




A lire sur ArchéoSF:

L'école du futur selon HG Wells
Charles Nordmann, Et si les Martiens débarquaient demain sur la Terre ? ( 1924 ) 
HG Wells, La Guerre des Mondes (illustration de couverture par G. Benvenuti)


jeudi 19 février 2015

Plate-forme 70 de Jean Nocher sur France Culture

Pendant la semaine du 16 au 19 février 2015,  l'émission la Fabrique de l'histoire (France Culture) se penche sur le progrès.
L'émission du 18 février est consacrée à Plate-forme 70 de Jean Nocher:

Présentation sur le site de France Culture:


« Plateforme 70 », plateforme utopique
un documentaire de Perrine Kervran et Véronik Lamendour,
En 1946, à la suite de son canular atomique, Jean Nocher fait une série de neuf émissions d'anticipation, consacrée aux futures années 70. Il brosse le portrait d'un monde utopique: accès à l'éducation pour tous, gratuité des denrées de base, égalité des salaires, semaine de 12h, disparition de l'argent, des patrons et des politiques… - portrait qui relève autant des grands thèmes de la science fiction que des utopies traditionnelles.
Mais la série se fait aussi l'écho du côté sombre de cette période d'après guerre : de l'avancée vertigineuse des sciences, à l'ère atomique en passant par la technologie et la course à l'armement, qui fait planer la menace d'une guerre meurtrière entre deux blocs annonçant les prémices de la guerre froide.
C'est l'occasion de découvrir la personnalité particulière de Jean Nocher qui se voyait prophète en son temps, et, de vérifier, avec des témoins de l'époque, si ses préoccupations rejoignaient celles de l'opinion dans ce contexte de reconstruction, d'euphorie et de progrès.
La science était-elle en train de devenir un des rouages du pouvoir et d'entrer dans le champ politique? Etait-elle aux yeux de l'opinion capable du pire comme du meilleur ou bien l'opinion était-elle plus intéressée par les loisirs, la culture américaine, le jazz et les bikinis?
Avec les témoignanges du général Pierre-Marie Gallois, Paul Robert, Jacques Chardonnier, Philippe Curval, Wiktor Stoczkowski, Dominique Pestre et Jean Ferniot.

Image: Jean Nocher, Plate-forme 70 ou l'âge atomique, Editions SPER, 1946 
L'émission La Fabrique de l'histoire est "podcastable" ICI
Sur le site de l'INA, on trouve une vidéo de Jean Nocher parlant de Plate-forme 70

jeudi 22 janvier 2015

[Parution] Ferdynand Ossendowski, Le Brig "Le Terreur" suivi de La Lutte à venir



Lingva informe:

Jeu sur la page Facebook de Lingva et annonce de la parution d'un nouveau volume de SF ancienne.
Et c'est parti. Vous avez jusqu'au 23 janvier, 12h, pour cliquer sur "j'aime", partager cette image, et gagner après tirage au sort, un exemplaire du "Brig 'Le Terreur'".
La parution officielle de livre est fixée au 30 janvier.
Ferdynand Ossendowski, "Le Brig 'Le Terreur', suivi de La Lutte à venir".
124 pages, format 15x21cm, ISBN 9791094441060, 20,5€.

«Maintenant, l’humanité et moi allons nous livrer à un dernier combat, à mort. Le commandant du brig ‘le Terreur’ lui a déclaré la guerre !...»
Il siffla brusquement, et les flambeaux s’éteignirent aussitôt. Seuls les voiles et les mâts du brig, qui ressemblait à un horrible et gigantesque fantôme, se profilaient dans les épaisses ténèbres. Des gens invisibles enlevèrent sans bruit les crocs qui le maintenait au «Griffon», et léger comme une vision, noir et sans feux, le voilier s’élança rapidement...
On le sait peu de nos jours, mais avant de fuir l’URSS naissante, Ferdynand Ossendowski fut un écrivain de langue russe, auteur d’une poignée de récits d’aventure et d’anticipation, dans la lignée de Jules Verne et d’Herbert George Wells. Démocrate, féministe et progressiste, il était l’ardent partisan d’une science au service de tous, et non d’une poignée d’aristocrates et de nantis.


A lire sur ArchéoSF:
Vladimir Odoievski, La Cité sans nom et Mikhaïl Artsybachev, Sous le Soleil (1924), Editions Lingva, 2014

vendredi 16 janvier 2015

[Nouveauté] Poétiques du merveilleux. Fantastique, science-fiction, fantasy en littérature et dans les arts visuels (2015)

Le volume Poétiques du merveilleux. Fantastique, science-fiction, fantasy en littérature et dans les arts visuels dirigé par Anne Besson et Evelyne Jacquelin vient de paraître aux éditions Artois Presses Universités.
La présentation de l'éditeur indique:
Réunir sous le signe du merveilleux les domaines du fantastique, de la science-fiction et de la fantasy ne va pas de soi si l’on se réfère aux théories établies qui ont d’abord cherché à saisir la spécificité de chacun d’entre eux en tentant de les circonscrire comme des territoires limités par des frontières. Cet ouvrage se propose de revenir sur les poétiques des genres de l’imaginaire pour mettre en lumière la porosité des catégories héritées, et notamment de la célèbre tripartition todorovienne entre merveilleux, fantastique et étrange. Les articles réunis repèrent avec une grande cohérence cette plasticité théorique contemporaine, qui s’impose à eux dans des corpus diversifiés, du roman post-moderne à la littérature pour la jeunesse en passant par le cinéma et les séries télévisées.
La table des matières nous montre l'intérêt porté aux textes anciens dans cet ouvrage avec notamment dans le domaine de la SF ancienne Le Docteur Lerne de Maurice Renard avec l'article "L’hybride : merveilleux et scientifique dans Le Docteur Lerne de Maurice Renard" signé par Hugues Chabot et Jérôme Goffette ou Descent to Hell de Charles Williams pour le domaine de la Fantasy avec Deborah Bridle-Surprenant qui publie "« A terrible good » : la poétique du surnaturel et du mysticisme dans Descent Into Hell (1937) de Charles Williams".

Anne Besson et Evelyne Jacquelin, Poétiques du merveilleux. Fantastique, science-fiction, fantasy en littérature et dans les arts visuelsArtois Presses Universités, 2015.

A lire:
Présentation de l'ouvrage sur le site de l'Université d'Artois

samedi 20 décembre 2014

Offre de Noël publie.net #1

DU SAMEDI 20 DÉCEMBRE AU VENDREDI 2 JANVIER

Abonnez-vous à notre lettre d'information et recevez gratuitement un livre numérique à choisir parmi une large sélection, à découvrir sur notre page dédiée.
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mardi 16 décembre 2014

[numérique] Paris Futurs, l'anthologie mise à jour et augmentée

INFORMATION : Version numérique de Paris Futurs. Une première version a été publiée en 2013. La seconde version mise à jour et augmentée est disponible chez publie.net, collection ArchéoSF
Si vous souhaitez uniquement la version numérique, elle est disponible ici:http://librairie.publie.net/.../9782814507401/paris-futurs

Si vous aviez acheté la première version, il suffit de la mettre à jour (gratuitement).

Une version papier est aussi disponible. Face au succès des précommandes, une quarantaine d'exemplaires supplémentaires sont disponibles. Attention, ce tirage est en quantité limitée. En cas de besoin, un autre tirage sera proposé (mais pas avant mi-janvier).

mardi 1 octobre 2013

Galaxie(s) science-fiction fête ses 60 ans !

La revue Galaxies Science-fiction fête ses 60 ans ! Au sommaire de ce numéro, des nouvelles signées Gulzar Joby, Rosa Montero, Ken Liu et Aliette de Bodard, un dossier Pierre Stolze, et des articles sur les 60 ans de Galaxies, sur Noëlle Roger, sur Jo Clayton, des notes de lecture et un panorama des dernières sorties en BD.

mardi 17 septembre 2013

Appel à texte : Dimension Merveilleux scientifique

Appel à texte : Dimension Merveilleux scientifique
(Rivière blanche)


            Depuis déjà une dizaine d’années, le merveilleux scientifique a réalisé un retour en force au sein du monde éditorial, dans la vague du rétro-futurisme. Cette première science-fiction française, ayant précédé la découverte massive du genre anglo-saxon à compter du début des années 1950, a longtemps été négligée ou réduite à quelques auteurs servant de buttes témoins, tels Jules Verne, J.H. Rosny aîné, ou Maurice Renard. Et pourtant, sa profonde richesse est peu à peu remise en lumière à travers des rééditions croissantes, des anthologies comme Chasseurs de chimères ou même la réutilisation de ce patrimoine littéraire dans des bandes-dessinées (La Brigade chimérique, également déclinée en jeu de rôles, L’Homme truqué…) et des nouvelles, comme celles déjà publiées par Rivière blanche (Les Compagnons de l’OmbreLa Nuit du Nyctalope…).
            Il faut dire que de la seconde moitié du XIXe siècle à ses derniers feux, à la fin des années 1940, cette première science-fiction française a produit une masse considérable d’aventures, de personnages et de visions d’un futur rêvé ou cauchemardé. C’est pour affirmer encore davantage toute l’actualité de ce que Maurice Renard avait baptisé de merveilleux scientifique, et pour rendre hommage à cet imaginaire foisonnant qui déborde de formes de vie autres, de mécaniques improbables, de savants fous , tout en étant fortement ancré dans les idéologies dominantes de son temps, que nous lançons cet appel à textes. L’objectif est simple : proposer des nouvelles inédites, ne dépassant pas 40 000 signes, et reprenant personnages, artéfacts, univers ou même auteurs du genre, dans une démarche à la métatextualité assumée et revendiquée.
Le choix est fait de se limiter à la France, où la production a été suffisamment abondante pour stimuler l’imaginaire. Saisissez-vous donc des visions d’un futur incertain (La Mort de la TerreSur l’autre face du monde), des extra-terrestres de Théo Varlet (La Grande panne), des dimensions multiples de Léon Groc (La Planète de cristal), des mystérieux surhommes campés par René Thevenin (Chasseurs d’hommes), identifiez les Vénusiens et les Martiens des Signaux du soleil de Jacques Spitz ou Le Messager de la planète de José Moselli, élucidez ce que sont devenus aujourd’hui les savants du Péril bleu ou les travaux inédits du Docteur Lerne ; ou comment le merveilleux scientifique, à travers une véritable collision avec des problématiques plus contemporaines, peut s’intégrer (ou non) dans un âge de progrès scientifiques ininterrompus, de défiance vis-à-vis des idéologies et de crise généralisée…
            Les auteurs sont également invités, en postface de leur texte, à expliciter leur rencontre avec le merveilleux scientifique et ce qui les a séduits en lui. Nous écartons par contre volontairement le Nyctalope de Jean de La Hire de cette entreprise, dans la mesure où il a été déjà largement mis à l’honneur par Serge Lehman et Gess d’une part, par les éditions Rivière blanche d’autre part. Les textes sont à envoyer à Jean-Guillaume Lanuque (jeanguillaume.lanuque@wanadoo.fr) avant le 1er mai 2014.

vendredi 31 mai 2013

René Thévenin, Les Chasseurs d'hommes



Les Moutons électriques proposent régulièrement des rééditions d'oeuvres un peu oubliées mais de grande valeur littéraire. On doit à la dynamique maison d'édition lyonnaise les rééditions de L'Effrayante aventure de Jules Lermina, La Cité des ténèbres et autres voyages excentriques de Léon Groc  ou de Un mois sous les mers de Tancrède Vallerey. Voici René Thévenin qui est réédité avec Les Chasseurs d'homme. Un nouvel incontournable a nouveau disponible!

Présentation de l'éditeur:
Depuis les terreurs et mystères qui se terrent au plus profond des jungles, jusqu’aux glaciers qui enserrent la dernière des villes humaines, l’anticipation de René Thévenin (1877-1967) fait se croiser des surhommes, des aventuriers et des individus ordinaires, tous plongés dans des destins hors du commun.
L’auteur est déjà oublié et pourtant : non content d’avoir signé en 1911 Le Collier de l’idole de fer – un bijou archaïque dont on découvre en le lisant qu’il a littéralement servi de réservoir de scènes et d’images à Hergé et Jacobs – et, en 1929, Les Chasseurs d’hommes, grand roman surhumain qu’on dirait coécrit par Rosny aîné et Abraham Merritt –, il a aussi usé du pseudonyme d’André Valérie pour Sur l’autre face du monde, authentique chef-d’œuvre de l’anticipation lointaine paru en 1935.
Deux ans plus tard, il signait Martial Cendres le scénario de Futuropolis, la première vraie bande dessinée de science-fiction française, mise en image par René Pellos. Une plume à redécouvrir d’urgence, donc, à travers ce recueil de ses trois principaux romans.
Préface de Serge Lehman.
Postface de Jean-Luc Buard.

René Thévenin, Les Chasseurs d'hommes et autres récits conjecturaux
Les Moutons électriques, 2013 (disponible à partir du 6 juin)

mercredi 17 avril 2013

Gwen Catalá, L’appel de Bangkok pour publie.net


ArchéoSF est une collection de livres numériques éditée par la coopérative Publie.net. ArchéoSF ne fait pas dans la littérature contemporaine, c'est assez clair, mais propose des textes "confidentiels" pour beaucoup. Tous les mois je partage avec Roxane Lecomte et François Bon un texte avant de le mettre à disposition chez Publie.net. Tous les mois c'est du bonheur, pas mal d'heures de travail, du bonheur, la rédaction d'une présentation, du bonheur, des corrections (merci à Christine Jeanney), du bonheur, le passage par la relecture, du bonheur, la découverte du couverture de Roxane, du bonheur, la publication du livre, du bonheur, la mise à disposition sur Publie.net et sur les plate-formes de vente. Du bonheur je vous dis !
Pourtant, comme je l'écrivais en septembre dernier, pour vivre Publie.net a besoin de vous! Et en plus il y a de la SF dedans!
C'est donc avec plaisir que je relaie l'appel de Gwen Catala pour Publie.net. 
Bonne lecture!

L’appel de Bangkok



_ pas tant un cri d’alarme, mais bien un cri du cœur _ 
Impossible de l’effectuer autre part qu’ici, dans ce chaud pays. Nul autre instant, alors que cette année, c’est cette Thaïlande généreuse qui est la capitale mondiale du livre. 
Certainement que la distance aide, aussi, à contenir ce cri, alors que jour après jour, j’énonce ce que nous sommes, et m’efforce d’expliquer, prouver quelle est notre identité, notre force. 
Qui sommes-nous  ? Je m’adresse à vous, à nous tous. À toi, auteur publie.net, mais plus largement, créateur de cette littérature contemporaine que l’on aime tant. Oui, à toi, au texte confidentiel, dont la précision et la pertinence font mal tant elles sont vraies, tenaces et représentatives de cette langue qui se crée plus que ce qu’elle ne s’écrit. 
Qui sommes-nous  ? Bon sang, qui sommes-nous  ? 
Les semaines passent, et bientôt trois ans que je navigue aux côtés de François Bon, de vous tous, auteurs. Des milliers d’heures englouties, de nuits blanches, pour faire vivre vos textes, devrais-je dire nos textes, tant cette parole se doit d’appartenir à la communauté  ; celle-là même qui permet à nos textes d’exister, car partagés. Des centaines de projets, parfois fous, des flots d’emails avec beaucoup d’entre vous, et certains, inquiets, de revenir aux nouvelles, régulièrement, pour en connaître l’état d’avancement. Mais seulement quatre mains, avant que Roxane Lecomte nous rejoigne, suivie par Morgane Bellier. Un apport et une vitalité que tous, nous louons. Et au final, seulement quelques mains*, à vous tenir, vous soutenir, et faire que ces textes, tous ces textes, soient non seulement accessibles, mais subliment les moindres liseuses, tablettes ou fragments de page web disponibles de la jungle birmane aux ruines du quartier de Downtown, à Détroit. 
C’est peu, comparé au fonctionnement d’une grande maison. Très peu. Mais à contrario de celles-ci, et même si beaucoup naviguent dans leurs eaux parfois tumultueuses, il y a une force chez publie.net, que le grand public ne perçoit pas forcément. Du moins, pas directement. Cette force, c’est vous  ! C’est ce noyau dur de passionnés, auteurs et artistes, qui fait que publie.net, plus qu’une coopérative d’édition, c’est une grande famille, celle de la création contemporaine — et je ne parle pas seulement de la littérature. Cette création dont on souhaite qu’elle explose et se disperse au-delà de nos premiers cercles, blogs et sites.

_ et de se bouger, ne plus rester passifs, attentistes _ 
Qui sommes-nous  ? Sommes-nous des auteurs, des blogueurs  ? Ou plus simplement, des artistes pluridisciplinaires  ? Je ne compte plus les articles où nombre de journaleux, avec plus ou moins de véracité, démontent nos textes. Mais en réalité, il n’est nullement question d’analyse littéraire, mais bien d’une vague d’incompréhension face à ce que nous sommes. Pourtant, là où les règles établies sont caduques, où les rôles, celui d’auteur, d’éditeur, de propulseur, voire — les pauvres diables —, de libraire sont amalgamés jusqu’à ne plus reconnaître sa main gauche de sa main droite, que faisons-nous  ? On s’accroche, on s’agrippe, désespérément. 
publie.net, ce n’est pas loin de 400 créateurs. Je dis « créateurs », car aux auteurs — environ 350 —, s’ajoutent les photographes, graphistes, vidéastes, musiciens, paroliers, webeux insomniaques et toute la galaxie de talents dont l’activité n’a toujours pas trouvé référence dans le Petit Robert. 400, imaginez  ! C’est tout bonnement ce que la scène littéraire contemporaine française francophone (mais plus seulement, avec publie.monde et ses retraductions, mais aussi l’arrivée de prodiges anglophones) compte comme plus grands créateurs, des incontournables — Emaz, Séréna, Ponti —, des plus jeunes, mais si prometteurs — Séné, Vissac —, des auteurs confidentiels, aussi. Mais doit-on pour autant les ignorer, écarter de notre conscience ce travail qui forge cette littérature en mouvement  ?

_ à force de le répéter, agir _ 
Il est inutile de se leurrer : la littérature contemporaine, ça ne vend pas  ! Cette littérature d’expérimentation n’atteindra jamais les tirages d’un Levy. C’est tout. C’est ainsi, nous le savons tous et cela ne sert à rien d’espérer. Pour certains d’entre vous, seuls quelques dizaines d’exemplaires trouveront leur place auprès de spécialistes du genre. 
Pour autant, doit-on vous ignorer  ? Je ne cesserai jamais de le clamer haut et fort : non  ! 
Nous ne vous ignorerons pas. publie.net, c’est avant tout un formidable outil coopératif, qui demeurera. Nous n’en restons pas moins un éditeur, avec des choix éditoriaux et surtout, ses petites mains qu’il faut entretenir et soigner, pour que l’attention donnée à chaque texte soit aussi intense et pertinente que possible. 
Alors oui, ce n’est pas demain que l’on fera Le Grand Journal — encore que. Et le premier auteur à dépasser les 100.000 ventes sera gracieusement invité dans ma belle Thaïlande, vous pouvez en être assurés. Malgré tout, nous continuons à passer à côté de l’essentiel.

_ y penser, déjà. Et de se dire que oui, c’est aussi bête que cela _
Nous sommes pour la plupart issus du web, nous le savons. Certains d’entre nous sont lus et relayés avec une forte audience, tandis que d’autres, au travail plus pointu, n’ont qu’un public averti. Pour autant, chacun des presque 800 textes de ce fabuleux catalogue (731 à ce jour, en incluant cette nouvelle aventure que représente la web-édition), avant même de s’essayer auprès du grand public, des bibliothèques, médiathèques et universités (et de s’assurer que de plus en plus y viennent, essentiel que cette création soit au centre du processus pédagogique), oui, ces centaines de textes doivent déjà trouver écho ici, avec nous, avec vous  ! 
Là est notre grande force  ! Là se trouve notre essence, ce que nous sommes. Chaque auteur publie.net fait partie de cette famille qui me tient tant à cœur. Je vous lis tous, autant qu’il m’est possible de le faire. Chaque texte que vous lisez, c’est se doter d’un formidable potentiel de dispersion, par vos blogs, sites et réseaux sociaux, mais aussi par vos amitiés, vos rencontres, qu’il est suicidaire de ne pas l’appuyer de tout notre poids.

Ne vous y trompez pas, nous sommes fragiles. Si cette création — et je choisis sciemment de ne pas évoquer la création numérique, et ses spécificités —, sans publie.net, ne disparaît pas, comment trouverons-nous un autre espace commun, où faire bloc. Comment ferons-nous pour affirmer notre identité, à tous  ? Une voix plurielle et pluridisciplinaire, mais une voix forte. Comment ferons-nous  ? 
Il existe des solutions, une en particulier. Et ô grand merci, plusieurs d’entre vous y prennent part, avec assiduité. 
publie.net propose depuis longtemps l’accès complet à son catalogue, via un système d’abonnement. Tous, vous en connaissez le principe : accès illimité d’un an, tous les ouvrages, epub, .mobi et accès web, pour 95 euros. Nous avons récemment introduit un abonnement de soutien, à 135 euros
À présent, mon appel est simple : abonnez-vous. Abonnez-vous  ! 
Il ne s’agit pas tant de participer que de construire notre avenir à tous. Nous sommes 400 auteurs, 400, bon sang  ! Ce n’est pas rien. Ce n’est pas une aumône. Ce n’est pas pour moi ni pour François Bon. C’est pour vous qu’il faut le faire. Pour que nous soyons forts, que l’on ait la capacité de mieux placer vos ouvrages, de proposer plus facilement la version papier en plus de celle numérique. Que l’on vous propose les compétences nécessaires à vos envies créatrices, plus simplement. Que de ce catalogue, de cette famille unie, les à priori, tenaces cessent. Parce qu’au final, qu’en a-t-on à faire, de leur assentiment  ? 
Abonnez-vous pour vous, pour vos proches, et donnez à partager à ce cercle intime pour qu’ensuite, de cercle en cercle, notre visibilité à tous soit plus forte que jamais. 
Parrainez, sans restriction, et recevez, au choix, 2 titres papier, à offrir. Votre filleul en recevra également un, à choisir parmi les 70 titres déjà disponibles. 
Diffusez ce message, que tous sachent qui nous sommes, qui vous êtes. Vous êtes cette création, qui vaut bien plus qu’un prix littéraire. Car vous existez, et quoi qu’il arrive, vous continuerez à exister. 
Afin que publie.net perdure, que cette place centrale qu’elle occupe se renforce, abonnez-vous. Montrons notre force. Montrons l’exemple, face à la morosité, l’absence de prise de risque, et prouvons que nous en valons la peine. Montrons notre exemplarité  ; moi le premier. En tant que créateur, et parce que plus que tout, je souhaite que publie.net occupe la place que vous méritez tous, je m’abonne. Abonnez-vous, et comme moi, arborez ce badge. 
Alors, qu’attendez-vous  ?

Gwen Catalá Directeur artistique Concepteur de livres numérique et papier